5 août 2025
Genèse 15.1-6
Après ces événements, la parole de l’Éternel fut adressée à Abram dans une vision. Il dit : « Abram, n’aie pas peur ! Je suis ton bouclier et ta récompense sera très grande. » Abram répondit : « Seigneur Éternel, que me donneras-tu ? Je m’en vais sans enfant, et l’héritier de mes biens, c’est Éliézer de Damas. » Il ajouta : « Tu ne m’as pas donné de descendance, et c’est un de mes serviteurs qui sera mon héritier. » Alors l’Éternel lui adressa la parole : « Ce n’est pas lui qui sera ton héritier, mais bien ton propre fils. » Puis il le fit sortir et lui dit : « Regarde vers le ciel et compte les étoiles, si tu peux les compter. » Et il lui dit : « Telle sera ta descendance. » Abram eut confiance en l’Éternel, qui le lui compta comme justice.
Cela me paraît étrange que Dieu tienne autant à ce qu’on lui fasse confiance. Il ne demande pourtant rien d’extraordinaire — Il ne demande pas à Abraham de sauter d’une falaise ou de combattre un lion à mains nues. Non, Dieu dit simplement : « Fais-moi confiance. Je te donnerai une famille. » Est-ce si difficile que cela ?
Et pourtant, nous connaissons bien la réponse : oui, c’est très difficile. Car quand il s’agit de choses qui nous tiennent profondément à cœur, nous voulons garder le contrôle. Pensons à ceux qui disent : « On n’est jamais mieux servi que par soi-même. » Voilà l’attitude profondément humaine — depuis le jardin d’Éden, où le diable nous a piégés avec ces mots : « Vous serez comme Dieu, connaissant le bien et le mal. » Apparemment, faire confiance à Dieu pour gérer l’univers n’était pas suffisant. Et aujourd’hui encore, notre monde en porte les conséquences.
Mais Abraham, lui, a fait confiance à Dieu — et Dieu s’en est réjoui. Il « le lui compta comme justice ». Abraham est appelé l’ami de Dieu, pour une seule raison : il lui a fait confiance. Il faut vraiment se demander combien c’est rare qu’un être humain fasse confiance à Dieu, pour que le Seigneur se réjouisse autant lorsqu’un d’entre nous le fait enfin !
Jésus manifeste la même joie. Lorsqu’il propose de venir chez un homme pour guérir son serviteur, celui-ci répond : « Tu n’as pas besoin de venir. Dis seulement un mot, et mon serviteur sera guéri. » Et Jésus est ravi. Il déclare : « Je vous le dis, même en Israël, je n’ai pas trouvé une telle foi. » Et bien sûr, le serviteur fut guéri.
La confiance est précieuse aux yeux de Dieu. Elle est même au cœur de notre salut. Car Jésus a accompli tout ce qu’il fallait — il est devenu un homme, il a enseigné, guéri, pris soin des gens, il a été trahi, torturé, crucifié — et il est ressuscité trois jours plus tard, comme en témoignent de nombreux témoins. Et maintenant, il nous dit : « Fais-moi confiance. » Fais-moi confiance, et tu seras sauvé. Fais-moi confiance, et tes péchés sont pardonnés, tu es un enfant de Dieu, promis à la vie éternelle. Fais-moi confiance, et tu vivras pour toujours.
PRIONS : Seigneur, avec un Sauveur tel que Toi, comment ne pas Te faire confiance ? Que ton Esprit Saint fortifie ma foi, dans mon cœur et dans ma vie. Amen.
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Questions de réflexion :
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Méditation écrite par le Dr Kari Vo. Traduite par L’Heure Luthérienne. Droits d’auteur détenus par International Lutheran Laymen’s League, utilisés avec la permission de Lutheran Hour Ministries, tous droits réservés.