Méditation quotidienne

DES MODÈLES DU TROUPEAU

1 Thessaloniciens 2.9-13

Vous vous rappelez, frères et sœurs, notre peine et notre fatigue: c’est en travaillant nuit et jour, pour n’être à la charge d’aucun d’entre vous, que nous vous avons prêché l’Evangile de Dieu. Vous en êtes témoins, et Dieu l’est aussi: nous nous sommes comportés envers vous qui croyez d’une manière sainte, juste et irréprochable. Vous savez aussi que nous avons été pour chacun de vous ce qu’un père est pour ses enfants: nous vous avons encouragés, réconfortés et suppliés de marcher d’une manière digne de Dieu, qui vous appelle à son royaume et à sa gloire. C’est pourquoi nous disons sans cesse à Dieu toute notre reconnaissance de ce que, en recevant la parole de Dieu que nous vous avons fait entendre, vous l’avez accueillie non comme la parole des hommes, mais comme ce qu’elle est vraiment: la parole de Dieu agissant en vous qui croyez.

Vous êtes témoins, et Dieu l’est aussi, que nous avons eu envers vous qui croyez une conduite sainte, juste et irréprochable. (verset 10)

Pas facile d’être pasteur, et quand je pense à ces paroles de l’apôtre, je me sens tout petit. Dieu me demande une conduite sainte, juste et irréprochable. Je suis le berger de son troupeau, et je sais que tous les regards sont tournés vers moi. On profitera de la moindre faille dans ma vie pour s’en prendre à l’Église chrétienne et, par elle, au Seigneur.

Comment être saint, juste et irréprochable dans un monde où je suis autant tenté que tous les autres, où je dois lutter moi aussi contre l’orgueil, la colère, l’envie, la jalousie, l’impureté, l’amour de l’argent, la convoitise et toutes les mauvaises pensées de mon cœur. J’ai besoin du pardon de mon Dieu qui me purifie de tout ce qui me souille. J’ai besoin de me ressourcer dans l’Évangile, besoin d’une grande mesure du Saint-Esprit pour qu’il m’éclaire, me corrige, me sanctifie et me guide sur la voie de l’amour et de la justice. Dieu me demande d’être un modèle, un exemple à suivre. Je lui demande, moi, de m’en donner la force, de remplir mon cœur d’une sainte crainte, mais aussi de la joyeuse assurance qu’il m’aide à faire ce qu’il attend de moi.

Et toi qui lis ces lignes, je te demande de me pardonner mes manquements, de ne pas être plus sévère avec moi que tu ne l’es avec toi-même et de prier régulièrement pour moi car j’en ai besoin. Amen.

______________________

Méditation écrite par le pasteur Wilbert KREISS (2000). Droits d’auteur détenus par l’Église Évangélique Luthérienne – Synode de France.

Soutenez nous !

Vos dons sont notre seul financement.

Retour en haut