Méditation quotidienne

QUAND TOMBENT LES BARRIÈRES

6e dimanche après la Trinité

Colossiens 3.5-11

Faites donc mourir en vous ce qui est terrestre: l’immoralité sexuelle, l’impureté, les passions, les mauvais désirs et la soif de posséder, qui est une idolâtrie. C’est à cause de cela que la colère de Dieu vient sur les hommes rebelles. Vous aussi autrefois, lorsque vous viviez parmi eux, vous marchiez dans ces péchés. Mais maintenant, renoncez à tout cela, à la colère, à la fureur, à la méchanceté, à la calomnie, aux grossièretés qui pourraient sortir de votre bouche. Ne vous mentez pas les uns aux autres, car vous vous êtes dépouillés du vieil homme et de ses manières d’agir, vous avez revêtu l’homme nouveau qui se renouvelle pour parvenir à la vraie connaissance, conformément à l’image de celui qui l’a créé. Il n’y a plus ni Juif ni non-Juif, ni circoncis ni incirconcis, ni étranger, ni sauvage, ni esclave ni homme libre, mais Christ est tout et en tous.

Il n’y a plus ni Grec ni Juif, ni circoncis ni incirconcis, ni barbare ni Scythe, ni esclave ni libre, mais Christ est tout et en tous. (verset 11)

Une petite explication tout d’abord : « Barbare » vient de la même racine que « balbutier » et désignait à l’époque celui qui ne savait pas bien parler le grec. Quant aux Scythes, c’était un peuple « non civilisé » de l’Europe Centrale, méprisé par les Grecs et les Romains.

Les hommes ont l’habitude d’élever de mauvaises barrières entre eux : les juifs méprisaient les païens, les gens cultivés les barbares, les hommes libres les esclaves. Des barrières injustes et malsaines qui les séparent et les opposent bien souvent. On élève des barrières entre les races, les peuples et les tribus. Ou bien entre les riches et les pauvres, les gens cultivés et ceux qui ne le sont pas, les diplômés et ceux qui n’ont que les forces de leurs bras pour travailler. Parfois aussi entre les hommes et les femmes. Toutes ces barrières, le Christ les a fait tomber. Non qu’elles n’existent plus dans le monde et même dans l’Église, mais elles ne doivent séparer en rien ceux qui con-fessent la même foi. Il aime l’un autant que l’autre et veut faire grâce à tous. La seule barrière qui compte à ses yeux et qu’il érigera lui-même quand il viendra juger les vivants et les morts, est celle qui sépare la foi de l’incrédulité.

Aide-moi, Seigneur, à ignorer les barrières dressées par les hommes et à faire en sorte que je sois du bon côté de ta barrière. Du côté de Jésus et de son salut, par la foi en lui. Amen.

______________________

Méditation écrite par le pasteur Wilbert KREISS (2000). Droits d’auteur détenus par l’Église Évangélique Luthérienne – Synode de France.

Soutenez nous !

Vos dons sont notre seul financement.

Retour en haut