Le «mariage» pour tous

Le «mariage» pour tous

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Du point de vue de la langue française, « mariage pour tous » – en fait pour les couples homosexuels – est une expression pour laquelle le Dictionnaire de l’Académie laisse le choix entre le barbarisme, l’euphémisme, l’hyperbole, le lapsus, l’oxymore, le paradoxe, la parodie, le slogan et le trope[[ Barbarisme : une faute de langage qui consiste, à donner aux mots un sens différent de celui qu’ils ont reçu de l’usage.
Euphémisme : on emploie à la place d’un mot un autre mot qui atténue son sens, ici cela veut éviter de trop choquer et de devoir dire union homosexuelle.
Hyperbole : on emploie des termes trop forts, exagérés, afin de mettre en valeur un objet ou une idée, ici la pratique homosexuelle.
Lapsus, mais alors intentionnel : erreur consistant à utiliser un mot pour un autre », ici, « mariage » au lieu de « union ».
Oxymore : on fait coexister deux termes de sens différents à l’intérieur du même groupe, ici « mariage » et « tous », sous-entendu « homosexuels ».
Paradoxe : une idée qui surprend parce qu’elle est en contradiction avec ce qui est habituellement admis.
Parodie : une imitation comique, mais ici en fait tragique, comme nous le verrons.
Slogan : une formule concise et expressive, facile à retenir, utilisée pour gagner l’opinion à certaines idées politiques ou sociales.
Trope : on emploie les mots avec un sens différent de leur sens habituel.]].
Cela montre déjà la difficulté d’intervenir sur le sujet, parce qu’il est mal posé.

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Pourquoi vouloir une nouvelle loi sur le mariage ? Celle-ci existe, et il n’a jamais été question de voir dans le couple concerné une autre liaison que celle entre un homme et une femme. C’est cela le mariage dans notre culture, c’est aussi la définition dans la Bible :

« L’homme s’attachera à sa femme »
pour former un couple,après avoir « quitté » un autre couple,
« son père et sa mère »
(Gn 2.24).

La structure est claire : de génération en génération des couples hétérosexuels (de sexes différents) se suivent. C’est là l’institution divine du mariage dès la création ; c’est là aussi la structure que Jésus confirme (Mt 19.5) ainsi que l’apôtre Paul (Ep 5.31).
On a dit que Jésus ne s’est pas prononcé contre l’homosexualité, que ce n’était pas important pour lui.

Oui, nous n’avons trace dans les Evangiles d’une déclaration explicite du Seigneur sur le sujet, mais il n’y en a pas non plus sur d’autres qu’il désapprouve pourtant (avortement, pédophilie, infanticide, etc.).
Sa position est claire : il a toujours pris fait et cause pour le mariage vrai, celui d’un homme et d’une femme. Son premier miracle, il en a fait don à des mariés lors de leurs noces.
La finalité du mariage est aussi claire : se compléter et coopérer avec amour et respect mutuels dans la gestion de la création et dans la procréation du genre humain. Et donner aux enfants l’exemple de la structure ou cellule de base voulue par Dieu pour la société.
Et qu’on veuille l’entendre ou non, qu’on veuille l’admettre ou non, bien des civilisations (la Grèce antique, l’empire romain par ex.) ont disparu quand, parmi les signes de décomposition sociale, l’homosexualité s’est étendue comme une chose « normale ».

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Dieu est clair, au sujet de la pratique homosexuelle
Lv 18.22+24 : « Tu ne coucheras pas avec un homme comme on couche avec une femme. C’est une abomination. […] Ne vous rendez impurs par rien de tout cela, car c’est par tout cela que se sont rendues impures les nations que je chasse devant vous. »
Lv 20.13 : « Si un homme couche avec un autre homme comme on couche avec une femme, ils ont commis tous deux une abomination ; ils seront mis à mort : leur sang sera sur eux. »
1 Co 6.9-10 : « Ne savez-vous pas que les injustes n’hériteront pas le royaume de Dieu ? Ne vous égarez pas : ce ne sont pas ceux qui se livrent à l’inconduite sexuelle, à l’idolâtrie, à l’adultère, les hommes qui couchent avec des hommes, les voleurs, les gens avides, les ivrognes, ceux qui s’adonnent aux insultes ou à la rapacité qui hériteront le royaume de Dieu. »
1 Tm 1.9-10 : « La loi n’est pas faite pour le juste, mais pour les sans-loi et les insoumis, les impies et les pécheurs, les sacrilèges et les profanateurs, les parricides et les matricides, les meurtriers, les gens qui se livrent à l’inconduite sexuelle, les hommes qui couchent avec des hommes, les trafiquants d’esclaves, les menteurs, les parjures, et tout ce qui peut encore s’opposer à l’enseignement sain. »
Rm 1.26-27 : « C’est pour cela que Dieu les a livrés à des passions déshonorantes. Ainsi, en effet, leurs femmes ont changé les relations naturelles pour des actes contre nature ; de même les hommes, abandonnant les relations naturelles avec la femme, se sont enflammés dans leur appétit les uns pour les autres ; ils se livrent, entre hommes, à des actes honteux et reçoivent en eux-mêmes le salaire que mérite leur égarement. »
L’enseignement biblique sur le sujet est clair.

