N°1458

Haïr pour plaire à Jésus ?

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Le parler vrai de Jésus

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N°1456

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Seigneur, tu sembles bien dur

N°1455

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Le bilan de Noël

N°1454

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Le doute de Jean Baptiste (2)

N°1453

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Le doute de Jean Baptiste (1)

Mort d’ATHANASE

Il y a 1640 ans (2.05.373 – 2013) :
Mort d’ATHANASE

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Athanase d’Alexandrie (295-373),
mosaïque (1130-1140),
Chapelle Palatine, Palerme, Sicile

Dans l’Eglise luthérienne, on a coutume de confesser le Symbole de Nicée-Constantinople au moins tous les jours de fête. Il est plus solennel et plus détaillé que le Symbole apostolique. La raison en est simple, même si son adoption est le résultat d’une lutte compliquée. Celui qui en est l’auteur – en tout cas le porteur et défenseur – principal, c’est Athanase d’Alexandrie.
Il y a 1640 ans mourait ce champion de la foi évangélique. C’est l’occasion d’en apprendre un peu davantage sur son compte. Sa vie et son ministère s’inscrivent dans la controverse les tensions provoquées par l’Arianisme
à propos de la Personne du Christ
La controverse arienne (318-381) qui divisa l’Eglise, tombait mal pour les politiques dont les efforts tendaient à établir l’unité de l’Empire sur l’unité religieuse du christianisme. D’où leur intervention – pour demander à l’Eglise de régler ce problème.

La controverse arienne tournait autour de la question de la divinité du Christ, et plus particulièrement : Est-ce qu’avant son incarnation il était pleinement Dieu ou qu’un demi-dieu ?

1ère phase (318-325)

Arius, adepte d’un ascétisme extrême, était presbytre à Alexandrie (Egypte). Selon lui, la « nature » du Christ serait différente de celle de Dieu. Il serait une créature de Dieu, bien que créature unique et supérieure, créée à partir de rien. Il est appelé « dieu », mais ne le serait pas en réalité.

En 318, Arius et ses adeptes sont excommuniés par un Synode égypto-libyen à Alexandrie. Mais il trouve refuge chez l’évêque Eusèbe de Nicomédie. Il peut même revenir à Alexandrie, et la controverse reprend de plus belle.
En 325, le Premier Concile Œcuménique est convoqué par Constantin le Grand à Nicée en Bithynie (nord de la Turquie actuelle). 250 ou 300 évêques sont présents (dont 5 venus d’Occident). Les partis en présence étaient :
a) les ariens, aussi appelés « Eusébiens », du nom de leur meneur, l’évêque Eusèbe de Nicomédie ;
b) les « origéniens », adeptes d’Origène, avec comme meneur l’évêque Eusèbe de Césarée ;
c) les « orthodoxes » avec Alexandre d’Alexandrie, Marcel d’Ancyre, Hosius de Corduba, les évêques d’Occident. Sur l’injonction de l’empereur Constantin, le Concile adopte une « Confession de Foi ». A une confession du baptême existante, on a rajouté
les précisions anti-ariennes suivantes à propos du Christ :

  « qui n’a pas été fait mais engendré »,

  « né de la substance du Père », « de la même substance que le Père
le rejet d’affirmations ariennes :
« L’Eglise de Dieu sainte et apostolique prononce l’anathème sur ceux qui disent :

  « il fut un temps où il n’a pas existé et il n’exista pas avant de devenir ; ou bien : il a été fait à partir de rien, ou bien encore : il est d’une autre hypostase ou substance ;

  ou enfin : il est une créature, ou différent de Dieu »
Le théologien le plus éminent du Concile de Nicée a été Athanase d’Alexandrie.

2ème phase (325-361)

Le Concile de Nicée avait empêché la théologie de se liquéfier dans des spéculations philosophiques. Mais des trois partis en présence, deux ont continué à s’opposer vigoureusement au « homoousios », en particulier à son « champion », ATHANASE.

Lorsque, après le Concile, Constantin rejoignit le camp des opposants, les « orthodoxes » connurent des temps très difficiles.
En 328 l’arien Eusèbe de Nicomédie fut autorisé à retourner dans son évêché.
En 335 Athanase fut exilé à Trèves (Germanie) ; de même que d’autres « nicéens » (Marcel d’Ancyre, 336).
En 336 Arius fut autorisé à réintégrer son ministère ; il mourut cependant avant d’avoir pu donner suite.
En 337 les trois fils de Constantin – Constantin II (337-340), Constant (337-350) et Constance (337-361) – commencent par rappeler tous les exilés, mais Constance entame tout de suite (dans sa partie de l’Empire, l’Orient) une politique ecclésiale opposée aux décisions du Concile de Nicée.
En 338 Athanase est déposé (comme d’autres « orthodoxes ») et fuit à Rome (chez Constant).
Les ariens reprennent le dessus, bien qu’un Synode de Rome (Jules 1er, évêque de Rome) déclare Athanase et Marcel « orthodoxes » en 340.
En 344, pour des raisons politiques (guerre contre les Perses), Constance cherche la paix intérieure.
En 346 Athanase peut revenir à Alexandrie. Le « homoousios » (consusbstantiel = Christ de même nature que le Père) semble être admis, la concorde rétablie.
Mais en 350, Constance se retrouve seul empereur (aussi en Occident). La lutte recommence.

