Partir en paix

Maintenant, Seigneur,
tu laisses ton serviteur s’en aller en paix,
conformément à ta promesse, car mes yeux ont vu ton salut.
(Lc 2.29-30)


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C’est là le début de ce que nous connaissons bien sous le nom de « Cantique de Siméon ». C’est le chant de joie et de louange d’une foi qui aspire à voir, d’une espérance qui tend ardemment à vivre l’accomplissement.
Ces paroles expriment la joyeuse confiance dans la fidélité de Dieu, la paisible disposition à le suivre à travers « la sombre vallée de la mort » (Ps 23.4) dans

l’heureuse et merveilleuse éternité.
Siméon, le croyant, vient d’avoir eu le privilège de tenir l’enfant Jésus dans ses bras.
Il faisait partie des fidèles en Israël qui ne s’étaient pas laissé éconduire par l’espoir terrestre d’un messie politique qui libérerait Israël du joug de l’empire romain.
Il s’en tenait aux promesses bibliques du véritable Messie, du Sauveur des pécheurs. « Il attendait ardemment la consolation d’Israël » (Lc 2.25). Et voilà qu’il a eu le privilège de le tenir dans ses bras.
Le Saint-Esprit avait fait à ce fidèle serviteur du Seigneur la promesse qu’il verrait le Messie Sauveur avant de mourir (Lc 2.26).
Ce jour-là, Siméon « vint au
Temple, poussé par l’Esprit » (Lc 1. 27). Et là, le Saint-Esprit lui a révélé que le bébé de 40 jours qu’on était en train de présenter au Seigneur, comme la Loi l’exigeait pour un fils premier-né, était le Messie promis depuis si longtemps.
Pour Siméon cela a été le jour le plus merveilleux de sa vie. Le monde ne pouvait lui offrir rien de plus beau, rien de plus grand. Son désir le plus fort venait de se réaliser. Il pouvait maintenant quitter ce monde. Il aspirait même maintenant à pouvoir rejoindre la demeure de son Père au ciel.
Avec Jésus dans ses bras, mais avant tout dans son cœur, la mort n’avait plus rien de terrifiant à ses yeux. Ce petit bébé changeait le cours des choses, et plus particulièrement sa mort en un « départ en paix » pour la joie éternelle, la paix éternelle.
Il savait – et, Dieu merci ! nous aussi – qu’avec la mort le Créateur rappelle les croyants à lui. Pour Siméon, comme pour tous ceux qui placent leur foi et leur espérance en Jésus, la mort perd son aspect terrifiant. (1 Co 15.54-57)

La vie, une traversée
Siméon ne s’engage pas dans une lutte désespérée contre la mort ; non, il y voit l’aboutissement ultime de sa foi, l’accomplissement miraculeux de son espérance.
Et l’enfant Jésus qu’il tient dans ses bras en est la caution, le garant.
Le Cantique de Siméon rappelle le cri plein de nostalgie de l’apôtre Paul : « J’ai le désir de m’en aller et d’être avec Christ, ce qui est de beaucoup le meilleur. (Ph 1.23)
Pour Siméon non plus la mort n’est pas une perte, mais un « gain » (Ph 1.21) : il sait qu’il va y gagner au change, grâce à Jésus, son Sauveur.
Il y voit un état merveilleux, une bénédiction qu’il a hâte de connaître.
Cher [……], les jours de ton « pèlerinage » (1 P 1.17), de ta traversée de cette vie vers « la cité céleste » (Ph 3.20), touchent à leur fin. Le temps de prendre congé est venu. De prendre congé des personnes, des lieux et des objets que tu as aimés.
Mais tu sais : tu ne vas pas être perdant : le « gain » qui t’attend est le plus sublime qui soit (Ph 1.21). Tu vas quitter ce monde à problèmes et à souffrances pour le ciel majestueux et merveilleux à souhait.

Et pourquoi peux-tu « t’en aller » d’ici « en paix » ? – Parce que l’enfant Jésus, que Siméon a tenu
dans ses bras, est venu sur terre pour t’ouvrir le ciel à toi aussi.
Comme Siméon, toi aussi tu as reçu Jésus dans ton cœur ; comme Siméon, toi aussi tu as placé ta foi en lui pour la vie et pour la mort.
Jésus a réconcilié Dieu avec le pécheur que tu es : il a accompli à la perfection la Loi de Dieu à ta place et pour ton compte ; il a expié tous tes péchés sans aucune exception en se substituant à toi avec ses souffrances et sa mort.
Et il en est sorti vainqueur ! Il est ressuscité. La mort n’a plus de pouvoir sur lui, ni sur toi qui lui appartiens. La mort doit te laisser passer au ciel sans pouvoir te retenir.
Dieu t’attends au ciel, non pas comme un Juge implacable contre le péché, mais comme ton

Père qui t’aime et qui tiens à toi pour l’amour de Jésus.
Il t’a été donné de servir Dieu sur terre dans la repentance et la foi en Jésus-Christ : il ne va pas te renvoyer maintenant à cause de l’imperfection de ton service, mais, pour l’amour de ton Sauveur, te prendre à son service infiniment plus merveilleux, totalement parfait que tu vas lui rendre maintenant devant son trône au ciel.
Avec foi et confiance en Jésus, ton Sauveur, tu peux entonner avec Siméon son cantique :

« Maintenant, Seigneur, tu laisses ton serviteur s’en aller en paix, conformément à ta promesse, car mes yeux ont vu ton salut. »
(Lc 2.29-30)

(Méditation faite au chevet d’un mourant, bien entendu sans citer les références)

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