Cambridge

A l’école du Roi

« Quiconque fera appel au nom du Seigneur sera sauvé », affirme l’apôtre Paul par une Parole qui revient à plusieurs reprises dans les Saintes Ecritures.
« Mais », ajoute-t-il « comment donc feront-ils appel à Celui en qui ils n’ont pas cru ? Et comment croiront-ils en Celui dont ils n’ont pas entendu parler ? Et comment en entendront-ils parler, si personne ne l’annonce ? Et comment l’annoncera-t-on, si personne n’est envoyé ? » …
… et de citer à nouveau les Ecritures, cette fois-ci le prophète Esaïe, qui dans un langage imagé trouve « beaux » les pieds de ceux qui annoncent la Bonne Nouvelle, qui se réjouit de la venue de ces messagers à cause de leur message – l’Evangile.
A l’Heure Luthérienne, notre mission première est d’annoncer l’Evangile à travers le monde par la voie et la voix de différents médias. Il s’agit de faire connaître le Sauveur afin que chacun puisse l’appeler à son secours, pour transformer sa vie pour l’éternité.
Mais en fait, beaucoup de nos correspondants, auditeurs de nos émissions, lecteurs de nos publications, visiteurs de notre site Internet, sont à la recherche d’édification : isolés, pour ce qui est de leur vie spirituelle au moins, ils trouvent dans notre service un moyen d’approfondir leur foi.
Evangéliser implique des évangélistes, des missionnaires (des « envoyés »).
Edifier dans la foi suppose d’être soi-même formé dans la connaissance de Dieu et de sa Parole révélée.
Que des communautés s’organisent, rassemblant des chrétiens isolés, et elles ont besoin de « guides » capables d’enseigner et de fortifier : la Bible prend pour eux l’image du berger que le Seigneur s’est donnée aussi de lui-même : on appelle pour cela ces gens des « pasteurs ».
Tous ces gens parlent de Dieu, ce qui est le sens étymologique de la « théologie ».
C’est pour sensibiliser l’Eglise au besoin de formation théologique que le Pasteur Haessig, ancien directeur de L’Heure Luthérienne, président de l’Eglise évangélique luthérienne – synode de France jusqu’en mai dernier et toujours rédacteur d’Amitiés luthériennes, avait organisé un voyage à Cambridge, au séminaire de l’Eglise évangélique luthérienne d’Angleterre, avec la complicité du directeur (en anglais preceptor) de ce séminaire, le Révérend Reginald Quirk.
Ce voyage s’adressait à toute personne intéressée par le ministère pastoral, voire par d’autre formes de service dans l’Eglise : jeunes et moins jeunes, envisageant de devenir pasteur ou intéressés par la formation théologique, ou venant dans le but d’encourager et de soutenir des candidats aux études en théologie.
Le dernier week-end d’Août donc, seize participants ont découvert le séminaire et la ville de Cambridge. Parmi eux, deux pasteurs, trois adultes intéressés par la formation théologique, et pratiquement donc une douzaine d’adolescents ou jeunes adultes, tous issus d’églises évangéliques luthériennes en Alsace du nord et en Région parisienne.

Ce qu’ils ont rapporté de ce voyage ?

Peut-être déjà que ce n’est pas si loin, l’Angleterre : qu’on y est dans la journée, par voiture, train ou avion (l’aéroport low cost de Stansted est dans la direction de Cambridge) ;
que l’anglais, ça vient assez facilement quand on est « immergé » dans un environnement anglophone – et le vocabulaire théologique est semblable ;
que Cambridge, c’est effectivement une ville dédiée à la scolarité universitaire, un grand centre historique à l’architecture magnifique et aux ruelles conviviales, au climat doux et pas si désagréable ; et même, qu’on peut y manger et boire correctement !
La découverte du séminaire lui-même a été, dans cet esprit … parlante pour ne pas dire convaincante !
L’accueil y est chaleureux, et un lieu de vie a été récemment inauguré, avec des chambres dignes de la bonne hôtellerie, un grand salon convivial, des espaces cuisine – c’est fou ce qu’il y a comme équipement de cuisine ! – et laverie, le tout avec la panoplie complète de l’équipement au XXIème siècle.
De quoi imaginer, une fois la rentrée sonnée, des conditions idéales d’études et de bons moments de discussion entre étudiants.
Le lien avec l’église est direct puisqu’une communauté est implantée sur ce petit campus.
Les salles d’étude évoquent Harry Potter, la sorcellerie en moins, et son « College », en modèle réduit.
Le séminaire est financé par les étudiants, mais au-delà par de nombreux partenariats : bourses d’études du Synode du Missouri (USA) ou de L’Eglise Luthérienne d’Australie par exemple, partenariat avec l’université nord-américaine de Valparaiso en Indiana, soutien de l’église anglaise elle-même, les professeurs étant aussi pasteurs de paroisse… une occasion de rappeler que l’église française, par le biais d’une association spécifique « d’encouragement aux études théologiques » propose un engagement mutuel, subventionnant les études d’un candidat au ministère pastoral en son sein.
La consécration des églises à aider la formation théologique et ceux qui s’y engagent pour servir s’explique par la valeur qu’elles attachent au ministère pastoral… et cela aussi fut une (re)découverte pour les participants au travers de plusieurs moments d’échange, Bible en main… « Comment entendront-ils parler de Lui, si personne ne l’annonce ? ».
King’s College est la plus réputée des nombreuses universités de Cambridge… Westfield House – le nom du séminaire – est un endroit assez idéal pour se mettre à l’école du Roi des rois…
… what about you ?

