Apocalypse – Révélation – II

Suite du premier article sur l’Apocalypse. Nous vous conseillons de lire les chapitres correspondants de la Bible au fur et à mesure de la lecture de cet article.

21. La 3ème vision (Ap 8 – 11)

Les « sept trompettes » sonnées par « sept anges » (8.2) déploient les forces de la nature pour le jugement de la terre, de la mer, des rivières et des sources, ainsi que des astres.
Le langage imagé fait penser aux dix plaies ou fléaux en Egypte (Ex 7 – 10) « Un autre ange » (8.3) – ou « aigle » (8.13) ? – annonce « d’une voix forte » le Jugement à venir. D’horribles sauterelles sortent du « puits de l’abîme » (5ème trompette ; chap. 9.1-12), suivies de 200 millions de cavaliers qui montaient des chevaux surnaturels à tête de lion et à queues en forme de serpents (6ème trompette ; 9.13-19).
Nous ne pouvons pas en donner l’explication exacte, mais on pourrait y voir des parallèles à des jugements de ces derniers temps comme les guerres atomiques ou biologiques ou des rayons mortels.

Malheureusement, à l’époque comme aujourd’hui, beaucoup de gens ratent l’occasion de se repentir et ne font que s’endurcir davantage dans leur incrédulité et leur mode de vie impie (9.20-21). « Le puits de l’abîme » est l’endroit où, en attendant le Jugement Dernier, les anges déchus, les démons, la bête, les faux prophètes et Satan connaissent leur châtiment (9.1ss ; 9.11 ; 11.7 ; 20.1-3). « L’étang de feu et de souffre » (20.10+14ss) est le lieu de leur châtiment final et définitif.

Dans la suite, nous suivrons les chapitres.

22. « Le petit livre » (Ap 10)

« Un ange puissant » – « au-dessus de sa tête était l’arc-en-ciel ; son visage était comme le soleil » (10.1-2) – déclenche « sept tonnerres » dont Jean n’a pas le droit de donner la signification (10.3-4). Ensuite l’ange « jura » sous serment qu’avec le retentissement de la septième trompette « le mystère de Dieu s’accomplira, comme il l’a annoncé à ses servi-
teurs, les prophètes » (10.5-7). Les prophètes de l’Ancien et du Nouveau Testament ont prédit que tous les problèmes de la vie allaient être transfigurés de façon définitive et libératrice à la fin des temps.
Pour Jean, c’est là une expérience aigre-douce (10.8-11), l’annonce de la Loi et de l’Evangile, du jugement et de la grâce.

23. Les deux témoins et la 7ème trompette (Ap 11)

  • « Le temple » que Jean doit « mesurer » (11.1-2) symbolise la sainte église chrétienne, la communauté des saints, ceux qui portent le sceau de Dieu (7.3ss ; 1 P 2.5 ; Ep 2.20ss ; 2 Co 6.16).
  • Les « deux témoins » (11.3) – un peut comme Moïse (Ex 7.14-18) et Elie (1 R 17.1) – représentent les témoins de l’Eglise. L’Eglise est portée par le témoignage en parole et en actes de ses saints, en premier lieu de ses martyrs, confessants, pasteurs, évangélistes, etc.
  • Les « 1260 jours » – ou « 42 mois » (11.3) ou 3 ans et demi (Dn 7.25 ; 12.7) – représentent une durée inscrite de façon indélébile dans la mémoire des Juifs. C’est le temps des souffrances et des tueries
    sous Antiochus Epiphane qui voulait exterminer la nation et la religion juives (Antiochus Epiphane IV, 175-164 av. J.-C., souverain du royaume séleucide en Syrie ; voir Dn 11.21-45 ; aussi les deux livres des Macchabées 1 Macc 1 – 6 et 2 Macc 3 – 9)
  • « La bête qui monte de l’abîme » (11.7-9) représente les empereurs romains qui ont porté des coups terribles à l’Eglise, mais aussi, de façon générale, tous les martyres et massacres de croyants qui se sont répétés au cours de l’histoire de l’Eglise. Rome symbolise « la grande ville appelée symboliquement Sodome et Egypte, là même où » Jésus-Christ est régulièrement « crucifié » dans la personne de ses croyants. Les spectateurs sont pris de panique en voyant les martyrs reprendre vie. Le paganisme a été effrayé de voir que la foi se développait dans l’empire, alors qu’il croyait l’avoir éradiqué. D’une certaine façon, le sang des martyrs est effectivement la semence de l’Eglise.
  • « Le septième ange », en sonnant de la trompette, annonce un interlude céleste (11.15-19 ; voir aussi 4.9-11 ; 5.8-14 ; 7.11-17 ; 12.10-12 ; 14.2-3+13 ; 15.2ss ; 19.1-16).