Le Synode d’Arles (en 353) et le Synode de Milan (en 355) sont forcés par l’empereur de condamner Athanase et de rejeter la vérité biblique du « homoousios ». Les défenseurs décidés de cette vérité biblique sont exilés.
En 356 l’armée donne l’assaut de la cathédrale d’Alexandrie, mais Athanase peut fuir dans le désert.
Loin de rétablir l’unité en chassant les nicéens, les anti-nicéens se divisent en trois partis différents, certains cherchant l’unité en recourant à des compromis : ils proposent de remplacer « homoousios » par « homoïousios », « similitude ».

En 359 les Synodes de Ariminum (aujourd’hui Rimini, Italie) pour l’Occident et de Séleucie (aujourd’hui en Turquie) pour l’Orient furent obligés par Constance d’adopter une position arienne.

3ème phase (361-381)

Après la mort de Constance, la liberté de religion décrétée par Julien l’Apostat (361-363) permet à tous les exilés de rentrer. Il y a encore une fois des temps difficiles sous l’empereur arien Valens ; mais finalement, la foi biblique prend le dessus sur l’arianisme grâce aux trois grands théologiens appelés les « Cappadociens » :
• Basile-le-Grand (mort en 379), métropolite de Césarée de Cappadoce à partir de 370) ;
• Grégoire de Nazianze (mort en 390), ami du précédent, métropolite de Constantinople (380-381) ;

• Grégoire de Nyssa (mort en 394), frère plus jeune de Basile, évêque de Nyssa en Cappadoce.
En 362, le Synode d’Alexandrie distingue entre l’« ousia » – la substance commune au Père, au Fils et au Saint Esprit – et l’« hypostase », leur existence individuelle.
Basile-le-Grand écrit : « L’hypostase est la désignation particulière de l’être de chacun. Il y a donc trois hypostases divines, mais une seule « ousia » ou substance divine. »
Le 2 mai 373, Athanase d’Alexandrie peut quitter ce monde après avoir vu son combat béni par Dieu.

Il aura été métropolite (patriarche) d’Alexandrie de 328 à 373. De ces 45 ans, il aura passé 16 en exil ou en fuite (335-337 ; 338-346 ; 356-361). Mais les souffrances endurées pour sauver la pureté de l’Evangile ne l’ont pas été en vain.
Il a produit des écrits anti-ariens : « Oraison contre les Ariens » ; « Apologie contre les Ariens » ; « Apologie adressée à Constance » ; « Histoire des Ariens… » ; « Des Décrets du Synode de Nicée » ; « De l’Incarnation du Verbe », mais aussi une « Vie d’Antoine ».
Huit ans après la mort d’Athanase, en 381, le Concile de Constantinople confirme et complète la confession de Nicée et condamne toute une série de déviationnistes dont les ariens.

En 382, deux assemblées se tiennent parallèlement : le Concile de Constantinople et le Synode à Rome. Les deux – donc l’Eglise d’Orient et l’Eglise d’Occident – adoptent ce qu’on appelle aujourd’hui
« le Symbole de Nicée-Constantinople » (Symbole de Nicée amendé et complété).

Souffrir avec Jésus

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Carte des persécutions des chrétiens (Le « printemps » arabe ne profite pas aux chrétiens)

Jn 15.18-21
18 « Si le monde vous déteste, sachez qu’il m’a détesté avant vous.
19 Si vous étiez du monde, le monde vous aimerait car vous seriez à lui. Vous n’êtes pas du monde, mais je vous ai choisi du milieu du monde ; c’est pour cela que le monde vous déteste.
20 Souvenez-vous de la parole que je vous ai dite : « Le serviteur n’est pas plus grand que son seigneur. » S’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront aussi ; s’ils ont gardé ma parole, ils garderont aussi la vôtre.
21 Mais ils vous feront tout cela à cause de moi, parce qu’ils ne connaissent pas celui qui m’a envoyé. »

« L’heure » finale de Jésus « est venue » (Jn 13.1). Elle a été attendue depuis longtemps dans ce quatrième
Evangile. Dans son discours, Jésus attire maintenant l’attention sur quelque chose de nouveau. Pour la première fois, il parle de ce que les disciples vont vivre pendant et après « son heure ».
Dans ce discours d’adieu, Jésus fait des annonces prophétiques et adresse des exhortations à ses disciples. Il leur annonce ce qu’ils vivront dans l’immédiat, puis plus tard, tout en rappelant qui il est et comment ses disciples sont intimement liés à lui.