LE MINISTERE PASTORAL

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Lors du week-end prolongé à Cambridge, les jeunes ont réfléchi, d’abord en groupes, puis tous ensemble aux questions suivantes et aux passages bibliques qui suivent. Cela a pris deux matinées.
Vous pouvez vous y essayer, seul, en famille, voire en cercle biblique.

POUR VOUS,
selon votre ressenti et vécu personnels :

1. Que signifie le terme
• « ministère » ?
• « pastoral » et « pasteur » ?
• « ministère pastoral » ?

2. Qu’est-ce qu’un pasteur ?

3. Dans la Bible, Dieu donne encore d’autres titres aux pasteurs.
Connais-tu le sens de ces autres titres :
• « évêque »
• « docteur »
• « évangéliste »
• « prophète »

4. A quoi sert un pasteur ?

5. Qu’attends-tu personnellement (pour toi-même) de ton pasteur ?

6. As-tu déjà fait appel à ton pasteur ? Pour qu’il fasse quoi ?

7. Pourrait-on se passer de pasteur ?

8. Comment ton pasteur est-il relié à ta paroisse ?

9. Comment ton pasteur est-il relié à ton Eglise ?

10. As-tu, personnellement, une responsabilité envers ton pasteur ?

11. Est-il de la responsabilité de chaque paroissien
de veiller à ce que des jeunes gens ou des moins jeunes décident de se laisser former pour le ministère pastoral ?

12. Que signifie :
• « théologie » ?
• « séminaire » ?

13. Quelles matières un futur pasteur doit-il étudier dans un séminaire ou faculté de théologie ?

ET DIEU,
qu’en dit-il dans sa Parole ?

• Ac 20.28 :
« Faites donc bien attention à vous-mêmes et à tout le troupeau
dont le Saint-Esprit vous a confié la responsabilité ;
(mieux : sur lequel le Saint-Esprit vous a établi évêques)
prenez soin de l’Eglise de Dieu qu’il s’est acquise par son propre sang. »

• 1 P 5.2 :
« Prenez soin du troupeau de Dieu qui est sous votre garde en veillant sur lui. »

• 1 Co 4.1 :
« Qu’on nous considère comme des serviteurs de Christ et des administrateurs des mystères de Dieu. »

• 1 Tm 3.2-7 :
« Il faut que l’évêque soit […] propre à l’enseignement. […]
Comment prendra-t-il soin de l’Eglise de Dieu ? […] »

• 2 Tm 4.2 :
« Prêche la Parole, insiste en toute occasion, qu’elle soit favorable ou non,
réfute, reprends et encourage.
Fais tout cela avec une pleine patience et un entier souci d’instruire. »

• Tt 1.6-9 :
« Il faut que l’évêque soit irréprochable comme économe de Dieu, […]
attaché à la vraie Parole telle qu’elle a été enseignée, afin d’être capable
d’exhorter selon la saine doctrine et de réfuter les contradicteurs. »

