25 avril 2026
Romains 2.1-5
Qui que tu sois, homme, toi qui juges, tu es donc inexcusable. En effet, en jugeant les autres tu te condamnes toi-même, puisque toi qui juges tu agis comme eux. Nous savons que le jugement de Dieu contre ceux qui agissent ainsi est conforme à la vérité. Et penses-tu, toi qui juges les auteurs de tels actes et qui les fais aussi, que tu échapperas au jugement de Dieu? Ou méprises-tu les richesses de sa bonté, de sa patience et de sa générosité en ne reconnaissant pas que la bonté de Dieu te pousse à changer d’attitude? Par ton endurcissement et ton refus de te repentir, tu t’amasses un trésor de colère pour le jour où Dieu révélera sa colère et son juste jugement.
« en jugeant les autres tu te condamnes toi-même, puisque toi qui juges tu agis comme eux » (verset 1)
Si nous jugeons d’autres personnes, c’est parce que nous sommes persuadés que nous, nous n’agissons pas comme elles. Nous faisons une différence entre nous et un malfaiteur, nous et un escroc, nous et un pervers, etc. Et la raison en est que, sur le plan humain, leurs actes ont des conséquences plus graves que les nôtres.
Mais Dieu nous surprend : il nous prend et nous jette tous dans le même sac. C’est que notre façon humaine de voir le péché et de définir sa gravité ne tient pas compte de Dieu. Or tous nos péchés ont aussi quelque chose à voir avec Dieu. Ils sont l’expression du fait que nous ne glorifions pas Dieu et que nous ne lui sommes pas reconnaissant d’être Dieu (Rm 1.21). Que l’on vole un œuf ou un bœuf, dans les deux cas on méprise la volonté de Dieu et on le traite comme s’il ne prenait pas soin de nous. C’est pourquoi, lorsqu’un voleur d’œuf pense être meilleur qu’un voleur de bœuf, Dieu a raison de lui dire : « tu te condamnes toi-même, puisque toi qui juges tu agis comme eux ».
Ce n’est pas devant un tribunal humain mais devant le tribunal de Dieu que nous allons comparaître. Alors au lieu de juger les autres nous devrions nous juger nous-même et nous confier en la grâce de Dieu. Car si nous sommes tous sous le même jugement, par la foi en Christ nous avons accès à la même grâce et au même pardon.
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Méditation écrite par le pasteur Frédéric STILMANT. Droits d’auteur détenus par l’Église Évangélique Luthérienne – Synode de France.