14 avril 2026
Matthieu 20.1-16
En effet, le royaume des cieux ressemble à un propriétaire qui sortit dès le matin afin d’embaucher des ouvriers pour sa vigne. Il se mit d’accord avec eux pour un salaire d’une pièce d’argent par jour et les envoya dans sa vigne. Il sortit vers neuf heures du matin et en vit d’autres qui étaient sur la place, sans travail. Il leur dit: ‘Allez aussi à ma vigne et je vous donnerai ce qui sera juste.’ Et ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers midi et vers trois heures de l’après-midi et il fit de même. Il sortit enfin vers cinq heures de l’après-midi et en trouva d’autres qui étaient là, sans travail. Il leur dit: ‘Pourquoi vous tenez-vous ici toute la journée sans travailler?’ Ils lui répondirent: ‘C’est que personne ne nous a embauchés.’ ‘Allez aussi à ma vigne, leur dit-il, et vous recevrez ce qui sera juste.’ Le soir venu, le maître de la vigne dit à son intendant: ‘Appelle les ouvriers et paie-leur le salaire, en allant des derniers aux premiers.’ Ceux de cinq heures de l’après-midi vinrent et reçurent chacun une pièce d’argent. Quand les premiers vinrent à leur tour, ils pensèrent recevoir davantage, mais ils reçurent aussi chacun une pièce d’argent. En la recevant, ils murmurèrent contre le propriétaire en disant: ‘Ces derniers arrivés n’ont travaillé qu’une heure et tu les as traités comme nous, qui avons supporté la fatigue du jour et de la chaleur!’ Il répondit à l’un d’eux: ‘Mon ami, je ne te fais pas de tort. N’as-tu pas été d’accord avec moi pour un salaire d’une pièce d’argent? Prends ce qui te revient et va-t’en. Je veux donner à ce dernier arrivé autant qu’à toi. Ne m’est-il pas permis de faire ce que je veux de mes biens? Ou vois-tu d’un mauvais œil que je sois bon?’ Ainsi les derniers seront les premiers et les premiers seront les derniers. Beaucoup sont invités mais peu sont choisis.»
« Quand les premiers vinrent à leur tour, ils pensèrent recevoir davantage, mais ils reçurent aussi chacun une pièce d’argent. » (verset 10)
Extrait d’une méditation de Martin Luther :
Nous devons nous rendre compte que nous avons tous en nous une volonté d’être considéré comme saint sur base de nos œuvres. C’est-à-dire que chacun d’entre nous aime être fier des bonnes choses que nous avons accomplies. Nous aimons dire : « Regarde bien : c’est moi qui l’ai fait ! Avec cela, je me suis acquitté de mon dû vis-à-vis de Dieu. Je peux maintenant avoir une conscience d’autant plus tranquille. »
Cela m’arrive aussi, quand j’ai bien fait une tâche et que j’ai été zélé, d’être plus joyeux que si je n’avais rien fait. En soi, cette joie n’est rien de grave. Mais cette joie peut facilement égarer la conscience. La conscience est une affaire délicate, c’est pourquoi on ne la protègera jamais assez contre le péché de l’orgueil ou de l’arrogance.
A cause de cela, ne soyons pas sûrs de nous-mêmes, mais vivons dans la crainte de Dieu, confessons notre foi en Christ et croissons dans la foi.
Mais sachons aussi que cette horrible volonté d’être considéré comme saint sur base de nos œuvres nous collera toujours à la peau, cette volonté qui se confie en ses bonnes œuvres et diminue ainsi Dieu – ce qui enlève sa force à notre foi.
(Fin de citation)
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Méditation écrite par le pasteur Frédéric STILMANT. Droits d’auteur détenus par l’Église Évangélique Luthérienne – Synode de France.