Méditation quotidienne

Une petite lecture… pas si légère

Job 1.8-12a

L’Éternel dit à l’adversaire : « As-tu remarqué mon serviteur Job ? Il n’y a personne comme lui sur la terre : c’est un homme intègre et droit, qui respecte Dieu et s’écarte du mal. » L’adversaire répondit à l’Éternel : « Est-ce de façon désintéressée que Job respecte Dieu ? Ne l’as-tu pas protégé, lui, sa famille et tout ce qui lui appartient ? Tu as béni le travail de ses mains et ses troupeaux couvrent le pays. Mais tends un peu la main, touche à tout ce qui lui appartient, et je suis sûr qu’il te maudira en face ! » L’Éternel dit à l’adversaire : « Eh bien, tout ce qu’il possède est en ton pouvoir… »

Daniel, un ami à moi, raconte qu’il a traversé une expérience semblable à celle de Job lorsqu’il était au lycée. Il vivait une vie de conte de fées quand tout a basculé. Son univers s’est effondré. Son conseiller d’orientation, qui savait que Daniel était chrétien, lui a conseillé de lire le livre de Job. Mais pas pour fortifier sa foi. Au contraire, il voulait la détruire. Il voulait le confronter à la souffrance absurde du monde et au silence glacial de Dieu. Il voulait que Daniel maudisse Dieu dans l’obscurité et le rejette. C’est pour cela qu’il lui a recommandé Job.

Un soir, Daniel a suivi ce conseil. Il a lu tout le livre de Job, d’un bout à l’autre, les 42 chapitres d’un seul coup. Un passage éclairant d’un autre livre de l’Ancien Testament dit que l’homme voit en Dieu ce qu’il projette sur Lui : au tordu, Dieu paraît tortueux ; à l’orgueilleux, Dieu semble cruel. Mais à celui qui a besoin de grâce, Dieu se montre compatissant. Pour le cœur brisé, Dieu est Sauveur (voir 2 Samuel 22.26-28). Ce soir-là, Daniel s’est tourné vers Dieu dans la nuit de Job, brisé. Il y est entré en tant qu’homme baptisé dans les souffrances, la mort et la résurrection de Jésus. Daniel s’est assis dans les ténèbres aux côtés de Job, avec juste un peu de lumière du Christ, et il dit que cela a sauvé sa foi.

Le livre de Job n’est pas une lecture légère. Mais les chrétiens le lisent à la lumière du Christ. La lumière de Jésus ne dissipe pas tous les mystères du livre. En le lisant, nous sommes toujours confrontés à l’obscurité. Pourquoi Dieu permet-il à certains de souffrir et pas à d’autres ? Pourquoi reste-t-il souvent silencieux quand nous souffrons ? Pourquoi ne fait-Il rien, maintenant ? Nous ne connaissons pas les réponses. Mais nous savons qui est la réponse. Nous savons qui nous a trouvés quand notre monde s’est effondré et que tout s’est obscurci. Nous savons ce que Jésus a fait pour nous à la croix. Et nous savons que si l’amour de Dieu a brillé ce jour le plus sombre, dans la souffrance et la mort de Jésus, alors cet amour finira par percer toutes les autres ténèbres, le jour où Jésus reviendra pour ressusciter les morts et réparer nos pertes. En attendant, Il est là, assis avec nous dans l’obscurité. En attendant, Jésus est une lumière suffisante pour avancer.

PRIONS : Seigneur Jésus, lorsque les ténèbres viendront, montre-moi le chemin. Amen.

Questions de réflexion :

  1. Avez-vous déjà vécu une « expérience de Job » ? Comment y avez-vous fait face ?
  2. Quelle est la différence entre savoir quoi est la réponse et savoir qui est la réponse ?
  3. Quand pourriez-vous prendre deux heures et demie pour lire ou écouter tout le livre de Job ? 
  4. Quels passages du Nouveau Testament pourraient vous éclairer dans l’obscurité de Job ?

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Méditation écrite par le pasteur Michael Zeigler. Traduite par L’Heure Luthérienne. Droits d’auteur détenus par International Lutheran Laymen’s League, utilisés avec la permission de Lutheran Hour Ministries, tous droits réservés.

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