Le mot du rédacteur

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«Le Fils de l’homme est venu non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour beaucoup. » (Mc 10.45)

Passage bien connu … et ô combien rassurant !

Cette croix qui surplombe au loin les Grandes Jorasses et le Pic du Midi illustre bien les bras étendus du Christ qui bénit le monde en lui apportant les fruits de son expiation.

Oui, il a payé pour nos péchés et a ainsi fait sauter les chaînes qui nous retenaient, il nous a ainsi libérés de la colère de Dieu et de la damnation.
Le Créateur de cette terre si belle et si grandiose, même de l’univers immense, au lieu de venir nous obliger à le servir comme des forçats coupables, est venu servir à notre place, payer aussi à notre place dans les souffrances de l’enfer.

Voilà pourquoi notre cœur est en fête à la pensée de Pâques, voilà pourquoi nous lui rendons un culte le dimanche, son jour, « le jour du Seigneur » (Ac 20.7), car Pâques révèle avec éclat que la rançon qu’il a payée pour nous a été acceptée comme suffisante par Dieu, que Jésus nous a vraiment libérés.
C’est pour cela que nous venons régulièrement lui rendre un culte dans nos églises ; c’est pour cela que nous les aménageons à sa gloire et les remplissons de symboles qui nourrissent notre méditation (p. 11-14) ; c’est pour cela que nous y entendons son Evangile et y recevons ses sacrements (p. 7-9) ; c’est là que nous venons chercher la force de vivre en enfants de Dieu (p. 8-9 et 15-19) ; et c’est encore pour cela que des hommes se font former au ministère pastoral (p. 4-6).

Le Fils de l’homme est venu pour nous rendre le plus grand et le plus capital des services qui soit. Servons-le à notre tour : aussi imparfait que soit notre service, il l’agrée et en couvre les imperfections de sa sainteté.

Et servons les autres en témoignant par notre comportement et nos paroles, aussi par notre engagement responsable dans son Eglise, de la foi et de la gratitude que nous lui portons !

Ce passage a été choisi comme mot d’ordre pour la nouvelle année 2012.
Durant cette année vous entendrez pas mal de bruit fait autour d’une prétendue fin du monde le 21 décembre 2012. Sans doute les campagnes électorales – présidentielle d’abord, législatives ensuite – étoufferont-elles quelque peu ces bruits. Ils ne se multiplieront que d’autant plus après juin.
Nous projetons d’y consacrer un numéro prochain.

En attendant, soyez rassurés pour traverser cette nouvelle année – et les autres que le Seigneur daignera nous accorder – en vous rappelant qu’il a fait le nécessaire – donné sa vie en rançon – pour que nous puissions nous savoir gardés dans la paix de Dieu qui surpasse toute intelligence !

Une bonne et heureuse année sous son regard !

Le mot du Rédacteur

« Pendant un court moment, je t’avais abandonnée,
mais c’est avec une grande compassion que je t’accueillerai
» (Es 54.7)

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Par Esaïe, Dieu s’adresse au peuple d’Israël qui s’est détourné de lui. Il annonce le châtiment paternel (ce sera la destruction de Jérusalem et la déportation du peuple à Babylone).

Quand l’amour des parents les pousse à sévir envers leurs enfants, c’est toujours parce qu’ils ont leur bien, leur bonheur en vue.

Avec cette punition, Dieu voulait préparer leur cœur à entendre ses paroles de promesses et de réconfort : l’annonce du Messie sauveur.

Nous aussi, nous avons parfois l’impression que Dieu nous a « abandonnés ». Quand Dieu nus sépare d’un être cher, quand il retire un ouvrier précieux du travail de sa vigne (p. 18-19).

Cet « abandon » n’est qu’une impression, qu’une illusion, même si ce que nous vivons à ce moment peut être pénible, voire à la limite du supportable. Même cet apparent abandon n’est alors qu’un témoignage de sa « grande compassion ».

Au cours du Temps de l’Avent (les quatre semaines avant Noël), puis lors des jours de Noël, nous fêtons avec éclat la commémoration de la naissance de notre Sauveur à Bethléhem. (p. 8)

Si nous pouvons vivre dans la certitude d’être « accueillis » par Dieu, c’est grâce à ce que Jésus est venu accomplir et subir sur terre à partir de sa conception dans la vierge Marie.

C’est lui qui nous donne l’assurance d’être « accueillis » par Dieu à bras ouverts, non pas seulement en amis, mais en « enfants, héritiers de Dieu et cohéritiers de Christ » (Rm 8.17)

Quand nous fêtons Noël, la nativité de notre Sauveur, c’est notre salut que nous fêtons en même temps, notre « accueil » dans la famille de Dieu, « accueil » que nous devons exclusivement à la « grande compassion » de Dieu.