24. La 4ème vision (Ap 12 – 14)

  • « Le dragon rouge feu » qui attend de pouvoir « dévorer l’enfant dès qu’il sera né » (12.1-6) symbolise la fureur du diable contre le Seigneur Jésus (Ps 2). La mère représente la communauté de Dieu de laquelle est sorti Jésus selon la chair. « L’enfant fut enlevé vers Dieu et vers son trône » (12.5) ; cela rappelle son ascension. L’apôtre Paul utilise le même verbe – enlever – pour parler de la rencontre des croyants avec Jésus au Dernier Jour (1 Th 4.17).
  • Comme il n’a pas pu empêcher l’intronisation de Jésus-Christ (15.7-19), le diable dirige maintenant sa fureur contre l’Eglise dans le monde (12.9+15+17). Il a trouvé des alliés dans les empereurs romains persécuteurs (12.3-8) qui avaient projeté d’exterminer les chrétiens (13.11). Depuis lors, bien des puissances de ce monde ont toujours à nouveau essayé de faire de même.
  • « La bête montée de la mer » (13.1-9) avait déjà été décrite en différentes images par Daniel (Dn 7.3-7). Là-bas quatre bêtes symbolisaient quatre puissances brutales et bestiales. Ici, dans l’Apocalypse, une seule bête concentre les traits des quatre bêtes de Daniel. Les « sept têtes » et les « dix cornes » (13.1) correspondraient, selon l’avis de certains théologiens, aux empereurs romains d’Auguste au temps des Actes des Apôtres. Le culte rendu à l’empereur était le principe fondateur de la politique impériale : il devait unir les peuples et les cultures extrêmement variées dans l’empire. C’est justement cela qui a provoqué le choc entre la foi chrétienne et Rome. La confession de foi « L’empereur est seigneur ! » était du blasphème pour les chrétiens qui confessaient, eux : « Jésus-Christ est le Seigneur ! » (Ph 2.11)
    Certains voient dans « l’une de ses têtes comme blessée à mort » mais ensuite « guérie » (13.3) une allusion au mythe très répandu à l’époque que Néron serait revenu à la vie. Il est vrai que sa méchanceté et son impiété a régulièrement repris vie dans ceux qui l’ont imité depuis lors.
  • « La bête montée de la terre » (13.11-17) est parfois comprise comme symbolisant le culte impérial en liaison avec la sorcellerie et les « miracles » des cultes asiatiques.
  • « Le nombre de la bête […] est 666) ». (13.18). Ce nombre a donné lieu à une infinité de spéculations. Aucune ne peut affirmer donner la bonne solution. Tenez, un exemple : il y en a qui pensent qu’il faudrait reconnaître l’empereur Néron dans cette bête. Son nom latin et les chiffres de ses différentes lettres donneraient N (50) + e (6) + r (500) + o (60) + n (50) = 666 !

