Méditation quotidienne

Facile, vraiment !

Luc 23.32-45

On conduisait aussi deux malfaiteurs qui devaient être mis à mort avec lui. Lorsqu’ils furent arrivés à l’endroit appelé «le Crâne», ils le crucifièrent là ainsi que les deux malfaiteurs, l’un à droite, l’autre à gauche. Jésus dit: «Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font.» Ils se partagèrent ses vêtements en tirant au sort. Le peuple se tenait là et regardait. Les magistrats eux-mêmes se moquaient de Jésus [avec eux] en disant: «Il en a sauvé d’autres; qu’il se sauve lui-même, s’il est le Messie choisi par Dieu!» Les soldats aussi se moquaient de lui; ils s’approchaient pour lui présenter du vinaigre en disant: «Si tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même!» Il y avait au-dessus de lui cette inscription écrite en grec, en latin et en hébreu: «Celui-ci est le roi des Juifs.» L’un des malfaiteurs crucifiés avec lui l’insultait en disant: «Si tu es le Messie, sauve-toi toi-même, et nous avec toi!» Mais l’autre le reprenait et disait: «N’as-tu aucune crainte de Dieu, toi qui subis la même condamnation? Pour nous, ce n’est que justice, puisque nous recevons ce qu’ont mérité nos actes, mais celui-ci n’a rien fait de mal.» Et il dit à Jésus: «Seigneur, souviens-toi de moi quand tu viendras régner.» Jésus lui répondit: «Je te le dis en vérité, aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis.» C’était déjà presque midi, et il y eut des ténèbres sur tout le pays jusqu’à trois heures de l’après-midi. Le soleil s’obscurcit et le voile du temple se déchira par le milieu.

« Car quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé. » (Romains 10.13)

Rien n’est plus facile que d’être sauvé. Cher lecteur, retiens bien cette affirmation. Elle est au cœur de la consolation biblique. Il faut la répéter sans cesse car l’homme est incapable de la saisir pleinement, malgré sa beauté. Toujours il dresse des obstacles. Tantôt il y met l’obstacle du mérite et s’enferme dans l’insuffisance de ses œuvres. Tantôt il se gâche le plaisir de la promesse que Jésus fait au brigand. Il dit : c’est une exception. Tantôt il calcule les déficits de sa persévérance et ne voit que des faiblesses. Tantôt il se compare aux autres dont il voit la piété plus excellente. Tantôt ses pauvres connaissances bibliques le disqualifient. Tantôt c’est sa vie sanctifiée qui le bloque. Il conclut : « Le salut, c’est pas gagné ! Le pays où coulent le lait et le miel, c’est pas pour moi », conclut-il

Quelle malheureuse parole ! Et pourtant, rien n’est plus facile que d’être sauvé.

Optimisme délirant ? Supercherie de l’inconscience ? Déclaration mensongère ? Non, parole d’amour du Christ Sauveur. Suppose qu’il ne te reste pour refuge que le Christ parce que tu désespérerais de tout, tu serais gagnant sur toute la ligne. Tu serais vraiment au cœur du salut le plus juste, le plus fort et le plus extraordinaire. Et tant mieux si tu désespères de toi et de tout, et même si tu n’avais qu’un soupir : « Christ, sauve-moi », en vérité tu serais avec Jésus, dans le paradis. 

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Méditation écrite par le pasteur Claude LUDWIG. Droits d’auteur détenus par l’Église Évangélique Luthérienne – Synode de France.

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