23 juillet 2026
1 Thessaloniciens 3.1-8
C’est pourquoi, n’y tenant plus, nous avons jugé bon de rester seuls à Athènes et vous avons envoyé notre frère Timothée, serviteur de Dieu [et notre collaborateur] dans l’Evangile de Christ, pour vous affermir et [vous] encourager dans votre foi, afin que personne ne soit ébranlé au milieu des difficultés présentes. En effet, vous le savez vous-mêmes, c’est à cela que nous sommes destinés. De fait, lorsque nous étions chez vous, nous vous annoncions d’avance que nous allions connaître la persécution, et c’est ce qui est arrivé, comme vous le savez. Voilà pourquoi, n’y tenant plus, je l’ai envoyé pour m’informer de votre foi, dans la crainte que le tentateur ne vous ait tentés et que nous n’ayons travaillé pour rien. Mais Timothée vient de nous arriver de chez vous, et il nous a donné de bonnes nouvelles de votre foi et de votre amour; il nous a dit que vous avez toujours de nous un bon souvenir et que vous désirez nous revoir autant que nous le désirons aussi. C’est pourquoi, frères et sœurs, dans nos angoisses et nos épreuves, nous avons été encouragés à votre sujet par votre foi. En effet, maintenant nous vivons, puisque vous tenez ferme dans le Seigneur.
Maintenant nous vivons, puisque vous demeurez fermes dans la foi. (verset 8)
L’apôtre sait que les chrétiens de Thessalonique ont dû souffrir à cause de leur foi. Normal dans un environnement païen, car un enfant de Dieu ne fléchit pas les genoux devant les idoles. Quelles qu’elles soient du reste, y compris celles d’aujourd’hui. Mais pourquoi cette inquiétude dans le cœur de l’apôtre ? Pourquoi, alors que son travail le retenait à Athènes, sa peur l’a-t-il poussé à leur envoyer Timothée ? Comment se fait-il qu’un homme comme Paul exprime ses craintes et parle de ses angoisses ? Manquerait-il de foi en Dieu ?
Non, il connaît trop bien le Seigneur pour douter de lui. Mais il connaît aussi l’ennemi Numéro 1 des chrétiens. Il exprime sa crainte que « le tentateur ne vous ait tentés ». Là où le Seigneur rassemble son Église, le diable ne connaît ni trêve ni repos. Il est le « prince de la puissance de l’air » contre lequel nous devons nous battre, car il veut nous détourner de la foi. Et cela lui réussit bien souvent. Pierre l’appelle le lion rugissant qui rôde autour de nous cherchant qui il dévorera. L’apôtre exprime une crainte légitime. Mais il revit aussi en apprenant que les chrétiens de Thessalonique ont tenu tête à Satan.
Seigneur, être un chrétien, c’est lutter et mener le bon combat de la foi. Aide-moi à le faire avec courage et accorde-moi un jour la victoire finale. Amen.
______________________
Méditation écrite par le pasteur Wilbert KREISS (2000). Droits d’auteur détenus par l’Église Évangélique Luthérienne – Synode de France.