Le «mariage» pour tous

Le «mariage» pour tous

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1

Du point de vue de la langue française, « mariage pour tous » – en fait pour les couples homosexuels – est une expression pour laquelle le Dictionnaire de l’Académie laisse le choix entre le barbarisme, l’euphémisme, l’hyperbole, le lapsus, l’oxymore, le paradoxe, la parodie, le slogan et le trope[[ Barbarisme : une faute de langage qui consiste, à donner aux mots un sens différent de celui qu’ils ont reçu de l’usage.
Euphémisme : on emploie à la place d’un mot un autre mot qui atténue son sens, ici cela veut éviter de trop choquer et de devoir dire union homosexuelle.
Hyperbole : on emploie des termes trop forts, exagérés, afin de mettre en valeur un objet ou une idée, ici la pratique homosexuelle.
Lapsus, mais alors intentionnel : erreur consistant à utiliser un mot pour un autre », ici, « mariage » au lieu de « union ».
Oxymore : on fait coexister deux termes de sens différents à l’intérieur du même groupe, ici « mariage » et « tous », sous-entendu « homosexuels ».
Paradoxe : une idée qui surprend parce qu’elle est en contradiction avec ce qui est habituellement admis.
Parodie : une imitation comique, mais ici en fait tragique, comme nous le verrons.
Slogan : une formule concise et expressive, facile à retenir, utilisée pour gagner l’opinion à certaines idées politiques ou sociales.
Trope : on emploie les mots avec un sens différent de leur sens habituel.]].
Cela montre déjà la difficulté d’intervenir sur le sujet, parce qu’il est mal posé.

2

Pourquoi vouloir une nouvelle loi sur le mariage ? Celle-ci existe, et il n’a jamais été question de voir dans le couple concerné une autre liaison que celle entre un homme et une femme. C’est cela le mariage dans notre culture, c’est aussi la définition dans la Bible :

« L’homme s’attachera à sa femme »
pour former un couple,après avoir « quitté » un autre couple,
« son père et sa mère »
(Gn 2.24).

La structure est claire : de génération en génération des couples hétérosexuels (de sexes différents) se suivent. C’est là l’institution divine du mariage dès la création ; c’est là aussi la structure que Jésus confirme (Mt 19.5) ainsi que l’apôtre Paul (Ep 5.31).
On a dit que Jésus ne s’est pas prononcé contre l’homosexualité, que ce n’était pas important pour lui.

Oui, nous n’avons trace dans les Evangiles d’une déclaration explicite du Seigneur sur le sujet, mais il n’y en a pas non plus sur d’autres qu’il désapprouve pourtant (avortement, pédophilie, infanticide, etc.).
Sa position est claire : il a toujours pris fait et cause pour le mariage vrai, celui d’un homme et d’une femme. Son premier miracle, il en a fait don à des mariés lors de leurs noces.
La finalité du mariage est aussi claire : se compléter et coopérer avec amour et respect mutuels dans la gestion de la création et dans la procréation du genre humain. Et donner aux enfants l’exemple de la structure ou cellule de base voulue par Dieu pour la société.
Et qu’on veuille l’entendre ou non, qu’on veuille l’admettre ou non, bien des civilisations (la Grèce antique, l’empire romain par ex.) ont disparu quand, parmi les signes de décomposition sociale, l’homosexualité s’est étendue comme une chose « normale ».

3

Dieu est clair, au sujet de la pratique homosexuelle
Lv 18.22+24 : « Tu ne coucheras pas avec un homme comme on couche avec une femme. C’est une abomination. […] Ne vous rendez impurs par rien de tout cela, car c’est par tout cela que se sont rendues impures les nations que je chasse devant vous. »
Lv 20.13 : « Si un homme couche avec un autre homme comme on couche avec une femme, ils ont commis tous deux une abomination ; ils seront mis à mort : leur sang sera sur eux. »
1 Co 6.9-10 : « Ne savez-vous pas que les injustes n’hériteront pas le royaume de Dieu ? Ne vous égarez pas : ce ne sont pas ceux qui se livrent à l’inconduite sexuelle, à l’idolâtrie, à l’adultère, les hommes qui couchent avec des hommes, les voleurs, les gens avides, les ivrognes, ceux qui s’adonnent aux insultes ou à la rapacité qui hériteront le royaume de Dieu. »
1 Tm 1.9-10 : « La loi n’est pas faite pour le juste, mais pour les sans-loi et les insoumis, les impies et les pécheurs, les sacrilèges et les profanateurs, les parricides et les matricides, les meurtriers, les gens qui se livrent à l’inconduite sexuelle, les hommes qui couchent avec des hommes, les trafiquants d’esclaves, les menteurs, les parjures, et tout ce qui peut encore s’opposer à l’enseignement sain. »
Rm 1.26-27 : « C’est pour cela que Dieu les a livrés à des passions déshonorantes. Ainsi, en effet, leurs femmes ont changé les relations naturelles pour des actes contre nature ; de même les hommes, abandonnant les relations naturelles avec la femme, se sont enflammés dans leur appétit les uns pour les autres ; ils se livrent, entre hommes, à des actes honteux et reçoivent en eux-mêmes le salaire que mérite leur égarement. »
L’enseignement biblique sur le sujet est clair.

