2 août 2025
Zacharie 4.6
Alors il [l’ange] m’adressa la parole de l’Éternel en ces termes : « Ce n’est ni par la puissance ni par la force, mais c’est par mon Esprit, dit l’Éternel, le maître de l’univers. »
Permets-moi de te raconter une vieille histoire. Les enfants d’Israël étaient revenus au pays promis après leur captivité à Babylone et tentaient de rebâtir le temple de Jérusalem. Mais partout, ils faisaient face à des obstacles qui semblaient insurmontables. Toute la puissance semblait être du côté de leurs ennemis. Sans doute auraient-ils voulu voir renaître l’armée brillante qui, autrefois, combattait sous le commandement de leur grand roi David, afin d’écraser l’opposition.
Mais Dieu avait un message pour leur gouverneur, Zorobabel. Ce message, transmis par un ange au prophète Zacharie, était porteur d’espérance. Zorobabel était découragé au point qu’un esprit de défaitisme menaçait de faire échouer tout le projet de reconstruction du temple. Pourtant, le temps montra qu’il existait un chemin possible au milieu de ces difficultés, et que la paix pouvait l’emporter grâce à l’aide de Dieu.
Les visions de paix universelle et durable sont anciennes. Elles remontent bien avant la nuit où l’ange proclama aux bergers des champs : « Paix sur la terre » (voir Luc 2.8-20). Bien avant encore, au début de son livre, Ésaïe annonçait ce jour où « nation ne tirera plus l’épée contre nation, et l’on n’apprendra plus la guerre » (Ésaïe 2.4).
Mais ce conflit perpétuel entre nations, bien sûr, se retrouve aussi à l’échelle individuelle, n’est-ce pas ? Dans ma propre ville, il y a des gens qui sont très difficiles à aimer. Mais lorsque je me tiens au pied du calvaire et que j’entends le Sauveur — qui m’a aimé jusqu’à mourir pour moi — me montrer chaque être humain en me disant : « Voici mes enfants pour qui je suis mort. Aime-les, annonce-leur l’Évangile, prie pour eux, aide-les de toutes les manières possibles », alors je comprends que cette vérité de Dieu me concerne personnellement.
Quand je contemple la souffrance du Christ, mort pour tous les péchés — les miens comme ceux du pire des pécheurs —, mon cœur endurci commence à s’attendrir. Peu à peu, alors que le Saint-Esprit agit en moi, l’antipathie que je nourrissais envers certains s’estompe ; son emprise néfaste sur mes pensées et mes émotions faiblit. L’amour chrétien ne naît pas de lui-même : c’est l’Esprit de Dieu qui façonne notre cœur pour qu’il devienne plus semblable à celui de Jésus (voir Jean 16.12-15 ; 2 Corinthiens 3.16-18 ; Philippiens 2.1-18).
Pour faire simple : « Mes chers amis, puisque Dieu nous a tant aimés, nous devons nous aussi nous aimer les uns les autres » (1 Jean 4.11). C’est par là que tout commence : montrer généreusement de l’amour envers les autres, désirer qu’ils partagent notre espérance en l’Évangile et la joie de la foi chrétienne. Le monde peut bien nous rejeter, mais l’Esprit de Dieu peut nous transformer de l’intérieur, en nous donnant le désir d’aimer et de ressembler davantage à Jésus.
PRIONS : Père céleste, apprends-moi à aimer mes ennemis. Au nom de Jésus. Amen.
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Questions de réflexion :
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Méditation adaptée d’après le sermon « Agir pour la paix » du pasteur Armin Oldsen. Traduite par L’Heure Luthérienne. Droits d’auteur détenus par International Lutheran Laymen’s League, utilisés avec la permission de Lutheran Hour Ministries, tous droits réservés.