29 août 2026
2 Corinthiens 10. 1-6
Moi Paul, je vous adresse un appel par la douceur et la bonté de Christ, moi qui suis humble quand je suis parmi vous mais plein de hardiesse envers vous quand je suis loin: je vous en prie, ne me forcez pas, lorsque je serai présent, à recourir avec hardiesse à l’assurance dont je compte faire preuve contre quelques-uns, contre ceux qui estiment que nous nous conduisons de façon purement humaine. Si en effet nous vivons dans la réalité humaine, nous ne combattons pas de façon purement humaine. En effet, les armes avec lesquelles nous combattons ne sont pas humaines, mais elles sont puissantes, grâce à Dieu, pour renverser des forteresses. Nous renversons les raisonnements et tout obstacle qui s’élève avec orgueil contre la connaissance de Dieu, et nous faisons toute pensée prisonnière pour qu’elle obéisse à Christ. Nous sommes aussi prêts à punir toute désobéissance dès que votre obéissance sera entière.
Les armes avec lesquelles nous combattons ne sont pas humaines, mais elles sont puissantes, grâce à Dieu, pour renverser des forteresses. (verset 4)
Le métier de pasteur n’est pas facile, comme le montre l’exemple de Paul. Il voudrait parler aux Corinthiens avec douceur, calme et patience, mais son ministère et les circonstances l’obligent à lutter, à les réprimander et à leur faire de graves reproches. Il doit renverser des forteresses, briser de mauvais desseins et amener la pensée de tous à l’obéissance du Christ. Le combat que mènent les pasteurs n’est pas dirigé contre le monde athée, mais se déploie dans l’Église. Cela le rend difficile. Mais la consolation de l’Évangile ne peut porter de fruit que si l’homme a perdu tout sujet de se glorifier et s’avoue vaincu par la Loi.
L’Église de Corinthe a-t-elle remercié l’apôtre pour le sérieux avec lequel il a combattu le péché et l’erreur ? La Bible ne le dit pas. Il importe qu’une paroisse chrétienne sache pourquoi elle a fait appel à son pasteur. Pas pour qu’il lui dise des paroles agréables mais pour qu’il lui annonce la vérité, toute la vérité, même celle qui est désagréable à entendre. Prendre soin des rosiers signifie aussi les tailler et les émonder. Une paroisse doit remercier le Seigneur qui lui a donné un pasteur qui, tout conscient qu’il soit de ses propres défauts et péchés, manie avec fidélité et courage les armes spirituelles qui lui sont confiées. Elle doit aussi prendre son message à cœur et l’aider dans son ministère, pour lequel il devra rendre des comptes à Dieu. Seigneur, bénis notre pasteur, fortifie-le et rend-le fidèle !
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Méditation écrite par le pasteur Pierre AOUSTIN (2007). Droits d’auteur détenus par l’Église Évangélique Luthérienne – Synode de France.