Souffrir avec Jésus

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Carte des persécutions des chrétiens (Le « printemps » arabe ne profite pas aux chrétiens)

Jn 15.18-21
18 « Si le monde vous déteste, sachez qu’il m’a détesté avant vous.
19 Si vous étiez du monde, le monde vous aimerait car vous seriez à lui. Vous n’êtes pas du monde, mais je vous ai choisi du milieu du monde ; c’est pour cela que le monde vous déteste.
20 Souvenez-vous de la parole que je vous ai dite : « Le serviteur n’est pas plus grand que son seigneur. » S’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront aussi ; s’ils ont gardé ma parole, ils garderont aussi la vôtre.
21 Mais ils vous feront tout cela à cause de moi, parce qu’ils ne connaissent pas celui qui m’a envoyé. »

« L’heure » finale de Jésus « est venue » (Jn 13.1). Elle a été attendue depuis longtemps dans ce quatrième
Evangile. Dans son discours, Jésus attire maintenant l’attention sur quelque chose de nouveau. Pour la première fois, il parle de ce que les disciples vont vivre pendant et après « son heure ».
Dans ce discours d’adieu, Jésus fait des annonces prophétiques et adresse des exhortations à ses disciples. Il leur annonce ce qu’ils vivront dans l’immédiat, puis plus tard, tout en rappelant qui il est et comment ses disciples sont intimement liés à lui.

Jésus ne dit pas qu’il se pourrait qu’ils aient à souffrir, mais qu’ils vont souffrir. En effet, l’hostilité à laquelle les siens sont exposés vient de ce qu’ils font partie intégrante d’une confrontation cosmique bien établie entre Jésus et le monde, parce que le monde ne connaît pas et rejette le Père « qui L’a envoyé » (v. 21).

L’Eglise souffre d’abord à cause de sa connexion au Christ. Augustin d’Hippone (354-430) fait dire à Jésus : « En vous ils me haïront, moi ; en vous ils me persécuteront, moi ; ils ne garderont pas votre parole parce que c’est ma Parole. »
Mais l’Eglise souffre aussi à cause du conflit du monde avec la Trinité. Jean Chrysostome (344-407) dit : « Le Père est aussi insulté en même temps qu’eux, » les croyants.

La Bible, réconfort pour les persécutés en prison

Mc 8.34-38
34 « Puis il appela la foule avec ses disciples et il leur dit : « Si quelqu’un veut être mon disciple, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix et qu’il me suive !
35 En effet, celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui la perdra à cause de moi et de la bonne nouvelle la sauvera.
36 Et que servira-t-il à un homme de gagner le monde entier, s’il perd son âme ?
37 Que donnera un homme en échange de son âme ?
38 En effet, celui qui aura honte de moi et de mes paroles au milieu de cette génération adultère et pécheresse, le Fils de l’homme aura aussi honte de lui quand il viendra dans la gloire de son Père avec les saints anges. » »

Ici, Jésus indique que l’Eglise participe toujours aux souffrances du Christ. Aucun chrétien n’y échappe. Le sort de « l’âme » est en jeu (v. 36).
Quand Jésus nous appelle à « porter la croix » (v. 34) il n’utilise pas une simple image pour parler des problèmes de la vie quotidienne. Si tel était le cas, il ne recourrait pas à la comparaison avec ce terrible instrument de torture avec lequel l’Empire Romain éliminait publiquement ceux qui lui causaient des problèmes politiques et sociaux.

Autrement dit, « suivre Jésus » (v. 34) consiste toujours à porter les conséquences concrètes et terribles du témoignage qu’on lui rend ainsi qu’à sa Parole « au milieu de cette génération adultère et pécheresse » (v. 35+38).
N’oublions pas que ce discours (les versets 34 à 38) fait encore partie de sa réponse à Pierre. Juste avant, Jésus s’entretenait clairement avec ses disciples de sa personne, de son identité :
« « D’après vous, qui suis-je ? » demanda-t-il. Pierre lui répondit : « Tu es le Christ ! » » (v. 29)
Puis Jésus passe insensiblement de sa messianité – « Qui dites-vous que je suis ? » – à la question : C’est quoi, « être mon disciple » ?
Les graves annonces des souffrances doivent être comprises comme étant le lot de ceux qui ont été intégrés par pure grâce comme disciples dans une chaîne, une succession, une communion de souffrances que Dieu a voulues.

La structure de l’Evangile selon Marc lie la destinée de Jésus à celle de Jean-Baptiste (celui qui a été « envoyé devant » Jésus, Mc 1.2), et la destinée des disciples à celle de Jésus.
Jésus ne souffre et ne meurt pas seulement comme Jean-Baptiste ;
il démarre aussi une nouvelle lignée qui va au-delà de sa propre mort (Mc 14.28 ; 16.7).
Notre participation aux souffrances du Christ n’est pas le fait d’une simple imitation de notre part. Notre participation aux souffrances de notre Seigneur ne peut être conçue que comme « un don et un cadeau ». « L’autre partie ne suit que si vous avez Christ comme fondement et bénédiction suprême de votre salut […] : alors vous le prenez en exemple, vous vous offrez au service de votre prochain de la même manière que vous voyez que Christ s’est donné lui-même pour vous » (Martin Luther).
Mais comment se peut-il que l’Eglise puisse avoir part à ce qu’un autre a vécu, aux souffrances de Jésus ?

Voici la réponse du Nouveau Testament : L’Eglise participe au corps chargé de souffrances du Christ à travers les sacrements. C’est « du sang et de l’eau » qui « sortit » du corps du divin Crucifié (Jn 19.34) au moment précis où il posa les fondements de l’Eglise.
« Nous avons été baptisés en sa mort » et en sa résurrection (Rm 6.3-4). « Nous avons tous été baptisés en un seul corps » (1 Co 12.13) et avons part à ce corps souffrant, mort et ressuscité, bien que « nous soyons nombreux » (1 Co 10.16-17).

Le professeur Bustamante a continué avec les parties suivantes :
• Souffrir en tant qu’« enfant » du Seigneur (Hé 12.4-11)
• Les souffrances comme partie des malheurs des derniers temps (Mc 13.4-13 et 24-27 ; 1 P 4.12-19 ; Ap 12.1-17. – La Rédaction.

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