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Bien entendu, l’Etat doit se soucier, le gouvernement doit s’occuper de tous ses citoyens et de leurs besoins matériels, de leur couverture sociale.
Mais, depuis 1999 le droit français connaît déjà une nouvelle forme d’union civile. On a fait le « Pacte Civil de Solidarité » (PACS) pour les couples homosexuels. Certes, pour que ça passe mieux, on l’a étendu à n’importe quelles personnes majeures, qu’elles soient de sexes différents ou de même sexe (un frère et une sœur, deux frères ou deux sœurs, par ex.).
En 2010 on a atteint le million de couples pacsés. 6% d’entre eux sont des unions homosexuelles (2/3 pour les hommes, 1/3 pour les femmes).
Le PACS établit entre eux des droits et des devoirs en termes de soutien matériel, de logement, de patrimoine, d’impôts et de droits sociaux. Il suffirait de l’aménager encore quelque peu.

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Mais ça ne suffit pas. Les homosexuels veulent tous les droits des couples mariés. Ils exigent, entre autre, le droit « à » l’enfant. Et si l’on parlait du droit « de » l’enfant ?
On n’aura pas laissé le choix à l’enfant d’avoir des parents normaux (un père et une mère adoptifs) et de se structurer en fonction. On ne se fait aucun cas de conscience d’imposer à un enfant des parents de même sexe …

Espère-t-on ainsi déstructurer la société et « éduquer » de plus en plus de citoyens à ne plus avoir la famille normale comme repère, comme critère ?
La loi montrerait un intérêt légitime en protégeant les enfants d’influences sexuelles à un âge où se construit leur identité sexuelle.

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Certes, les couples hétérosexuels ont leur part de responsabilité dans cette dérive. D’abord, beaucoup vivent « maritalement » sans être mariés : unions libres, concubinages et pacsés sont légions.
Ensuite, en 2010, pour 100 mariages il y a eu 46,2 % de divorces. Une véritable hécatombe qui fait hésiter de nombreux jeunes à s’engager dans le mariage.
(Mais le PACS ne devrait pas davantage les rassurer : sa durée moyenne était de 28 mois (en 2009). Il serait intéressant de connaître la durée moyenne des unions libres, mais là il n’y a pas de statistiques.)
Si, en plus, les deux n’ont pas la même conception du mariage, pas le même fondement de la foi en Celui qui l’a institué, pas de vision commune pour la vie, ça ne fait que fragiliser le mariage.
Mais les couples homosexuels connaissent les mêmes fragilités, et en plus, ils ne peuvent se prévaloir de la bénédiction du Créateur.

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Et voilà qu’ils veulent, en plus, entraîner des enfants dans leur dérive sociale, pour ne pas parler du tout de la dérive psychologique et spirituelle.
Le Créateur a voulu que l’enfant se structure et trouve son équilibre physique et psychique auprès d’un père et d’une mère.
Le péché ayant chamboulé bien des situations et des relations, des enfants peuvent se trouver, « par accident », orphelins de l’un ou l’autre des parents, ou victimes du divorce de leurs parents, mais ils savent que leurs parents étaient ou sont un couple composé (ou décomposé, voire recomposé) d’un homme et d’une femme.
Et les couples qui adoptent des enfants doivent correspondre à ce couple de « vis-à-vis » qui se complètent dans l’ordre de la création (Gn 2.18+23)

On n’intervient pas impunément dans l’ordre de la création au niveau de la nature : les méfaits de la pollution des sols, de l’air et de l’eau nous le rappellent.
On n’intervient pas non plus impunément dans l’ordre de la création au niveau du mariage. « Dieu a uni » un « homme » et une « femme » pour « devenir une seule chair » (Mt 19.5-6), mais aussi pour être le cocon dans lequel les enfants grandissent.
Légaliser le mariage homosexuel n’est autre chose qu’une fuite devant la création.

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Une Eglise qui prend la Parole de Dieu au sérieux, qui a confiance dans la sagesse incommensurable et l’amour infini de son Dieu créateur et sauveur, ne saurait bénir des unions contraires à la volonté de Dieu.
Autre est la question de l’accompagnement spirituel et de la cure d’âme des personnes tenaillées par ce malheur.
« Il faut être conscient du fardeau qui peut accabler même des membres de l’Eglise.
L’homosexuel qui s’abstient des relations sexuelles qui l’attirent, il faut l’aider à porter ce fardeau, et pas seulement l’exhorter à lutter contre cette inclination.
L’assistance chrétienne à un homosexuel consistera aussi à lui demander de combattre ses pulsions et de s’abstenir des actes vers lesquels elles poussent.
Il faut constamment rendre la personne à l’orientation homosexuelle attentive au fait que la communion dans l’église et l’espérance commune du royaume des cieux lui sont aussi offertes par la foi en Christ dont la mort a expié tous les péchés. » (CTCR 2009)


On lira utilement les prises de positions suivantes :

 Conseil National des Evangéliques de France (pdf)

 Fédération Nationale des Assemblées de Dieu en France

 Alliance Baptiste de France

 Fédération Baptiste

 Assemblées de Dieu de France

 Conseil de famille de la conférence des évêques de France (Eglise catholique romaine)

 ainsi que l’intéressante Etude du Grand Rabbin de France

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