4

Bien entendu, l’Etat doit se soucier, le gouvernement doit s’occuper de tous ses citoyens et de leurs besoins matériels, de leur couverture sociale.
Mais, depuis 1999 le droit français connaît déjà une nouvelle forme d’union civile. On a fait le « Pacte Civil de Solidarité » (PACS) pour les couples homosexuels. Certes, pour que ça passe mieux, on l’a étendu à n’importe quelles personnes majeures, qu’elles soient de sexes différents ou de même sexe (un frère et une sœur, deux frères ou deux sœurs, par ex.).
En 2010 on a atteint le million de couples pacsés. 6% d’entre eux sont des unions homosexuelles (2/3 pour les hommes, 1/3 pour les femmes).
Le PACS établit entre eux des droits et des devoirs en termes de soutien matériel, de logement, de patrimoine, d’impôts et de droits sociaux. Il suffirait de l’aménager encore quelque peu.

5

Mais ça ne suffit pas. Les homosexuels veulent tous les droits des couples mariés. Ils exigent, entre autre, le droit « à » l’enfant. Et si l’on parlait du droit « de » l’enfant ?
On n’aura pas laissé le choix à l’enfant d’avoir des parents normaux (un père et une mère adoptifs) et de se structurer en fonction. On ne se fait aucun cas de conscience d’imposer à un enfant des parents de même sexe …

Espère-t-on ainsi déstructurer la société et « éduquer » de plus en plus de citoyens à ne plus avoir la famille normale comme repère, comme critère ?
La loi montrerait un intérêt légitime en protégeant les enfants d’influences sexuelles à un âge où se construit leur identité sexuelle.

6

Certes, les couples hétérosexuels ont leur part de responsabilité dans cette dérive. D’abord, beaucoup vivent « maritalement » sans être mariés : unions libres, concubinages et pacsés sont légions.
Ensuite, en 2010, pour 100 mariages il y a eu 46,2 % de divorces. Une véritable hécatombe qui fait hésiter de nombreux jeunes à s’engager dans le mariage.
(Mais le PACS ne devrait pas davantage les rassurer : sa durée moyenne était de 28 mois (en 2009). Il serait intéressant de connaître la durée moyenne des unions libres, mais là il n’y a pas de statistiques.)
Si, en plus, les deux n’ont pas la même conception du mariage, pas le même fondement de la foi en Celui qui l’a institué, pas de vision commune pour la vie, ça ne fait que fragiliser le mariage.
Mais les couples homosexuels connaissent les mêmes fragilités, et en plus, ils ne peuvent se prévaloir de la bénédiction du Créateur.

7

Et voilà qu’ils veulent, en plus, entraîner des enfants dans leur dérive sociale, pour ne pas parler du tout de la dérive psychologique et spirituelle.
Le Créateur a voulu que l’enfant se structure et trouve son équilibre physique et psychique auprès d’un père et d’une mère.
Le péché ayant chamboulé bien des situations et des relations, des enfants peuvent se trouver, « par accident », orphelins de l’un ou l’autre des parents, ou victimes du divorce de leurs parents, mais ils savent que leurs parents étaient ou sont un couple composé (ou décomposé, voire recomposé) d’un homme et d’une femme.
Et les couples qui adoptent des enfants doivent correspondre à ce couple de « vis-à-vis » qui se complètent dans l’ordre de la création (Gn 2.18+23)

On n’intervient pas impunément dans l’ordre de la création au niveau de la nature : les méfaits de la pollution des sols, de l’air et de l’eau nous le rappellent.
On n’intervient pas non plus impunément dans l’ordre de la création au niveau du mariage. « Dieu a uni » un « homme » et une « femme » pour « devenir une seule chair » (Mt 19.5-6), mais aussi pour être le cocon dans lequel les enfants grandissent.
Légaliser le mariage homosexuel n’est autre chose qu’une fuite devant la création.

