Le mot du rédacteur

L’Introït du culte de Pâques commence généralement avec cette antienne (ou antiphonie) remontant à l’Église des premiers temps et basée sur les paroles de l’ange dans le tombeau vide (Mt 28.6-7 ; Mc 16.6 ; Lc 24.6) : « Christ est ressuscité ! Alléluia ! Il est vraiment ressuscité ! Alléluia ! » Le culte de Pâques est ainsi d’emblée placé sous le signe de la joie et de l’exubérance.

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C’est en quelque sorte – comme cela a été dit récemment dans un cercle biblique – le feu d’artifice qui couronne la victoire que notre Seigneur a remportée à Golgotha sur notre péché, sur notre mort et sur Satan. La fête de Pâques est, pour cela, la plus grande fête de la chrétienté. C’est elle qui donne son empreinte à la vie chrétienne, car cette victoire, Jésus l’a remportée pour nous, pour que nous en profitions pleinement (voir p. 10).

Mais qu’il fut long et douloureux, son chemin menant à cette victoire, long et semé d’embûches, de déceptions et de trahisons (voir p. 5-6) ! Pour cela il a fallu qu’il se sacrifie pour nous sur la croix. Pâques n’a pas de sens sans Vendredi saint ; la résurrection du Christ ne se comprend qu’en liaison avec sa mort expiatoire (voir p. 7-9). Mais si Golgotha est le fondement de notre foi et de notre salut, c’est le tombeau vide de Pâques qui donne son empreinte à notre vie.

Si, Vendredi saint, nous commémorons le sacrifice expiatoire à l’origine de notre salut, à Pâques nous donnons libre cours à notre état d’enfants de Dieu et de citoyens des cieux, état sublime qu’atteste avec éclat la résurrection de Jésus. Et dire que toutes ces bénédictions nous tombent dessus sans que nous y soyons pour quoi que ce soit ! (voir p. 11) Quel Maître merveilleux nous avons en notre Dieu !

Cela, nous le confessons, par exemple dans le Symbole Apostolique (voir p. 12-13). Ne nous lassons jamais de nous placer sous l’action sanctifiante de notre Dieu sauveur là où il veut resserrer ses liens avec nous : dans l’Évangile écrit ou prêché (voir p. 4), dans l’Évangile aussi sous forme de sacrements (voir p. 12-13). C’est ainsi, à son contact, que notre foi pourra s’affermir et s’épanouir et l’Église persévérer dans son oeuvre d’évangélisation des coeurs par ses différents engagements (voir, par exemple, p. 14-23).

Je vais enfin réagir à votre surprise quand vous avez tenu ce nouveau numéro de notre magazine en main. Oui, nous avons changé de mise en page. Nous, c’est beaucoup dire ; nous le devons à Valérie Dran que nous remercions ici chaleureusement.

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