21 août 2026
Esaïe 45. 9-13
Malheur à l’homme qui intente un procès à celui qui l’a façonné, lui qui n’est qu’un vase parmi d’autres vases de terre! L’argile dit-elle au potier: «Que fais-tu?» ou: «Ton travail est mal fait»? Malheur à l’homme qui dit à son père: «Pourquoi m’as-tu donné la vie?» et à sa mère: «Pourquoi m’as-tu mis au monde?» Voici ce que dit l’Eternel, le Saint d’Israël, celui qui le façonne: Va-t-on m’interroger sur l’avenir ou me donner des ordres sur mes enfants et sur mon activité? C’est moi qui ai fait la terre et créé l’homme qui la peuple. C’est moi, ce sont mes mains qui ont déployé le ciel, et c’est moi qui donne des ordres à tous les corps célestes. C’est moi qui ai appelé Cyrus en toute justice et qui ferai toutes ses voies bien droites. Il reconstruira ma ville et laissera partir mes exilés, sans paiement ni cadeau, dit l’Eternel, le maître de l’univers.
Malheur à l’homme qui intente un procès à celui qui l’a façonné. (verset 9)
Ce sont de dures paroles. Dures aussi pour le chrétien qui aimerait de temps en temps soulager son cœur, en contestant auprès de Dieu. Une personne aimée meurt brutalement, un enfant vient au monde infirme ou malade pour la vie. Pourquoi, Dieu ? Pourquoi as-tu permis cela ?
Le prophète connaît les dangers de la contestation, car il en connaît la source. C’est le péché premier de l’homme. Il fait de nous des ennemis de Dieu, porte atteint à la souveraineté de celui qui, que nous soyons malades ou bien portants, heureux ou malheureux, nous a appelés à la vie et régénérés par l’eau et le Saint-Esprit, afin que nous soyons ses enfants et les objets de son amour. Contester est à la mode et parfois nécessaire. Mais pas avec le Seigneur, devant qui nous sommes comme des vases devant le potier qui les a faits. Contester signifie s’interroger sur la légitimité d’une autorité, la mettre en doute, ou du moins se poser des questions quant à la façon dont elle s’exerce. Mais Dieu n’est pas une autorité arbitraire, une force aveugle du destin… Dieu nous a façonnés, toi et moi. Tout son amour s’exprime ici. Il nous a créés, il nous gouverne et veut nous sauver, parce qu’il nous aime. Ne doutons pas d’un Dieu qui envoie son Fils dans le monde et le sacrifie sur l’autel de la croix.
Seigneur, quand je ne te comprends pas, donne-moi de croire que tu m’aimes malgré tout et que tout doit concourir à mon bien ! Amen.
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Méditation écrite par le pasteur Pierre AOUSTIN (2007). Droits d’auteur détenus par l’Église Évangélique Luthérienne – Synode de France.