Cambridge

A l’école du Roi

« Quiconque fera appel au nom du Seigneur sera sauvé », affirme l’apôtre Paul par une Parole qui revient à plusieurs reprises dans les Saintes Ecritures.
« Mais », ajoute-t-il « comment donc feront-ils appel à Celui en qui ils n’ont pas cru ? Et comment croiront-ils en Celui dont ils n’ont pas entendu parler ? Et comment en entendront-ils parler, si personne ne l’annonce ? Et comment l’annoncera-t-on, si personne n’est envoyé ? » …
… et de citer à nouveau les Ecritures, cette fois-ci le prophète Esaïe, qui dans un langage imagé trouve « beaux » les pieds de ceux qui annoncent la Bonne Nouvelle, qui se réjouit de la venue de ces messagers à cause de leur message – l’Evangile.
A l’Heure Luthérienne, notre mission première est d’annoncer l’Evangile à travers le monde par la voie et la voix de différents médias. Il s’agit de faire connaître le Sauveur afin que chacun puisse l’appeler à son secours, pour transformer sa vie pour l’éternité.
Mais en fait, beaucoup de nos correspondants, auditeurs de nos émissions, lecteurs de nos publications, visiteurs de notre site Internet, sont à la recherche d’édification : isolés, pour ce qui est de leur vie spirituelle au moins, ils trouvent dans notre service un moyen d’approfondir leur foi.
Evangéliser implique des évangélistes, des missionnaires (des « envoyés »).
Edifier dans la foi suppose d’être soi-même formé dans la connaissance de Dieu et de sa Parole révélée.
Que des communautés s’organisent, rassemblant des chrétiens isolés, et elles ont besoin de « guides » capables d’enseigner et de fortifier : la Bible prend pour eux l’image du berger que le Seigneur s’est donnée aussi de lui-même : on appelle pour cela ces gens des « pasteurs ».
Tous ces gens parlent de Dieu, ce qui est le sens étymologique de la « théologie ».
C’est pour sensibiliser l’Eglise au besoin de formation théologique que le Pasteur Haessig, ancien directeur de L’Heure Luthérienne, président de l’Eglise évangélique luthérienne – synode de France jusqu’en mai dernier et toujours rédacteur d’Amitiés luthériennes, avait organisé un voyage à Cambridge, au séminaire de l’Eglise évangélique luthérienne d’Angleterre, avec la complicité du directeur (en anglais preceptor) de ce séminaire, le Révérend Reginald Quirk.
Ce voyage s’adressait à toute personne intéressée par le ministère pastoral, voire par d’autre formes de service dans l’Eglise : jeunes et moins jeunes, envisageant de devenir pasteur ou intéressés par la formation théologique, ou venant dans le but d’encourager et de soutenir des candidats aux études en théologie.
Le dernier week-end d’Août donc, seize participants ont découvert le séminaire et la ville de Cambridge. Parmi eux, deux pasteurs, trois adultes intéressés par la formation théologique, et pratiquement donc une douzaine d’adolescents ou jeunes adultes, tous issus d’églises évangéliques luthériennes en Alsace du nord et en Région parisienne.

Ce qu’ils ont rapporté de ce voyage ?

Peut-être déjà que ce n’est pas si loin, l’Angleterre : qu’on y est dans la journée, par voiture, train ou avion (l’aéroport low cost de Stansted est dans la direction de Cambridge) ;
que l’anglais, ça vient assez facilement quand on est « immergé » dans un environnement anglophone – et le vocabulaire théologique est semblable ;
que Cambridge, c’est effectivement une ville dédiée à la scolarité universitaire, un grand centre historique à l’architecture magnifique et aux ruelles conviviales, au climat doux et pas si désagréable ; et même, qu’on peut y manger et boire correctement !
La découverte du séminaire lui-même a été, dans cet esprit … parlante pour ne pas dire convaincante !
L’accueil y est chaleureux, et un lieu de vie a été récemment inauguré, avec des chambres dignes de la bonne hôtellerie, un grand salon convivial, des espaces cuisine – c’est fou ce qu’il y a comme équipement de cuisine ! – et laverie, le tout avec la panoplie complète de l’équipement au XXIème siècle.
De quoi imaginer, une fois la rentrée sonnée, des conditions idéales d’études et de bons moments de discussion entre étudiants.
Le lien avec l’église est direct puisqu’une communauté est implantée sur ce petit campus.
Les salles d’étude évoquent Harry Potter, la sorcellerie en moins, et son « College », en modèle réduit.
Le séminaire est financé par les étudiants, mais au-delà par de nombreux partenariats : bourses d’études du Synode du Missouri (USA) ou de L’Eglise Luthérienne d’Australie par exemple, partenariat avec l’université nord-américaine de Valparaiso en Indiana, soutien de l’église anglaise elle-même, les professeurs étant aussi pasteurs de paroisse… une occasion de rappeler que l’église française, par le biais d’une association spécifique « d’encouragement aux études théologiques » propose un engagement mutuel, subventionnant les études d’un candidat au ministère pastoral en son sein.
La consécration des églises à aider la formation théologique et ceux qui s’y engagent pour servir s’explique par la valeur qu’elles attachent au ministère pastoral… et cela aussi fut une (re)découverte pour les participants au travers de plusieurs moments d’échange, Bible en main… « Comment entendront-ils parler de Lui, si personne ne l’annonce ? ».
King’s College est la plus réputée des nombreuses universités de Cambridge… Westfield House – le nom du séminaire – est un endroit assez idéal pour se mettre à l’école du Roi des rois…
… what about you ?

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