14 février 2026
Actes 2.39-47
En effet, la promesse est pour vous, pour vos enfants et pour tous ceux qui sont au loin, en aussi grand nombre que le Seigneur notre Dieu les appellera.» Et par beaucoup d’autres paroles, il rendait témoignage et les encourageait en disant: «Sauvez-vous de cette génération pervertie!» Ceux qui acceptèrent sa parole furent donc baptisés et, ce jour-là, le nombre des disciples augmenta d’environ 3000 personnes. Ils persévéraient dans l’enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain et dans les prières. La crainte s’emparait de chacun et il se faisait beaucoup de prodiges et de signes miraculeux par l’intermédiaire des apôtres. Tous ceux qui croyaient étaient ensemble et ils avaient tout en commun. Ils vendaient leurs propriétés et leurs biens et ils en partageaient le produit entre tous, en fonction des besoins. Chaque jour, avec persévérance, ils se retrouvaient d’un commun accord au temple; ils rompaient le pain dans les maisons et ils prenaient leur nourriture avec joie et simplicité de cœur. Ils louaient Dieu et avaient la faveur de tout le peuple. Le Seigneur ajoutait chaque jour à l’Eglise ceux qui étaient sauvés.
« Nous qui sommes plusieurs, nous formons un seul corps en Christ, et nous sommes tous membres les uns des autres. » (Romains 12. 5)
Il y a de belles tables, joliment garnies, promises à un menu remarquable, invitant à la fête, hélas, l’ambiance n’est pas au rendez-vous. Pierre regarde Jacques avec des arrière- pensées. Solène a le masque des mauvais jours, Arsène a la gorge nouée par un ressentiment, Symphonie rumine de sombres vengeances.
Soudain le Maître de cérémonie entre. Après avoir sondé tous ces visages, il lance : « Êtes-vous sûrs d’être à la bonne table ? Car ici, le plat principal s’appelle : pardon. Voyez comme il est accompagné de grâce, de douceur, d’apaisement. Ici, la querelle est oubliée, la page des ressentiments est tournée. Ici, on sait pourquoi on a fait le déplacement. Ici on sait la qualité des plats servis. Ici on est dans un autre monde, on prend des forces pour se refaire une beauté spirituelle tout enluminée de belles nouveautés. Ici il y a de bonnes sources qui rafraîchissent les cœurs, qui changent l’ambiance, qui renouvellent les sentiments. »
« Mes amis, conclut le Maître, si vous n’avez pas faim de tout cela, cette table n’est pas la vôtre. »
Cher lecteur, cette méditation te dérange ? Moi aussi, car je ne suis pas à la hauteur de la qualité de la Cène du Seigneur. Me voilà tenu de prier : « O Dieu, crée en moi un cœur pur et renouvelle en moi une mentalité bien disposée afin que je prenne ce repas comme une valeur inestimable. »
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Méditation écrite par le pasteur Claude LUDWIG. Droits d’auteur détenus par l’Église Évangélique Luthérienne – Synode de France.