13 février 2026
Matthieu 9.1-13
Jésus monta dans une barque, traversa le lac et se rendit dans sa ville. Des personnes lui amenèrent un paralysé couché sur une civière. Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé: «Prends courage, mon enfant, tes péchés te sont pardonnés.» Alors, quelques spécialistes de la loi se dirent en eux-mêmes: «Cet homme blasphème.» Mais Jésus connaissait leurs pensées; il dit: «Pourquoi avez-vous de mauvaises pensées en vous-mêmes? En effet, qu’est-ce qui est le plus facile à dire: ‘Tes péchés te sont pardonnés’, ou: ‘Lève-toi et marche’? Afin que vous sachiez que le Fils de l’homme a sur la terre le pouvoir de pardonner les péchés, lève-toi – dit-il alors au paralysé –, prends ta civière et retourne chez toi.» L’homme se leva et rentra chez lui. Quand la foule vit cela, elle fut émerveillée et célébra la gloire de Dieu, qui a donné un tel pouvoir aux hommes. Jésus partit de là. En passant, il vit un homme assis au bureau des taxes et qui s’appelait Matthieu. Il lui dit: «Suis-moi.» Cet homme se leva et le suivit. Comme Jésus était à table dans la maison, beaucoup de collecteurs d’impôts et de pécheurs vinrent se mettre à table avec lui et avec ses disciples. Les pharisiens virent cela et dirent à ses disciples: «Pourquoi votre maître mange-t-il avec les collecteurs d’impôts et les pécheurs?» Mais Jésus, qui avait entendu, leur dit: «Ce ne sont pas les bien portants qui ont besoin de médecin, mais les malades. Allez apprendre ce que signifie: Je désire la bonté, et non les sacrifices. En effet, je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs, à changer d’attitude.»
« L’Éternel est près de ceux qui ont le cœur brisé, Et il sauve ceux qui ont l’esprit dans l’abattement. » (Psaume 34.18)
Quand on se prépare une soirée agréable dans un restaurant 3 étoiles, on a intérêt à réserver. Si non, tant pis. La table de la cène dérange. Elle n’est pas dressée pour la crème de la société. Elle est dressée pour les nécessiteux, les sans moyens, les détruits de l’âme, les malheureux, les pas bien du cœur et de la vie.
Tout l’Évangile est fondé sur cette approche spéciale qui déplace les marqueurs de la valeur et de la dignité. Le monde entier est en désaccord avec Jésus. Pour les gens, il faut des valeurs, des preuves, des talents, du rang et de la dignité pour être classé parmi les grands et pour être honoré par Dieu et les hommes. Autrement c’est le monde à l’envers. Le mérite : voilà qui vous qualifie. Jésus renverse les codes. Il fuit les méritants, déclasse les normes de la piété, abaisse ce que le monde élève. Il n’est pas venu pour des justes, mais des injustes. Il n’aime pas les bien-portants mais les malades. Il ose dire qu’il n’y en a pas un qui fasse le bien ; tous sont pécheurs. Tous sont indignes.
Alors, oui, la table de la cène est vraiment une table spéciale : sur un petit carton bien en vue est inscrit : Réservée aux pauvres, parce que, voyez-vous, les mérites et les sacrifices qui plaisent vraiment au Seigneur c’est un cœur brisé et un esprit abattu. Il en sera ainsi aujourd’hui, demain et toujours. Ainsi, la table de la cène est la table des pardons, des guérisons, des consciences apaisées et délivrées, des âmes réconciliées avec le Dieu du ciel.
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Méditation écrite par le pasteur Claude LUDWIG. Droits d’auteur détenus par l’Église Évangélique Luthérienne – Synode de France.