Jésus ne dit pas qu’il se pourrait qu’ils aient à souffrir, mais qu’ils vont souffrir. En effet, l’hostilité à laquelle les siens sont exposés vient de ce qu’ils font partie intégrante d’une confrontation cosmique bien établie entre Jésus et le monde, parce que le monde ne connaît pas et rejette le Père « qui L’a envoyé » (v. 21).

L’Eglise souffre d’abord à cause de sa connexion au Christ. Augustin d’Hippone (354-430) fait dire à Jésus : « En vous ils me haïront, moi ; en vous ils me persécuteront, moi ; ils ne garderont pas votre parole parce que c’est ma Parole. »
Mais l’Eglise souffre aussi à cause du conflit du monde avec la Trinité. Jean Chrysostome (344-407) dit : « Le Père est aussi insulté en même temps qu’eux, » les croyants.

La Bible, réconfort pour les persécutés en prison

Mc 8.34-38
34 « Puis il appela la foule avec ses disciples et il leur dit : « Si quelqu’un veut être mon disciple, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix et qu’il me suive !
35 En effet, celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui la perdra à cause de moi et de la bonne nouvelle la sauvera.
36 Et que servira-t-il à un homme de gagner le monde entier, s’il perd son âme ?
37 Que donnera un homme en échange de son âme ?
38 En effet, celui qui aura honte de moi et de mes paroles au milieu de cette génération adultère et pécheresse, le Fils de l’homme aura aussi honte de lui quand il viendra dans la gloire de son Père avec les saints anges. » »

Ici, Jésus indique que l’Eglise participe toujours aux souffrances du Christ. Aucun chrétien n’y échappe. Le sort de « l’âme » est en jeu (v. 36).
Quand Jésus nous appelle à « porter la croix » (v. 34) il n’utilise pas une simple image pour parler des problèmes de la vie quotidienne. Si tel était le cas, il ne recourrait pas à la comparaison avec ce terrible instrument de torture avec lequel l’Empire Romain éliminait publiquement ceux qui lui causaient des problèmes politiques et sociaux.

Autrement dit, « suivre Jésus » (v. 34) consiste toujours à porter les conséquences concrètes et terribles du témoignage qu’on lui rend ainsi qu’à sa Parole « au milieu de cette génération adultère et pécheresse » (v. 35+38).
N’oublions pas que ce discours (les versets 34 à 38) fait encore partie de sa réponse à Pierre. Juste avant, Jésus s’entretenait clairement avec ses disciples de sa personne, de son identité :
« « D’après vous, qui suis-je ? » demanda-t-il. Pierre lui répondit : « Tu es le Christ ! » » (v. 29)
Puis Jésus passe insensiblement de sa messianité – « Qui dites-vous que je suis ? » – à la question : C’est quoi, « être mon disciple » ?
Les graves annonces des souffrances doivent être comprises comme étant le lot de ceux qui ont été intégrés par pure grâce comme disciples dans une chaîne, une succession, une communion de souffrances que Dieu a voulues.

La structure de l’Evangile selon Marc lie la destinée de Jésus à celle de Jean-Baptiste (celui qui a été « envoyé devant » Jésus, Mc 1.2), et la destinée des disciples à celle de Jésus.
Jésus ne souffre et ne meurt pas seulement comme Jean-Baptiste ;
il démarre aussi une nouvelle lignée qui va au-delà de sa propre mort (Mc 14.28 ; 16.7).
Notre participation aux souffrances du Christ n’est pas le fait d’une simple imitation de notre part. Notre participation aux souffrances de notre Seigneur ne peut être conçue que comme « un don et un cadeau ». « L’autre partie ne suit que si vous avez Christ comme fondement et bénédiction suprême de votre salut […] : alors vous le prenez en exemple, vous vous offrez au service de votre prochain de la même manière que vous voyez que Christ s’est donné lui-même pour vous » (Martin Luther).
Mais comment se peut-il que l’Eglise puisse avoir part à ce qu’un autre a vécu, aux souffrances de Jésus ?

Voici la réponse du Nouveau Testament : L’Eglise participe au corps chargé de souffrances du Christ à travers les sacrements. C’est « du sang et de l’eau » qui « sortit » du corps du divin Crucifié (Jn 19.34) au moment précis où il posa les fondements de l’Eglise.
« Nous avons été baptisés en sa mort » et en sa résurrection (Rm 6.3-4). « Nous avons tous été baptisés en un seul corps » (1 Co 12.13) et avons part à ce corps souffrant, mort et ressuscité, bien que « nous soyons nombreux » (1 Co 10.16-17).

Le professeur Bustamante a continué avec les parties suivantes :
• Souffrir en tant qu’« enfant » du Seigneur (Hé 12.4-11)
• Les souffrances comme partie des malheurs des derniers temps (Mc 13.4-13 et 24-27 ; 1 P 4.12-19 ; Ap 12.1-17. – La Rédaction.

N°1452

Le doute de Noël (2)

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N°1451

Le doute de Noël (1)

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