Méditation quotidienne

UN ÉLU ?

1 Thessaloniciens 1.1-4

De la part de Paul, Silvain et Timothée à l’Eglise des Thessaloniciens qui est en Dieu le Père et dans le Seigneur Jésus-Christ: que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus-Christ! Nous disons constamment à Dieu toute notre reconnaissance pour vous tous en faisant mention de vous dans nos prières. Nous nous rappelons sans cesse l’œuvre de votre foi, le travail de votre amour et la fermeté de votre espérance en notre Seigneur Jésus-Christ, devant Dieu notre Père. Nous savons, frères et sœurs aimés de Dieu, qu’il vous a choisis

Nous savons, frères bien-aimés de Dieu, que vous avez été élus (verset 4)

« Suis-je un élu ? Il faudrait être bien présomptueux pour l’affirmer ! Personne ne peut le savoir. Il ne faut pas se croire meilleur que les autres ! Il faudrait être un saint pour oser imaginer cela ! La Bible ne dit rien à ce sujet. » Voilà le genre de réflexions qu’on peut entendre. Personne, dit-on, ne peut être assuré de son salut. Personne ne peut donc être sûr d’être un élu !

L’apôtre Paul est d’un autre avis. Il écrit : « Nous savons que vous êtes des élus. » Et comment le sait-il ? Dieu le lui aurait-il fait savoir dans une révélation personnelle ? Non, mais Paul sait que si les gens auxquels il écrit à Colosses sont des croyants, des hommes et des femmes qui confessent Jésus-Christ et croient en son salut, c’est parce que Dieu veut leur accorder la vie éternelle. Il est en train d’accomplir le plan qu’il avait élaboré à leur sujet avant de créer le monde. Si Dieu nous a appelés à la foi, s’il entretient et fortifie cette foi et nous donne la grâce d’y persévérer, c’est parce que de toute éternité il a jeté les regards sur nous. Pas parce que nous serions meilleurs que d’autres, mais parce qu’il a eu pitié de nous et a décidé de devenir notre Père et de faire de nous ses enfants. Voilà ce qu’enseigne la Bible, un enseignement qui ne laisse aucune place à l’orgueil et à la suffisance, mais qui remplit le cœur d’humilité, de foi et de joie.

Merci, Seigneur, de m’avoir élu en Jésus-Christ, moi pécheur indigne et misérable. Amen.

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Méditation écrite par le pasteur Wilbert KREISS (2000). Droits d’auteur détenus par l’Église Évangélique Luthérienne – Synode de France.

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