16 mai 2026
Jean 15.26-27 et 16.7-13
Quand sera venu le défenseur que je vous enverrai de la part du Père, l’Esprit de la vérité qui vient du Père, il rendra témoignage de moi. Et vous aussi, vous me rendrez témoignage, parce que vous êtes avec moi depuis le début…. Cependant, je vous dis la vérité: il vaut mieux pour vous que je m’en aille. En effet, si je ne m’en vais pas, le défenseur ne viendra pas vers vous; mais, si je m’en vais, je vous l’enverrai et, quand il sera venu, il convaincra le monde en ce qui concerne le péché, la justice et le jugement: en ce qui concerne le péché, parce qu’ils ne croient pas en moi; la justice, parce que je vais auprès de mon Père et que vous ne me verrez plus; le jugement, parce que le prince de ce monde est jugé. J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais vous ne pouvez pas les supporter maintenant. Quand le défenseur sera venu, l’Esprit de la vérité, il vous conduira dans toute la vérité, car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu’il aura entendu et vous annoncera les choses à venir.
« L’Esprit de vérité qui vient du Père rendra témoignage de moi. » (verset 26)
Cette série de méditations montre, si besoin en était, qu’il y a de quoi méditer sur la personne et l’œuvre du Saint-Esprit. Il n’est pas moins vrai qu’on parle plus souvent de Jésus que du Saint-Esprit, sans doute déjà parce qu’il est plus facile de parler des gestes et des paroles de Jésus, vrai Dieu devenu vrai homme, que du Saint-Esprit qu’on a du mal à se représenter. Mais la raison essentielle de cet apparent déséquilibre, c’est que le Saint-Esprit ne se met pas en avant ; son ministère consiste à « rendre témoignage de Jésus », à remettre constamment Jésus en avant, Jésus et ce qu’il nous a apporté au prix de sa mort et de sa résurrection.
Si le Saint-Esprit nous console, c’est en montrant comment Jésus nous a réconciliés avec Dieu et nous a assurés de son alliance et de sa fidélité. Si le Saint-Esprit nous défend et nous assure de notre pardon, c’est en renvoyant aux mérites de Jésus-Christ qui a calmé la colère de Dieu envers nous. Si le Saint-Esprit nous encourage à vivre comme membres responsables de l’Eglise, c’est en rappelant que Jésus est le Chef de l’Eglise et nous y attend avec l’implication de nos dons et de nos talents.
Comme les apôtres après l’Ascension, nous n’avons pas besoin de voir Jésus, le Saint-Esprit rend continuellement témoignage de lui dans l’Evangile. Là, nous le rencontrons. Là, il vient à notre rencontre.
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Méditation écrite par le pasteur honoraire Jean HAESSIG. Droits d’auteur détenus par l’Église Évangélique Luthérienne – Synode de France.