Méditation quotidienne

C’est le monde à l’envers

Jean 13.12-17

Après leur avoir lavé les pieds, il reprit ses vêtements, se remit à table et leur dit: «Comprenez-vous ce que je vous ai fait? Vous m’appelez Maître et Seigneur, et vous avez raison, car je le suis. Si donc je vous ai lavé les pieds, moi, le Seigneur et le Maître, vous devez aussi vous laver les pieds les uns aux autres, car je vous ai donné un exemple afin que vous fassiez comme je vous ai fait. En vérité, en vérité, je vous le dis, le serviteur n’est pas plus grand que son seigneur, ni l’apôtre plus grand que celui qui l’a envoyé. Si vous savez cela, vous êtes heureux, pourvu que vous le mettiez en pratique.

« Si donc je vous ai lavé les pieds, moi, le Seigneur et le Maître, vous devez aussi vous laver les pieds les uns aux autres » (verset 14)

Il n’y a pas de communion avec des hommes pécheurs sans pardon. Et pardonner, c’est s’agenouiller devant celui qui nous a blessé, déçu ou fait du mal, pour lui laver les pieds – pas extérieurement, mais dans le fond du cœur. Face à ceux qui nous ont blessés, qui nous énervent ou qui nous ont fait beaucoup de tort, il nous semble impossible de nous humilier ainsi. Après tout, nous sommes les victimes, nous sommes dans notre droit ; c’est à l’autre de faire un pas, de s’excuser, de réparer ses torts, de changer sa façon d’être. Si nous devions nous humilier à pardonner, ce serait le monde à l’envers !

Mais, voyez-vous, l’Eglise est un monde à l’envers. C’est notre Seigneur et Maître lui-même qui l’a mis à l’envers en « prenant une condition de serviteur » et en s’humiliant « jusqu’à la mort » (Ph 2.7-8). Lui, le seul à être vraiment dans son droit, s’est humilié devant ceux qui ne le sont pas. C’est dans ce monde à l’envers que notre communion avec Dieu est rendue possible. Alors c’est dans ce monde à l’envers que Jésus veut que nous vivions et non dans un monde soi-disant à l’endroit où le pardon est refusé. Il veut que ses enfants s’humilient à se pardonner les uns aux autres et soient ainsi en communion les uns avec les autres, sur la base de ce qu’il a lui-même fait pour nous.

Seigneur Jésus, ce pardon que tu nous donnes, accorde-nous de le donner aux autres. Amen.

______________________

Méditation écrite par le pasteur Frédéric STILMANT. Droits d’auteur détenus par l’Église Évangélique Luthérienne – Synode de France.

Soutenez nous !

Vos dons sont notre seul financement.

Retour en haut