Méditation quotidienne

LA DEVISE DES HOMMES HEUREUX

Job 12.1-20

Job prit la parole et dit: «On dirait, en vérité, que vous représentez tout le genre humain et que la sagesse mourra avec vous. J’ai tout autant d’intelligence que vous, je ne vous suis en rien inférieur. Du reste, qui ignore ce que vous dites? Je suis un homme dont les amis se moquent, moi qui faisais appel à Dieu et à qui il répondait. Le juste, l’homme intègre, un objet de moquerie! ‘Il faut mépriser le malheur!’ telle est la devise des hommes heureux. Le mépris, voilà ce qu’ils réservent à ceux dont le pied trébuche. La tranquillité règne sous les tentes des pillards, la sécurité chez ceux qui provoquent Dieu, chez celui qui se fait un dieu de sa force. Mais interroge donc les bêtes et elles t’enseigneront, les oiseaux et ils te l’apprendront, ou parle à la terre et elle t’enseignera, et les poissons de la mer te le raconteront: qui ne reconnaît pas, chez eux, la preuve que c’est la main de l’Eternel qui a fait tout cela? Il tient dans sa main l’âme de tout ce qui vit, l’esprit qui anime tout être humain. L’oreille ne jauge-t-elle pas les propos et le palais ne goûte-t-il pas la nourriture? De même, c’est aux personnes âgées qu’est attribuée la sagesse, une longue vie est synonyme de discernement. C’est auprès de Dieu que se trouvent la sagesse et la puissance, c’est à lui qu’appartiennent le conseil et l’intelligence. Ce qu’il abat ne sera pas reconstruit, l’homme qu’il enferme ne sera pas relâché. Qu’il retienne l’eau et tout se dessèche, qu’il l’envoie et c’est la dévastation pour la terre. C’est auprès de Dieu que se trouvent la force et le succès. Il maîtrise celui qui s’égare ou fait égarer les autres. C’est lui qui fait marcher les conseillers du pays dans l’humiliation, qui affole les juges. Il diminue l’autorité des rois, il met une corde autour de leur taille. C’est lui qui fait marcher les prêtres dans l’humiliation, qui renverse les autorités les plus stables. C’est lui qui enlève la parole aux orateurs habiles, qui prive les personnes âgées de bon sens.

« Il faut mépriser le malheur ! » telle est la devise des hommes heureux. (verset 5)

Une octogénaire me confessa un jour qu’avant de tomber malade elle commettait un grave péché d’orgueil : elle méprisait les gens qui avaient toujours à se plaindre.

Tsophar est de la même école que ses amis. Il pense qu’il faut mépriser le malheur. Il n’en connaît pas la profondeur.

Quand vous n’allez pas bien, il faut le dire. La pire cruauté, ce sont les slogans comme : « Ce n’est pas grave ! » ou « il y a pire ! » Ces réponses toutes faites montrent souvent que votre interlocuteur ne s’intéresse pas à votre souffrance.

Heureusement pour nous, la médecine a fait des pas de géant et contrairement à la pensée populaire je suis surpris combien de nos médecins insistent qu’on ne doit pas laisser la douleur s’installer et qu’on a des moyens de la traiter. C’était loin d’être le cas à l’époque de Job.

Avez-vous remarqué dans la réponse de Job combien sa connaissance de l’Éternel est profonde et bien plus juste que celle de ses trois amis ? Sinon, relisez les versets 7 à 10 !

Seigneur, j’ai besoin de ton pardon si j’ai méprisé quelqu’un de plus petit ou de moins fortuné que moi. J’ai besoin de ton Esprit pour que mon regard sur la souffrance se rapproche du tien et que les paroles que j’adresse aux éprouvés leur soient vraiment profitables et les réconfortent. Amen.

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Méditation écrite par le pasteur Jean-Louis SCHAEFFER. Droits d’auteur détenus par l’Église Évangélique Luthérienne – Synode de France.

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