Méditation quotidienne

À la recherche d’une patrie

Hébreux 11.1, 8-11, 13-16

« Or la foi est une ferme assurance des choses qu’on espère, une démonstration de celles qu’on ne voit pas. […] C’est par la foi qu’Abraham a obéi, lorsqu’il a été appelé à partir pour un lieu qu’il devait recevoir en héritage. Il est parti sans savoir où il allait. C’est par la foi qu’il a séjourné dans la terre promise comme dans une terre étrangère, y habitant sous des tentes, ainsi qu’Isaac et Jacob, les cohéritiers de la même promesse. Car il attendait la cité qui a de solides fondations, celle dont Dieu est l’architecte et le constructeur. C’est par la foi que Sara elle-même, malgré son âge avancé, a été rendue capable d’avoir une descendance, parce qu’elle a estimé fidèle celui qui avait fait la promesse. […] C’est dans la foi qu’ils sont tous morts, sans avoir reçu ce qui leur était promis, mais ils l’ont vu et salué de loin, reconnaissant qu’ils étaient étrangers et voyageurs sur la terre. Ceux qui parlent ainsi montrent clairement qu’ils cherchent une patrie. S’ils avaient eu en vue celle d’où ils étaient sortis, ils auraient eu la possibilité d’y retourner. Mais en réalité, ils en désirent une meilleure, c’est-à-dire une céleste. C’est pourquoi Dieu n’a pas honte d’être appelé leur Dieu, car il leur a préparé une cité.»

La plupart des membres de ma famille sont des immigrés. Mon mari, par exemple, faisait partie des réfugiés vietnamiens arrivés par bateau. En quarante ans, il a appris à aimer son nouveau pays.

Et pourtant, je sais qu’il lui arrive de ressentir la nostalgie de son pays natal. Les images, les sons – même les odeurs – on comprend tous combien cela peut réveiller le mal du pays. Mais comment appelle-t-on ceux qui ont le mal du pays… d’un lieu où ils ne sont encore jamais allés ?

D’après l’auteur de l’épître aux Hébreux, on les appelle « chrétiens ». Il souligne une vérité que nous portons tous en nous : ce monde n’est pas notre maison, même si nous l’aimons profondément. Nous sommes « étrangers et voyageurs sur la terre », des gens qui ne seront jamais totalement d’ici. Et le monde le sait bien. Comme Jésus l’a dit à ses disciples : « Si vous faisiez partie du monde, il vous aimerait parce que vous seriez à lui. Mais vous ne faites pas partie du monde ; au contraire, je vous ai choisis du milieu du monde. C’est pourquoi il vous déteste » (Jean 15.19).

Et il a raison, n’est-ce pas ? Chaque jour, d’une manière ou d’une autre, le monde nous rappelle que nous ne rentrons pas dans ses cases. Nous suivons Celui qui a aimé ses ennemis, qui est mort pour ceux qui le haïssaient, et qui est ressuscité trois jours plus tard pour devenir la Source de vie pour tous ceux qui se confient en lui – gratuitement, sans rien exiger en retour. Rien de tout cela ne fait sens aux yeux du monde. Mais cet amour bouleversant est le fondement du monde à venir – l’amour de Dieu, qui nous a adoptés comme ses enfants par la foi en Jésus-Christ.

PRIONS : Seigneur Jésus, garde mon cœur attaché à Toi et mes yeux tournés vers le Royaume que Tu nous as promis. Amen.

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Questions de réflexion :

  1. Quand avez-vous ressenti avec le plus d’intensité que vous n’étiez pas à votre place ici ? Donnez un exemple.
  2. Pourquoi Jésus ne nous retire-t-il pas du monde dès maintenant ? Voir Jean 15.26-27 et Jean 17.18-19.
  3. De quelle aide disposons-nous tant que nous sommes dans ce monde ? Voir les mêmes versets.

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Méditation écrite par le Dr Kari Vo. Traduite par L’Heure Luthérienne. Droits d’auteur détenus par International Lutheran Laymen’s League, utilisés avec la permission de Lutheran Hour Ministries, tous droits réservés.

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