Cette « grande compassion » est chaque fois à l’œuvre dans nos vies quand il nous conduit d’une situation désespérée à la joie et à l’épanouissement (p. 4-7, 12 et 14-17).

Ne désespérons jamais de la compassion et de la fidélité de Dieu. Noël nous en est le garant, Vendredi-Saint et Pâques aussi.

Prenons à cœur les réflexions en pages 9-13, mais aussi 4-7, et prolongeons-les en en retirant de l’inspiration pour nos propres vies. Montrons que nous construisons nos vies « en nous appuyant sur sa grande compassion » (Dn 9.18).

Joyeux Noël en notre « Prince de la paix » et une nouvelle année bénie à la lumière de notre « Merveilleux Conseiller » ! (Es 9.5)

Le mot du rédacteur

« Reviens à moi, ton Dieu. Pratique la bonté et respecte le droit.
Ne cesse jamais de compter sur moi, ton Dieu !
» (Os 12.7)


Est-ce là l’état de l’Eglise en Occident ?

Heureusement que, tel le berger qui va à la recherche de la brebis égarée (Mt 18.12), dans sa « bonté » sans bornes et son désir de nous voir tous sauvés (1 Tm 2.4) Dieu ne se lasse pas de nous rappeler à lui et de nous inviter à « compter » sur son pardon en Jésus-Christ.
C’est là le « droit » qu’il nous applique, un « droit » basé sur l’expiation que Jésus a fait de nos péchés. Et c’est selon ce « droit » qu’il nous invite à le suivre, dans une repentance et une foi de tous les jour.
C’est à la lumière de ce « droit » que nous voulons aussi lire ce numéro d’Amitiés Luthériennes.

Tout d’abord une explication : ce numéro ne contient pas encore le sujet des catastrophes naturelles annoncé à la suite du cataclysme en Haïti. Ce sera pour une autre fois.
D’ailleurs, cela reste d’actualité : depuis, nous avons eu – pour ne citer que quelques exemples – le volcan islandais Eyjafjöll, la marée noire BP sur les rivages des Etats-Unis, le « bombardement » de Sochaux-Montbéliard par la grêle, les coulées de boue en Alsace puis, là mortelles, dans la région de Draguignan et bien pires encore, en Chine et au Brésil. Cela n’arrête pas.
Ce numéro se consacre davantage à l’Eglise et à son rôle dans ce monde déchristianisé (« Gouvernement, seul responsable ? » et « Détérioration religieuse et « dé-baptisation » » en p. 7 ; « Questions éthiques » et « Démographie changeante de la chrétienté » en p. 12 et 18-19).
D’autres pages traitent davantage de l’orientation missionnaire de la
paroisse (« Notre vision pour l’Eglise Luthérienne », p. 4-5 ; « La dimension missionnaire de la paroisse », p. 13-17).

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Très intéressant sera certainement le témoignage personnel de François Lara, Monégasque athée qui est devenu pasteur luthérien en … Argentine (« Un vide en forme de Dieu », p. 8-10), exemple éminemment encourageant de la puissance de l’appel de Dieu par l’Evangile : cela vaut toujours la peine de témoigner de l’Evangile.
Enfin, la série « Concept Biblique » continue, cette fois-ci avec la « Trinité ».
Quant aux nouvelles, si elles sont présentes dans toutes les autres rubriques, citons ici encore celles de « l’Eglise en synode », p. 11, et le « Courrier des lecteurs » toujours intéressant et encourageant pour les bénévoles de notre association.

A ce sujet, la rédaction attend toujours, pour les « Nouvelles de L’Heure Luthérienne », des infos et une photo de chacune des deux équipes d’enregistrement des programmes radio, ainsi que du travail du Conseil d’Administration. « Wait and see ! » Cette fois-ci, nous n’avons rien vu venir …

Le mot du rédacteur

« J’étais mort, et voici, je suis vivant pour les siècles des siècles. Je détiens les clés de la mort et du séjour des morts ! » (Ap 1.18)

