20 mai 2025
Actes 16.9-10
« Pendant la nuit, Paul eut une vision : un Macédonien lui apparut et lui fit cette prière : ‘Passe en Macédoine, secours-nous !’ À la suite de cette vision de Paul, nous avons immédiatement cherché à nous rendre en Macédoine, concluant que le Seigneur nous appelait à y annoncer la bonne nouvelle. »
Ce passage m’a toujours intriguée. Juste avant cela, on voit Paul et ses compagnons vouloir annoncer l’Évangile en Asie, puis en Bithynie — mais « l’Esprit de Jésus ne leur permit pas ». On ne sait jamais exactement pourquoi le Saint-Esprit ne voulait pas qu’ils aillent là-bas. Est-ce que les gens n’étaient pas encore prêts à entendre l’Évangile ? Était-il plus urgent d’aller en Macédoine ? Nous l’ignorons. Tout ce que nous savons, c’est que Paul et ses compagnons ont écouté — même si cela n’avait pas de sens à leurs yeux. Ils ont fait confiance à Dieu, convaincus qu’il savait ce qu’il faisait.
Et ce genre de choix se pose pour nous aussi, n’est-ce pas ? Il y a ces moments où nous faisons face à un problème, et une solution rapide semble s’offrir à nous — mais elle implique peut-être quelque chose d’un peu douteux. Si nous prenions le temps de réfléchir, nous saurions ce que Jésus en pense. Mais voilà : nous n’avons pas envie de nous arrêter, car alors il nous faudrait lui obéir ! Alors on préfère mettre nos doigts dans nos oreilles et dire : « La la la, je ne t’entends pas, Seigneur ! »
Bien sûr, ensuite, on le regrette. Parce que c’est souvent après avoir tout gâché — notre travail, notre famille, une situation dans l’Église — qu’on comprend enfin pourquoi Jésus nous avait interdit ce chemin.
Dieu merci, notre Seigneur est patient. Il nous relève, nous purifie, nous remet sur la bonne voie — encore et encore. Il nous dit : « Fais-moi confiance. Je t’aime, et je sais de quoi je parle. Ne suis pas ta propre sagesse cette fois-ci. Suis la mienne. Tu ne le regretteras pas. »
Jésus lui-même a affronté ce choix dans sa vie humaine sur terre. Il a été tenté à maintes reprises de suivre une sagesse purement humaine, de prendre un raccourci vers son objectif, d’éviter la croix. Combien de fois le diable a-t-il soufflé : « Si tu fais assez de miracles, ils te suivront partout ! », « Nourris-les, et ils ne te quitteront pas. », « Change cette pierre en pain — laisse-les te faire roi — descends de la croix, adore-moi et tu obtiendras tout ce que tu veux, sans avoir à mourir. »
Mais rien de cela n’était vrai. Cela ne l’a jamais été. Le chemin du salut passait inévitablement par le Calvaire — puis par un tombeau emprunté. La souffrance, la mort et la résurrection de Jésus étaient nécessaires. Parce qu’il est mort pour nous, nous sommes pardonnés et libérés du péché et de la mort. Parce qu’il est ressuscité, nous qui plaçons notre confiance en lui vivrons aussi éternellement.
Jésus a fait confiance au Père, et quelle récompense glorieuse ! Et nous aussi, nous avons tout ce qu’il nous faut lorsque nous faisons confiance au Seigneur et nous réjouissons de sa sagesse, qui est notre salut.
PRIONS : Seigneur, lorsque je suis tenté de faire ce qui me semble bon à mes yeux, aide-moi à te suivre, toi. Amen.
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Questions de réflexion :
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Méditation écrite par le Dr Kari Vo. Traduite par L’Heure Luthérienne. Droits d’auteur détenus par International Lutheran Laymen’s League, utilisés avec la permission de Lutheran Hour Ministries, tous droits réservés.