Méditation quotidienne

Mauvaises prières ?

Luc 11.1-4, 9a, 11-13

Jésus priait un jour dans un certain lieu. Lorsqu’il eut fini, un de ses disciples lui dit : « Seigneur, enseigne-nous à prier, comme Jean l’a enseigné à ses disciples. » Il leur dit : « Quand vous priez, dites : 
Père, que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne.
Donne-nous chaque jour notre pain quotidien ;
pardonne-nous nos péchés,
car nous aussi nous pardonnons à toute personne qui nous offense ;
et ne nous expose pas à la tentation. » […] 
« Et moi, je vous dis : Demandez et l’on vous donnera. […] Quel père parmi vous donnera une pierre à son fils s’il lui demande du pain ? Ou s’il demande un poisson, lui donnera-t-il un serpent au lieu d’un poisson ? Ou s’il demande un œuf, lui donnera-t-il un scorpion ? Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison le Père céleste donnera-t-il le Saint-Esprit à ceux qui le lui demandent ! »

Au fil des années, j’ai rencontré des personnes inquiètes à l’idée de mal prier. Elles craignent de demander par erreur une mauvaise chose, et que Dieu dise oui—ce qui entraînerait un désastre. Une de mes amies pensait même avoir causé une mort ainsi, alors que ce qu’elle avait demandé était bon.

Jésus nous montre que nous n’avons jamais à craindre cela. Dieu ne va pas transformer nos prières sincères en quelque chose que nous regretterons d’avoir demandé. Jésus donne l’exemple d’un enfant affamé qui demande un poisson ou un œuf. Son père ne va pas lui donner un serpent ou un scorpion ! Les bons pères ne font pas ce genre de chose.

On peut pousser ce raisonnement un peu plus loin. Et si l’enfant demandait réellement un serpent ou un scorpion, parce qu’il est trop jeune pour comprendre le danger ? Est-ce que le père lui donnerait quand même ce qu’il demande, pour lui faire une leçon ? Bien sûr que non ! Seul un abuseur ou un meurtrier ferait cela. Un bon père dirait : « Non, tu ne peux pas avoir ça », et il lui donnerait plutôt quelque chose de bon—comme un beignet.

Bien sûr, pour ceux d’entre nous qui ont subi des abus, il peut être difficile de faire confiance à un Dieu invisible—difficile de se souvenir qu’Il n’est pas un abuseur. Mais chaque fois que nous avons du mal à croire, nous pouvons regarder à Jésus—car « il est l’image du Dieu invisible » (Colossiens 1.15a). Jésus est Dieu devenu homme, pour que nous puissions voir dans tout ce qu’il dit et fait qu’il est bon, saint et plein d’amour. Il n’abuserait jamais de personne ! En fait, il a donné sa vie pour nous, pour nous délivrer du pouvoir du mal et nous offrir la vie éternelle. Maintenant qu’il est ressuscité, nous avons Jésus pour toujours, pour prendre soin de nous et nous ramener en sécurité auprès de son Père céleste. Nous avons son Esprit, pour nous apprendre à prier. Et si nous faisons des erreurs ? Nous avons la miséricorde et l’amour de Dieu le Père, du Fils et du Saint-Esprit, pour nous réconforter et nous donner les bonnes choses dont il sait que nous avons besoin, que nous les comprenions ou non. Parce qu’il nous aime.

PRIONS : Merci, Seigneur, de ne pas me tenir rigueur de mes erreurs. Tu m’aimes. Amen.

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Questions de réflexion :

  1. T’arrive-t-il de t’inquiéter à l’idée de te tromper dans ta prière ?
  2. Comment Jésus te donne-t-il du réconfort et de la confiance ?
  3. Peux-tu montrer cette même miséricorde envers quelqu’un qui se trompe à ton sujet ? Comment ?

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Méditation écrite par le Dr Kari Vo. Traduite par L’Heure Luthérienne. Droits d’auteur détenus par International Lutheran Laymen’s League, utilisés avec la permission de Lutheran Hour Ministries, tous droits réservés.

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