Voilà comment notre Seigneur Jésus-Christ s’adresse à nous. C’est là son message de Pâques qui remplit nos cœurs de paix, de joie et d’espérance. Quelque part, nous avons de la chance dans l’hémisphère nord, de pouvoir célébrer Pâques au printemps, au moment où Dieu fait suivre le printemps à l’hiver, selon sa promesse (Gn 8.22), durant la saison où la terre se réveille et où la végétation se met à revivre.C’est un peu une métaphore de la résurrection du Christ, une parabole vivante de ce qui nous attend après le sommeil de notre corps.« J’étais mort. » Cette vérité et la raison pour laquelle notre Seigneur s’est donné dans la mort, vous pouvez le lire dans l’article « Il suffit que Dieu pardonne » (p. 4).Toute la portée du « Et voici, je suis vivant ! » est présentée dans l’article « L’être et le paraître » (p. 6).La joie que cela déclenche en nous transparaît dans le concept biblique traité cette fois-ci : « Hosanna et Benedictus » (p. 9), aussi dans l’article sur « Maystre Loys Bourgeois » (p. 13).L’Eglise habitée par la foi, la joie et l’espérance de Pâques organise sa vie autour de cet Evangile de grâce et de vie (article « Polykarp Leyser », p. 14) et va avec cet Evangile à la encontre du monde (article « Friedrich Wyneken au Far West », p. 16).Comme activités particulières, ce numéro présente le travail de l’équipe d’expédition d’Amitiés Luthériennes (p. 19), le travail radio (p. 18) et une initiative intéressante dans la Paroisse St-Pierre de Châtenay – Le Plessis (p. 18).Les relations avec nos frères africains sont abordées en p. 20, et le besoin d’être porté par votre prière et votre engagement est souligné aussi bien en pages 19 et 23.Je vous invite tout particulièrement à relire au dos de ce magazine déclaration avec laquelle notre oeuvre se présente. Je ne cite que le début.« Amitiés Luthériennes est un mouvement qui rassemble, à l’intérieur de la francophonie, les amis ou sympathisants de L’Heure Luthérienne. Elle veut être une aide au progrès dans la foi chrétienne et au témoignage évangélique. […] »C’est grâce à vous que cela nous est possible. Sans vous, nous ne sommes pas grand-chose. Certes, le Seigneur peut faire des miracles. Mais il les fait surtout dans les cœurs quand il les attire ans la foi à lui et par gratitude dans l’engagement dans les activités de Son Eglise.Vous vous demandez sans doute pourquoi nous ne parlons pas des catastrophes à Haïti, au Chili, et dans l’Ouest de la France. D’abord, parce que les médias en ont amplement parlé, ensuite parce que nous comptons y en parler davantage dans le pro consacrer quelques pages du prochain numéro.En attendons, joyeuse Pâques en notre Seigneur qui « détient les clés de la mort et du séjour des morts ! »

Lumière dans la nuit

Amis,

J’espère que c’est avec joie, et peut-être aussi soulagement, que vous retrouvez Amitiés
Luthériennes après une année d’éclipse. C’est en tous cas un soulagement pour l’équipe de
L’Heure Luthérienne en France de vous offrir à nouveau ce service, et une joie de voir notre
magazine reparaître.

Il y a longtemps que j’avais choisi pour sa couverture l’image d’un phare dans la nuit : s’il n’est pas dans la tempête, les eaux qui le baignent sont mouvantes, floues. Il en a été ainsi pour nous cette année où nos ressources bénévoles se sont réduites au point d’interrompre la
publication d’Amitiés Luthériennes : une année de navigation à vue, sur une mer formée, sans savoir quand nous mènerions la barque à bon port, mais toujours avec espoir à cause de la foi
en Dieu qui est lumière, en sa Parole qui est une lumière sur notre chemin. Voici donc, au bout
d’un an, la petite lumière de ce magazine fait de témoignages fondés sur la Parole de Dieu.
Une lumière dans la nuit, c’est au coeur de la symbolique de Noël, de la naissance de Jésus qui
est la lumière venue dans les ténèbres à l’étoile qui annonce sa naissance et guide les mages :
inspirée, Louise Fortmann nous a confié l’histoire d’un Noël qui ne finit qu’avec le mois de
Janvier !

De navigation, il en est aussi question avec le « GPS » infaillible qu’Edgar Ludwig préconise en
ce début d’année où nous sommes plus volontiers tournés vers l’avenir.
Une année 2008 sans Amitiés Luthériennes, c’est l’occasion maintenant d’une rétrospective sur
ce qui a pu se passer par ailleurs pour l’Eglise cette année-là !
Et puis, malgré ou à cause de l’absence de parution de votre magazine, ainsi qu’en réaction à
nos émissions qui elles, ont continué, vous nous avez écrit. Vous retrouverez notamment des
réactions aux articles sur « la pudeur » publiés dans le dernier numéro.
Une année, une année d’émissions Lumière sur le Chemin, des témoins de la foi qui sont aussi
des lumières dans la nuit… nous avons sélectionné cette année des témoins d’un genre
particulier, dont les péripéties ont également fait l’objet de méditations dans le recueil Notre
Culte Quotidien, disponible aux Editions Le Luthérien.

Grâce à une réorganisation du travail bénévole, votre magazine devrait paraître à nouveau plus
souvent, à nouveau sous la direction du pasteur Haessig. N’hésitez pas à participer à la relance
avec vos questions, mais aussi pourquoi pas en proposant votre contribution ou en illustrant les
articles envoyés !

Bonne année, bonne lecture, et à bientôt !

Philippe Volff, pasteur
rédacteur par intérim