25. L’Agneau et les rachetés (Ap 14)

  • Pour les croyants, la terreur se transforme en triomphe, les soucis en chants de louange, les larmes en diamants, les blessures en couronnes (14.1-3).
  • Les « vierges » (14.4) sont ceux qui n’ont pas commis l’adultère spirituel, qui n’ont pas eu de relations avec les idoles (Ex 34.15 ; Dt 31.16 ; Os 9.
  • « Un ange avait un Evangile éternel pour l’annoncer aux habitants de la terre » au milieu du jugement (14.6-7). Aussi longtemps que nous avons
    l’Evangile, la Bonne Nouvelle du salut gratuit en Jésus-Christ, nous avons de l’espoir, nous sommes réconfortés. Le jugement prononcé contre Rome
    (14.8) l’est dans des termes analogues à celui contre Babylone (Es 21.9 ; Jr 51.8).
  • Le Christ ressuscité assemble les siens dans la gloire (14.12-13). L’ange vengeur réunit les impies pour leur condamnation. Les martyrs « vaincus » se retrouvent finalement vainqueurs, alors que les ennemis « vainqueurs » se retrouvent vaincus (14.9-11)
  • La « moisson » et la « vendange » « de la colère de Dieu » et de ses jugements (14.14-20) auraient pu s’arrêter ici, mais il reste bien davantage à rapporter :

26. La 5ème vision (Ap 15 – 16)

les tourments des derniers temps et le dernier combat entre le Christ et l’Antichrist, combat qui débouche sur l’éternité.

27. « Les sept coupes de la colère de Dieu » (Ap 16)

  • « Les sept coupes de la colère de Dieu » et de ses terreurs sont déversées sur la terre entière. En cela elles se distinguent nettement des indications du chapitre 8 où il est dit que les terreurs sont limitées par les sons des trompettes. Maintenant tout « s’écroule » sous les coups des catastrophes naturelles lancés par « la colère de Dieu » (16.1) en vagues
    successives contre ceux qui se sont moqués de lui et l’ont rejeté. « C’est fait ! » lança une voix forte lorsque « la coupe du vin de l’ardente colère de Dieu » fut déversée (16.17+19). Avec la régularité d’un métronome, les catastrophes naturelles se répètent depuis la chute dans le péché. Ce ne sont que des préludes de la fin. Elles deviennent de plus en plus fortes au fur et à mesure qu’on s’approche de la fin (Mt 24.6-8).
  • Les hommes continuent à s’opposer à Dieu, à « blasphémer le nom de Dieu » et à « ne pas se repentir » (16.9+11+21). Ils montrent par là que ni la bonté de Dieu ni sa sévérité (Rm 11.22) les amène à se tourner vers lui avec repentance et foi. Quand tout va bien, ils ignorent Dieu et considèrent ses bénédictions comme normales ; et quand cela va
    mal, ils le blasphèment.
  • « Le prétendu prophète » (littéralement : « pseudo prophète », 16.13) est mis au même plan que « la bête » (13.13ss ; 16.13-16 ; 19.20 ; 20.10). Ils symbolisent l’ensemble des prêtres païens, des fonctionnaires d’Etat, des magiciens et des sorciers qui se sont alliés à la bête de la mer pour écraser l’Eglise.
  • « Harmaguédon » (16.16) (littéralement, « montagne de Meguiddo » entre Jaffa et Tibériade de Galilée) est le nom donné à la dernière grande
    bataille entre Dieu et les ennemis de ce monde. « Harmaguédon » est un nom fortement ancré dans la mémoire des Juifs (Jg 5.19-21 ; 2R 9.27 ;
    23.29ss ; Za 12.11), un nom qui indique qu’il y aura une bataille décisive.

28. La 6ème vision (Ap 17 – 20)

  • Les figures principales sont « la femme » et « la bête ». La « femme ivre du sang des saints, du sang des témoins de Jésus » (17.6) la femme repue du carnage des chrétiens, c’est Rome, la ville aux « sept montagnes » (17.9). « La bête », c’est l’empire romain rempli de cultes idolâtres, un empire qui a trouvé ses semblables et en trouvera jusqu’à la fin du monde.
  • Les versets 10 et 11 contiennent une des devinettes de l’Apocalypse. Si on essaye de démêler le mystère de la bête au chapitre 13, on pourrait dire que « les sept têtes de la bête » sont des empereurs romains. « La bête blessée » puis « guérie » (13.3) serait alors une allusion au mythe répandu dans l’empire du Néron « ressuscité » (voir sous 24.e).
    « La bête » qui « existait, qui n’existe plus et qui est le huitième » (17.8 et 11) serait l’empereur Domitien, un véritable satan, un pire que Néron.
    « Les dix cornes » sont dix rois qui commencent par servir la bête pour, finalement, la détruire (17.15-17). Ce faisant ils accomplissent le plan de Dieu sans le savoir ni le vouloir. On voit ainsi même des gens qui s’opposent à Dieu aider à atteindre ses buts et à se détruire finalement eux-mêmes.

