6 juin 2025
Jean 16.21-22 — [Jésus dit :] « La femme éprouve de la tristesse quand elle accouche, parce que son heure est venue. Mais lorsqu’elle a donné le jour à l’enfant, elle ne se souvient plus de sa souffrance, tant elle est dans la joie d’avoir mis un être humain au monde. Vous aussi, vous êtes maintenant dans la tristesse ; mais je vous reverrai, votre cœur se réjouira, et cette joie, personne ne vous l’enlèvera. »
C’est le seul film pour lequel j’ai payé sans en voir la fin. Je crois que nous avions gardé au moins un des billets. J’ai fouillé dans les vieux albums de bébé, mais sans succès. Ce serait un joli souvenir pourtant — un symbole de cette soirée mémorable. Pour ma femme, cela symboliserait la nouvelle réalité qui nous attendait : après neuf mois d’attente, l’heure était venue. Pour moi aussi, cela aurait eu un sens, mais dans un autre registre : car jusqu’à aujourd’hui, je ne sais toujours pas comment ce film se termine. Et je crois que j’avais payé six dollars par place. Si j’avais encore ce bout de billet, je pourrais le prouver.
Honnêtement, ça m’avait coûté de quitter la salle avant la fin. Je sais que c’est un peu ridicule — surtout vu l’événement en question : la naissance de notre premier enfant, un bouleversement total, une réalité nouvelle et plus grande que tout ce que nous avions connu jusque-là. Mais voilà, une part de moi voulait rester là. Et aujourd’hui, vingt ans plus tard, quand j’en parle avec ma femme, aucun de nous ne se souvient du titre du film. On ne sait toujours pas comment il finit. Mais ce que nous avons, c’est un fils — et une joie que même un billet déchiré ne peut effacer.
Jésus a donné cette image à Ses disciples : Il leur a dit que Sa mission serait comme un accouchement. Et comme une naissance, elle serait accompagnée de douleur, de tension — mais de l’autre côté, il y aurait la joie. Jésus savait qu’Il allait être crucifié, puis ressuscité le troisième jour. Il savait aussi qu’après Son ascension, Ses disciples vivraient à leur tour la souffrance, la persécution et la pression, jusqu’à ce qu’Il revienne pour instaurer pleinement Son Royaume. C’est pourquoi Il leur donne cette image : aucune douleur de ce monde ne saurait faire le poids face à la gloire du Royaume de Dieu — cette nouvelle réalité qui a déjà commencé. Et, vue sous cette lumière, toute la souffrance semblera aussi insignifiante qu’un billet à moitié utilisé.
Si on ne garde que le souvenir du billet déchiré, on pourrait être envahi par le sentiment de perte. Mais si l’on s’accorde à la nouvelle réalité de Dieu, une joie plus grande prend alors le dessus. Jésus a dit que cette joie vient lorsque nous écoutons Sa Parole et que nous répondons par la prière. Il a promis que Sa joie nous serait donnée à travers la prière.
La prière, c’est parler à Dieu au nom de Jésus. C’est demander, remercier, confesser, se plaindre, louer — tout cela en réponse à Son appel et à Sa promesse. La prière est un don de l’Esprit. C’est elle qui nous connecte à la réalité nouvelle de Dieu. Elle est le chemin de la joie.
Alors, avec nos petits bouts de billets déchirés, nous suivons Jésus — et nous avançons dans la joie.
PRIONS : Saint-Esprit, rappelle-nous de demander au Père au nom de Jésus, afin que notre joie soit complète. Amen.
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Questions de réflexion :
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Méditation écrite par Dr Michael Zeigler. Traduite par L’Heure Luthérienne. Droits d’auteur détenus par International Lutheran Laymen’s League, utilisés avec la permission de Lutheran Hour Ministries, tous droits réservés.