6 juillet 2026
Colossiens 1.24-29
Je me réjouis maintenant dans mes souffrances pour vous et je supplée dans ma vie à ce qui manque aux peines infligées à Christ[a] pour son corps, c’est-à-dire l’Eglise. C’est d’elle que je suis devenu le serviteur, conformément à la charge que Dieu m’a confiée pour vous: annoncer pleinement la parole de Dieu, le mystère caché de tout temps et à toutes les générations, mais révélé maintenant à ses saints. En effet, Dieu a voulu leur faire connaître la glorieuse richesse de ce mystère parmi les non-Juifs, c’est-à-dire Christ en vous, l’espérance de la gloire. C’est lui que nous annonçons, en avertissant et en instruisant toute personne en toute sagesse, afin de présenter à Dieu toute personne devenue adulte en Jésus-Christ. C’est à cela que je travaille en combattant avec sa force qui agit puissamment en moi.
Ce qui manque aux souffrances de Christ, je l’achève en ma chair, pour son corps qui est l’Église. (verset 24)
La souffrance a-t-elle une valeur rédemptrice ? C’est ce que croient certains. On a dit parfois que c’est à cause de cela que la France traditionnellement catholique a du retard dans la lutte contre la souffrance et dans les soins dits palliatifs. Qui n’a pas entendu de commentaire du genre : « Il a mérité le ciel par ses souffrances » ?
Mais la souffrance n’a pas de valeur rédemptrice. On ne se rachète pas et on ne mérite pas le ciel en souffrant. Christ est le seul dont les blessures et les douleurs rachètent. Il a souffert en effet en expiant les péchés des hommes. Et il l’a fait de façon parfaite. N’a-t-il pas dit sur la croix avant de mourir : « Tout est accompli » ?
Alors pourquoi l’apôtre dit-il qu’il achève dans sa chair les souffrances du Christ ? Parce que pour apporter le salut aux hommes il faut deux choses : les racheter, et cela Jésus-Christ a été le seul à le faire ; mais aussi leur annoncer l’Évangile, et cela, c’est aux apôtres, aux pasteurs, aux missionnaires et à tous les chrétiens de le faire. Et cela ne va pas sans souffrances, petites ou grandes.
Seigneur, donne-nous la force de porter ce fardeau et de ne reculer devant rien pour que ton Évangile soit connu et cru. Amen.
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Méditation écrite par le pasteur Wilbert KREISS (2000). Droits d’auteur détenus par l’Église Évangélique Luthérienne – Synode de France.