8

Une Eglise qui prend la Parole de Dieu au sérieux, qui a confiance dans la sagesse incommensurable et l’amour infini de son Dieu créateur et sauveur, ne saurait bénir des unions contraires à la volonté de Dieu.
Autre est la question de l’accompagnement spirituel et de la cure d’âme des personnes tenaillées par ce malheur.
« Il faut être conscient du fardeau qui peut accabler même des membres de l’Eglise.
L’homosexuel qui s’abstient des relations sexuelles qui l’attirent, il faut l’aider à porter ce fardeau, et pas seulement l’exhorter à lutter contre cette inclination.
L’assistance chrétienne à un homosexuel consistera aussi à lui demander de combattre ses pulsions et de s’abstenir des actes vers lesquels elles poussent.
Il faut constamment rendre la personne à l’orientation homosexuelle attentive au fait que la communion dans l’église et l’espérance commune du royaume des cieux lui sont aussi offertes par la foi en Christ dont la mort a expié tous les péchés. » (CTCR 2009)


On lira utilement les prises de positions suivantes :

 Conseil National des Evangéliques de France (pdf)

 Fédération Nationale des Assemblées de Dieu en France

 Alliance Baptiste de France

 Fédération Baptiste

 Assemblées de Dieu de France

 Conseil de famille de la conférence des évêques de France (Eglise catholique romaine)

 ainsi que l’intéressante Etude du Grand Rabbin de France

Mariage homosexuel et homoparentalité

« MARIAGE » HOMOSEXUEL
et
HOMOPARENTALITE

les pasteurs de l’Eglise Evangélique Luthérienne -Synode de France
prennent position.

23 novembre 2012

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Nous tenons à rappeler que le mariage n’est pas simplement une union privée entre deux personnes. Le mariage est une ordonnance divine, destinée à unir un homme et une femme.
Les couples mariés sont appelés à être prêts à recevoir la bénédiction que sont les enfants et à en assurer l’éducation.
Le mariage n’est donc pas une création d’un Etat ou d’une société quelconques, et aucune autorité politique n’est en mesure de le redéfinir.

Nous affirmons que nous ne saurions en aucun cas bénir l’union d’un couple homosexuel.

Nos églises locales sont ouvertes à toute personne souhaitant se rapprocher de Dieu, y compris celles et ceux qui se définissent comme lesbiennes ou homosexuels. Néanmoins, cet accueil et cet accompagnement ne peuvent en aucun cas déboucher sur l’approbation d’un mode de vie clairement condamné par l’Ecriture Sainte.

Concernant l’homoparentalité, nous regrettons vivement que le droit à l’enfant ait de plus en plus souvent tendance à primer le droit de l’enfant à avoir un père et une mère.

En permettant à des couples homosexuels d’adopter des enfants on impose à ces derniers un cadre de vie contre nature et on leur interdit de se structurer et de construire leur identité sexuelle dans le cadre normal d’un couple hétérosexuel.

La famille, cellule de base de la société, a besoin d’être encouragée et défendue et non « redéfinie » au gré des mouvements de l’opinion ou de groupes de pression divers.

Dans un contexte sociétal de plus en plus fragile, il nous semble aberrant de se livrer à des réformes allant clairement à l’encontre des réalités biologiques et anthropologiques les plus évidentes.

Le législateur n’intervient pas impunément dans l’ordre de la création. Cela ne peut avoir que des conséquences néfastes pour la société.
Nous interpellons respectueusement nos responsables politiques en leur demandant la plus grande vigilance face à des évolutions juridiques qui, en ébranlant les structures fondamentales de notre nation, hypothèquent son avenir.

Couverture

De la crèche à la croix

Couverture.jpg Evidemment, la trajectoire de notre Seigneur ne s’arrête pas en croix,
mais elle est le pivot de tout le reste,
la raison d’être de sa naissance
et la cause de son règne et de l’envoie du Saint-Esprit.

