Méditation quotidienne

Les deux règnes

Romains 12.17-13.7

Ne rendez à personne le mal pour le mal. Recherchez ce qui est bien devant tous les hommes. Si cela est possible, dans la mesure où cela dépend de vous, soyez en paix avec tous les hommes. Ne vous vengez pas vous-mêmes, bien-aimés, mais laissez agir la colère de Dieu, car il est écrit: C’est à moi qu’appartient la vengeance, c’est moi qui donnerai à chacun ce qu’il mérite, dit le Seigneur. Mais si ton ennemi a faim, donne-lui à manger, s’il a soif, donne-lui à boire, car en agissant ainsi, tu amasseras des charbons ardents sur sa tête. Ne te laisse pas vaincre par le mal, mais sois vainqueur du mal par le bien. Que chacun se soumette aux autorités qui nous gouvernent, car toute autorité vient de Dieu, et celles qui existent ont été établies par Dieu. C’est pourquoi celui qui s’oppose à l’autorité résiste à l’ordre que Dieu a établi, et ceux qui résistent attireront une condamnation sur eux-mêmes. En effet, on n’a pas à craindre les magistrats quand on fait le bien, mais quand on fait le mal. Veux-tu ne pas avoir à craindre l’autorité? Fais le bien et tu auras son approbation, car le magistrat est serviteur de Dieu pour ton bien. Mais si tu fais le mal, sois dans la crainte. En effet, ce n’est pas pour rien qu’il porte l’épée, puisqu’il est serviteur de Dieu pour manifester sa colère en punissant celui qui fait le mal. Il est donc nécessaire de se soumettre aux autorités, non seulement à cause de cette colère, mais encore par motif de conscience. C’est aussi pour cela que vous payez des impôts, car les magistrats sont des serviteurs de Dieu qui s’appliquent entièrement à cette fonction. Rendez à chacun ce qui lui est dû: l’impôt à qui vous devez l’impôt, la taxe à qui vous devez la taxe, le respect à qui vous devez le respect, l’honneur à qui vous devez l’honneur.

 « Ne vous vengez pas vous-mêmes, bien-aimés, mais laissez agir la colère de Dieu » (verset 19)

La façon dont Dieu prend le problème du mal en mains comporte deux aspects. D’une part, il a institué les autorités et leur a donné la responsabilité d’exercer la justice et de punir ceux qui commettent le mal. Il fait cela pour que le mal soit contenu et que notre monde puisse subsister autant que faire se peut malgré la présence du mal et jusqu’à ce que Dieu crée un nouveau ciel et une nouvelle terre. D’autre part, Dieu est venu inaugurer son règne dans ce monde en proclamant le pardon des péchés en Jésus-Christ. Son royaume, c’est l’Eglise universelle, un royaume dans lequel tout mal est pardonné, un royaume qui subsistera éternellement.

En tant que chrétiens, nous nous trouvons donc dans deux mondes, ou deux réalités à la fois. Nous nous trouvons dans le monde actuel qui va passer et qui survit à la présence du mal grâce à la justice qui y est exercée ; et nous nous trouvons dans le royaume de Dieu qui est éternel et qui est bâtit sur le fondement du pardon de Dieu en Christ. En tant que citoyens du royaume de Dieu nous sommes appelés à vivre dans ce royaume et à pardonner à ceux qui nous ont offensés.

Sous son règne, il n’y a pas de place pour un refus du pardon. Oui, la justice doit être exercée, mais uniquement dans le but de contenir la propagation du mal dans ce monde qui passe. Mais pardonner n’est pas négociable. Car refuser de pardonner, ce serait poser dans le royaume de Dieu « un autre fondement que celui qui a été posé, à savoir Jésus-Christ » (1 Co 3.11).

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Méditation écrite par le pasteur Frédéric STILMANT. Droits d’auteur détenus par l’Église Évangélique Luthérienne – Synode de France.

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