Méditation quotidienne

LA JOIE ET LA GLOIRE D’UN PASTEUR

1 Thessaloniciens 2.14-20

De fait, vous, frères et sœurs, vous êtes devenus les imitateurs des Eglises de Dieu qui sont en Jésus-Christ en Judée, parce que vous aussi, vous avez enduré de la part de vos propres compatriotes les mêmes souffrances qu’elles de la part des Juifs. Ils ont fait mourir le Seigneur Jésus et leurs prophètes, ils nous ont persécutés, ils ne plaisent pas à Dieu, ils se comportent en adversaires de tous les hommes: ils nous empêchent de parler aux non-Juifs pour qu’ils soient sauvés et portent ainsi constamment leurs péchés à leur comble. Mais la colère a fini par les atteindre. Quant à nous, frères et sœurs, séparés de vous pour un peu de temps – de corps mais non de cœur – nous avons redoublé d’efforts pour vous revoir, car c’était notre grand désir. C’est ainsi que nous avons voulu aller vers vous, du moins moi Paul, à une ou deux reprises, mais Satan nous en a empêchés. En effet, quelle est notre espérance, ou notre joie, ou notre couronne de gloire? N’est-ce pas vous aussi, devant notre Seigneur Jésus, lors de son retour? Oui, vous êtes notre gloire et notre joie.

Quelle est en effet notre espérance ou notre joie ou notre couronne de gloire ? N’est-ce pas vous ? (verset 19)

L’apôtre projette ses regards en avant. Il songe au jour où Jésus-Christ reviendra juger les vivants et les morts et demande quelles seront alors sa joie et sa gloire. D’avoir fait de brillantes études et décroché une mention à l’examen final ? D’avoir été un brillant théologien, un grand orateur, un évangéliste à succès ? Un homme qui a beaucoup travaillé et peut-être même beaucoup souffert ?

Non, le titre de gloire de l’apôtre est ailleurs. Notre espérance, notre joie et notre couronne de gloire, c’est vous, écrit-il à ses lecteurs. Aux chrétiens de Corinthe il écrivit : « Vous êtes notre lettre, écrite dans nos cœurs, connue et lue de tous les hommes. » Il n’est pas indispensable qu’un prédicateur ait sauvé des milliers d’hommes pour qu’il puisse subsister devant le Seigneur. Il suffira pour cela que quelques-uns se lèvent et témoignent pour lui en déclarant : Seigneur, ton serviteur a pris soin de nous. Il a fidèlement prêché ta Parole et administré te sacrements. Il a instruit nos enfants, nous a visités quand nous étions malades ou en difficultés. Il a prié avec nous, nous a exhortés, consolés, corrigés. Il nous a aidé à marcher dans la foi. Et puis il a montré le chemin du salut à quelques-uns qui ne le connaissaient pas et nous a appris à te rendre témoignage.

Seigneur, bénis tous tes serviteurs dans le monde et donne-leur la joie de voir les fruits de leur labeur. Amen.

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Méditation écrite par le pasteur Wilbert KREISS (2000). Droits d’auteur détenus par l’Église Évangélique Luthérienne – Synode de France.

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