29. Babylone sera jetée à bas (Ap 18)

  • Nous sommes, là, en présence d’un « chant du jugement » contre le royaume renversé, un chant de jugement comme il y en a chez les prophètes, par ex. en Es 13.19-22 ; Jr 51.37 (Babylone) ; So 2.13-
    15 (Ninive) ; Es 34.11-15 (Edom).
  • L’effondrement de la plus grande ville de l’Antiquité illustre le destin d’une civilisation qui vit en tension continuelle avec Dieu (18.21-24 ; cf. Es 60.12). « La démesure de son luxe » (18.3) et sa « fierté » outrancière (18.7), « ces richesses et ces splendeurs » (18.14), mais aussi son « immoralité », y compris la « prostitution » (18.3+9), n’ont peut-être jamais été plus grands ailleurs. Des rois (18.9-10), des marchands (18.11-16) et des capitaines de navires (18.17-19) pleurent et se lamentent à cause de la perte de leurs profits.
  • « Sortez du milieu d’elle, mon peuple, afin de ne pas vous associer à ses péchés […] » (18.4). Au milieu de l’agitation fébrile du monde, nous devons être un peuple à part de saints (Jr 51.45 ; 2 Co 6.14ss).

30. Louange et noces de l’Agneau, victoire sur la bête et le prétendu prophète (Ap 19)

  • Des chaleureux « alléluias ! » retentissent au ciel (19.1-6). « Alléluia ! » signifie : « Dieu soit loué ! ».
  • L’époux (« l’Agneau », Christ) appelle son épouse (l’Eglise) – (19.7-10). Jésus et les siens sont liés par l’amour ; entre eux existe une profonde communion, joie et fidélité (Os 2.19ss ; Ez 16 ; 2 Co 11.2).
  • Jésus-Christ est à considérer comme le vainqueur absolu qui chevauche un cheval blanc (19.11-16). Son nom est « Fidèle et Véritable » (19.11), « Roi des rois et Seigneur des seigneurs », le véritable Seigneur de l’univers (19.16), « Parole de Dieu » (19.13).
    La Parole divine est plus qu’un témoignage ou qu’un rapport sur le compte du Christ : elle est réellement la proclamation et la révélation (apocalypse !) de sa grâce et de ses jugements (19.13+15)
  • La terrible image des oiseaux s’acharnant sur les cadavres (19.17-18) est prise du prophète Ezéchiel (Ez 39.17-20) et souligne la défaite et la destruction totales et définitives.

31. (Ap 20)

  • « 1000 ans » (20.2+4+7) est l’expression d’un très grand nombre d’années ou d’une période très longue (voir Jb 9.3 ; Ps 50.10). Ici cela représente le temps de l’Eglise du Nouveau Testament (de la première Pentecôte au Jugement Dernier).
    On fait violence au texte si on interprète subitement à cet endroit le symbole numérique littéralement et si on va jusqu’à en extirper un « règne de 1000 ans de Christ sur terre ».
  • « Satan sera relâché » (20.3+7) indique qu’il y aura une période de lourdes épreuves pour les croyants. Mais à travers ces terribles tensions et oppressions, la foi sortira purifiée et affermie.
  • « Gog et Magog » (20.8) désignent les forces hostiles qui s’élèvent contre Dieu (Ez 38 et 39).
  • Le Jugement Dernier inversera définitivement les verdicts de ce monde. Le monde a rejeté les chrétiens : maintenant ils voient que leurs noms sont inscrits dans « le livre de vie » (20.12).
    « La première résurrection » (20.5), c’est la régénération, la « nouvelle naissance d’eau et d’Esprit » (Jn 3.1-5).
    « La seconde mort » (20.14 ; 21.8) correspond au dernier verdict de Dieu, verdict sans appel, à l’encontre de ceux qui ont méprisé les efforts qu’il a déployés dans sa grâce pour les sauver de la « première mort », celle de l’incrédulité, la mort spirituelle dans cette vie (Ep 2.1 ; 5.14).
  • Le mystère du Jugement de Dieu sur la mort et l’enfer dépasse les limites de ce que nous pouvons comprendre : « la mort […] est jetée dans […] la seconde mort ! » (20.14) Ne demeure que la majesté glorieuse de la vie en Dieu (1 Co 15.23-28)

