8 juin 2026
Luc 14.27-33
Celui qui ne porte pas sa croix et ne me suit pas ne peut pas être mon disciple. En effet, si l’un de vous veut construire une tour, il s’assied d’abord pour calculer la dépense et voir s’il a de quoi la terminer. Autrement, si après avoir posé les fondations il ne peut pas la terminer, tous ceux qui le verront se mettront à se moquer de lui en disant: ‘Cet homme a commencé à construire, et il n’a pas pu finir.’ De même, si un roi part en guerre contre un autre roi, il s’assied d’abord pour examiner s’il peut, avec 10’000 hommes, affronter celui qui vient l’attaquer avec 20’000. Si ce n’est pas le cas, alors que l’autre roi est encore loin, il lui envoie une ambassade pour demander la paix. Ainsi donc aucun de vous, à moins de renoncer à tout ce qu’il possède, ne peut être mon disciple.
« Il tient le succès en réserve pour les hommes droits, il est un bouclier pour ceux qui marchent dans l’intégrité. » (Proverbes 2.7)
Benjamin Franklin a dit : « Si vous ne parvenez pas à planifier, vous prévoyez d’échouer. » La sagesse aide à évaluer ta situation, à choisir un plan d’action, et à t’y mettre. Le mot hébreu qui est traduit par « succès » dans ce verset ne se limite pas au résultat, mais englobe le raisonnement et le cheminement pour y arriver.
Lors de ta vie terrestre, quand tu portes ta croix et suis Jésus, le monde ne te considérera comme étant un grand succès : ta générosité ne sera pas applaudie, tes sacrifices pour les autres ne seront pas reconnus et ton bon comportement ne sera pas célébré. Ta vie ressemble à la croix et non pas au succès des grands.
Néanmoins, de la même manière que la croix de Christ ne fut pas un échec, mais la source du salut, en portant ta croix, tu parviendras au repos céleste et tu entendras la voix de ton maître te dire : « C’est bien, bon et fidèle serviteur; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup. Viens partager la joie de ton maître » (Mt 25.21). Voilà ce en quoi consiste le vrai succès.
Seigneur Jésus, tu as prévu la dépense nécessaire pour mon rachat, la croix, et tu as payé le prix pour mon salut. Donne-moi le désir, non pas pour le succès de ce monde, mais pour le bon raisonnement, afin que je remporte le prix de l’appel céleste. Amen.
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Méditation écrite par le pasteur Garry HEINTZ. Droits d’auteur détenus par l’Église Évangélique Luthérienne – Synode de France.