30 août 2026
13e dimanche après la Trinité
2 Timothée 4. 5-8
Mais toi, sois sobre en tout, supporte les souffrances, accomplis la tâche d’un évangéliste, remplis bien ton ministère. Pour ma part, en effet, je suis déjà comme sacrifié et le moment de mon départ approche. J’ai combattu le bon combat, j’ai terminé la course, j’ai gardé la foi. Désormais, la couronne de justice m’est réservée. Le Seigneur, le juste juge, me la remettra ce jour-là, et non seulement à moi, mais aussi à tous ceux qui auront attendu avec amour sa venue.
J’ai combattu le bon combat, j’ai terminé la course, j’ai gardé la foi. (verset 7)
Plus que tout autre, l’apôtre Paul a enduré sacrifices, privations, souffrances et persécutions. Et le voici prêt à aller au-devant du sacrifice suprême, à donner sa vie pour le service du Christ. Il sera martyr et il le sait. Il est semblable à un coureur engagé sur la piste : il faut qu’il rassemble toutes ses forces, qu’il déploie le maximum d’efforts. Mais il sait aussi qu’il vaincra : « J’ai combattu le bon combat, j’ai terminé la course, j’ai gardé la foi. » Un prix merveilleux l’attend, une couronne incorruptible. En pleine course, Paul tend sa tête vers le Seigneur pour qu’il la couronne. Ce qu’il a proclamé toute sa vie lui est une certitude personnelle inébranlable : le juste juge offre justice et salut.
Le combat fut bon, la course avait un but. Ce n’est pas mon combat personnel, ce ne sont pas mes efforts, mes œuvres qui me sauvent. Non, c’est Jésus, lui qui m’a tressé par ses souffrances et sa mort une couronne dont je suis indigne, mais qu’il me réserve, parce que je l’ai accepté comme mon Rédempteur. Couronne qu’il réserve aussi à tous ceux qui auront aimé son avènement, sa première venue dans le monde pour le salut des pécheurs, et sa seconde venue pour la délivrance des siens. C’est une glorieuse certitude, faite d’humilité, mais aussi de foi dans les promesses de Dieu.
Seigneur, toi qui m’as racheté par ton sang, donne-moi de garder la foi, afin que personne ne me ravisse ma couronne ! Amen.
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Méditation écrite par le pasteur Pierre AOUSTIN (2007). Droits d’auteur détenus par l’Église Évangélique Luthérienne – Synode de France.