7 septembre 2026
Job 5.8-16
Quant à moi, je rechercherais Dieu et c’est à Dieu que j’exposerais ma cause. C’est lui l’auteur de grandeurs qu’il est impossible d’explorer, de merveilles si nombreuses qu’il est impossible de les compter. C’est lui qui verse la pluie à la surface de la terre, qui envoie l’eau sur les campagnes. Il relève ceux qui sont abattus et élève jusqu’au salut ceux qui sont dans le deuil. C’est lui qui réduit à néant les projets des hommes rusés, si bien que leurs mains ne peuvent les faire réussir. Il prend les sages à leur propre ruse et il devance les intentions des plus astucieux: ils rencontrent les ténèbres au beau milieu de la journée, ils tâtonnent en plein midi comme dans la nuit. Il sauve le pauvre de l’épée qui sort de leur bouche et de leur puissante oppression. Ainsi, il y a de l’espérance pour le faible, tandis que l’injustice doit fermer la bouche.
Il y a de l’espérance pour le faible, tandis que l’injustice doit fermer la bouche. (verset 16)
Éliphaz ne connaît que des généralités. S’il savait réfléchir, il se tairait, poserait la main sur l’épaule de son ami éprouvé, lui dirait quelques mots de compassion. Au lieu de cela, il l’accable et l’accuse d’être injuste envers Dieu.
Dieu ne fait pas de faute ? C’est évident, on l’a tous appris. Mais il y a des situations où de telles vérités sortant de votre bouche sont comme des coups de poignard dans la chair de celui qui souffre. Heureusement, Job connaît son ami. Il met toute cette énumération de vérités générales et de bons conseils au compte de sa stupidité. Seul celui qui a passé par de terribles épreuves peut comprendre sa détresse.
En d’autres situations, les conseils d’Éliphaz ne seraient pas mauvais. Écoutez plutôt : « Quant à moi, je rechercherais Dieu et c’est à Dieu que j’exposerais ma cause. C’est lui l’auteur de grandeurs qu’il est impossible d’explorer, de merveilles si nombreuses qu’il est impossible de les compter. […] Il relève ceux qui sont abattus et élève jusqu’au salut ceux qui sont dans le deuil. » Mais, prisonnier de ses certitudes, Éliphaz oublie qu’il a devant lui un homme qui croit tout ça, qui marche avec Dieu, et qui pourtant est aux abois.
Seigneur Jésus, seule ta Parole d’amour édifie et console. Merci pour ton salut inconditionnel par la foi en toi. Amen.
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Méditation écrite par le pasteur Jean-Louis SCHAEFFER. Droits d’auteur détenus par l’Église Évangélique Luthérienne – Synode de France.