32. La 7ème vision :un nouveau ciel et une nouvelle terre ; la nouvelle Jérusalem (Ap 21).

  • « Un nouveau ciel et une nouvelle terre » (21.1) : Dieu établit un nouveau monde, un nouvel ordonnancement des choses. Le paradis initialement prévu a été rétabli. « Voici que je fais toutes choses nouvelles » (20.15) : « un nom nouveau » (2.17 ; 3.12), « un cantique nouveau » (5.9 ; 14.3), « une nouvelle terre » (21.1), « la nouvelle Jérusalem » (21.2). C’était là déjà une promesse importante dans
    l’Ancien Testament (Es 65.17 ; 66.22 ; 60.11-22).
  • « La nouvelle Jérusalem » (21.2-4 ; 21.9-27) est d’une beauté indescriptible. Sa magnificence est exprimée à l’aide de pierres précieuses, à l’époque extrêmement chères. Chaque porte est une perle,
    symbole du Christ, « le Chemin, la Vérité et la Vie » (Jn 14.6), la perle étant la seule pierre précieuse qui soit finie et prête et qui n’ait pas besoin d’être taillée. L’éclat de la perle, le brillant de l’or, les lumières scintillantes des pierres précieuses et la clarté cristalline expriment la gloire et la magnificence de « la nouvelle Jérusalem ». Cependant tout cela est sur-
    passé de loin par la présence de « la gloire de Dieu » et de sa grâce éternelle (21.3-4+7-8+11+23).

33. Dernières paroles d’encouragement (Ap 22)

  • Le Paradis est rétabli. « Le fleuve d’eau de la vie, limpide comme du cristal, sort du trône de Dieu et de l’Agneau, » source et mystère de toute vie (Ap 22.1 ; voir aussi Jn 1.4 ; 7.37).
  • « Heureux celui qui garde les paroles de la prophétie de ce livre ! » (22.7). C’est là l’expression du souci pastoral qui transparait tout au long du livre de l’Apocalypse. Béni est celui qui accepte avec confiance la proclamation de ce livre. L’Apocalypse insiste sur le fait que tous ceux qui falsifient ou rejettent en tout ou en partie son contenu, mettent leur espérance de la vie éternelle en danger (20.18-19).
  • Le verset 11 était le mot d’ordre des martyrs, comme on peut le lire dans leurs lettres. Chacun sera fidèle à sa conviction. Sa vie montre ce qu’est une personne.

34. Que pouvons-nous retirer de ce livre pour notre vie personnelle ?

  • Jean, à qui il a été donné, sur l’île de Patmos, de pouvoir jeter un regard dans les coulisses de l’histoire du monde, est l’un des nôtres. En esprit, nous nous tenons à côté de lui. Ce qu’il dit ne peut être compris que par la foi en Jésus-Christ : alors nous voyons ce qu’il a vu et croyons ce qu’il a cru.
  • Plus l’histoire du monde se rapproche de sa fin, et plus la lutte – aussi vieille que le monde – entre Satan et Dieu s’intensifie.
  • Dieu demeurera vainqueur, et avec lui tous ceux qui croient en l’oeuvre expiatoire de son Fils. C’est maintenant l’heure du « pouvoir des ténèbres » (Lc 22.53), mais l’éternité n’appartient qu’à Dieu.
  • « Oui, je viens bientôt ! » (22.20), voilà vers quoi nous tendons, voilà ce que nous attendons ; c’est ce qui anime notre foi. La foi en notre Seigneur Jésus-Christ mort, ressuscité, régnant et revenant bientôt, voilà le mystère de notre confiance, de notre joie et de notre espérance.

d’après C. W. Berner,
« Journey through the Bible: Apocalypse »

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