En couverture, il n’y a que deux scènes d’une croix en bronze comportant
• en bas : la nativité,
• à gauche : le baptême du Christ
• au centre : la crucifixion
• en haut : la résurrection
• à droite : la pentecôte

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Michael Stiefel: encore un qui y a cru…

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La Fin du monde le 22 décembre 2012, deux jours avant Noël ? Moi, cela ne me dérangerait pas : on fêterait Noël au Ciel en présence de Jésus en personne, dans sa gloire céleste !
Pourtant, rien n’est moins sûr ; le lecteur de la Bible que vous êtes n’ignore pas – du moins je l’espère ! – ces paroles de Jésus : « Pour ce qui est du jour et de l’heure [de la Fin], personne ne le sait… Mais le Père seul » (Mt 24.36). Ai-je besoin d’ajouter que ces paroles impliquent aussi l’interdiction de spéculer sur une date ?
Nombreux sont ceux qui, au mépris de ces paroles, se sont lancés dans d’étonnants calculs. C’est ainsi qu’au 16e siècle, un certain Michael Stiefel a cru pouvoir annoncer que la Fin surviendrait le 19 octobre 1533.
Ancien moine augustin devenu pasteur luthérien, Stiefel était un disciple et un ami du Réformateur. Ce n’était évidemment pas Luther qui lui avait fourré de telles idées dans la tête (Luther, il est vrai, croyait que la Fin du monde était proche, eu égard aux événements dramatiques de son époque ; mais c’est une chose que de croire que la Fin est proche et une autre que de prétendre en connaître la date !)
Nombreux sont ceux qui, au mépris de ces paroles, se sont lancés dans d’étonnants calculs. C’est ainsi qu’au 16e siècle, un certain Michael Stiefel a cru pouvoir annoncer que la Fin surviendrait le 19 octobre 1533.
Ancien moine augustin devenu pasteur luthérien, Stiefel était un disciple et un ami du Réformateur. Ce n’était évidemment pas Luther qui lui avait fourré de telles idées dans la tête (Luther, il est vrai, croyait que la Fin du monde était proche, eu égard aux événements dramatiques de son époque ; mais c’est une chose que de croire que la Fin est proche et une autre que de prétendre en connaître la date !)
En 1525, Luther l’avait envoyé comme pasteur en Haute-Autriche où il fit d’ailleurs du bon travail. Il dut définitivement quitter ce pays trois ans plus tard à cause de l’hostilité des ennemis de l’Evangile et fut nommé pasteur à Lochau près de Wittenberg.
Mais bientôt, le torchon commença à brûler entre lui et Luther. Stiefel n’était pas seulement un bon théologien, mais aussi un excellent mathématicien.
Il lui prit la fantaisie d’entreprendre le calcul de la date de la Fin en partant de textes de Daniel, d’Ezéchiel et de l’Apocalypse et il finit par croire dur comme fer que la Fin viendrait le 19 octobre 1533 à 8 heures du matin !
Pensant ne plus avoir besoin de ses livres, Stiefel les avait généreusement distribués, sans se demander quel usage les bénéficiaires allaient bien pouvoir en faire… après la Fin du monde ! En attendant, les paysans se tournaient les pouces.
Luther chercha à ramener son ami à la raison ; mais Stiefel devint agressif, accusant le Réformateur de ne plus avoir l’Esprit de Dieu et proférant contre lui des propos d’une rare méchanceté, allant jusqu’à le traiter de Pilate et d’Hérode !
Le jour venu, la population était en émoi. Certains étaient accourus de loin pour mourir avec leur prophète. Luther pour sa part délégua un ami pour observer la scène.
« Et voici qu’au lever du jour, ce ne fut pas la trompette du Jugement Dernier qui retentit, mais la corne du bouvier ; car selon Stiefel, les bœufs et les vaches allaient y passer en premier.

Pour éviter ce spectacle affligeant aux paysans, le bouvier fut chargé de conduire le troupeau en-dehors du village. Ensuite, Stiefel tint dans sa petite église un long sermon jusqu’à l’heure fatidique, au milieu des bruyantes lamentations des femmes. Mais la Fin du monde refusa de venir…
Ce furent par contre des envoyés du Prince-Electeur qui vinrent et firent monter Siefel sur un chariot pour le conduire à Wittenberg. Il fut relevé de son ministère jusqu’à ce qu’il se fût calmé.
Luther ne lui tint pas grief de cet égarement. Dès le printemps 1535,
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Stiefel se vit de nouveau confié une paroisse près de Wittenberg. Il cessa de triturer la Bible avec ses recherches mathématiques.
Professeur de mathématique et diacre de l’Eglise paroissiale de Iena, il mourut à un âge avancé » (Krocker, in Katharina von Bora).
Plutôt que de vouloir extorquer à la Bible des informations que Dieu refuse de révéler, lisez-la pour nourrir votre foi en Jésus. C’est vêtu de Sa justice qu’au Dernier Jour, vous pourrez vous tenir sans crainte devant votre Créateur.