Méditation quotidienne

PROPHÉTIES MESSIANIQUES

Job 16.6-17

Si je parle, ma souffrance n’est pas soulagée, si je me tais, elle ne s’en ira pas loin de moi. Maintenant, hélas, il m’a épuisé. Tu as dévasté tous les miens. Tu m’as creusé des rides qui témoignent contre moi. Ma maigreur se dresse contre moi et m’accuse en face. Sa colère me déchire et s’attaque à moi, il grince des dents contre moi. Mon adversaire me transperce de son regard. Ils ouvrent la bouche contre moi, ils m’insultent et me frappent les joues, ils s’attroupent contre moi. Dieu m’a livré au pouvoir d’un gamin, il me jette entre les mains des méchants. J’étais tranquille et il m’a secoué. Il m’a attrapé par la nuque et m’a brisé, il m’a redressé et me prend pour cible. Ses flèches m’environnent. Il me transperce les reins sans aucune pitié, il verse ma bile par terre. Il fait en moi brèche sur brèche, il se précipite sur moi comme un guerrier. J’ai cousu un sac sur ma peau, j’ai traîné ma fierté dans la poussière. Mon visage est enflammé à force de pleurer, l’ombre de la mort est sur mes paupières. Pourtant, je n’ai commis aucune violence et ma prière a toujours été pure.

Ils ouvrent la bouche contre moi, ils m’insultent et me frappent les joues… (verset 10)

Job a répondu avec franchise à ses amis. Ils sont vexés de ce qu’il leur a dit qu’au lieu de dire des inepties ils feraient mieux de se taire, qu’ils n’étaient pas plus sages que lui et qu’ils s’entêtaient à se tromper sur son compte. Au lieu de faire profil bas et de revoir leur copie, ils se braquent.

Quand on nous montre nos fautes, nous sommes touchés dans notre orgueil et nous nous braquons. Éliphaz, si intelligent par ailleurs, s’obstine dans ses certitudes et ne fait que se répéter. La seule chose nouvelle que j’apprends de toute sa tirade, c’est un indice sur l’âge de Job dont le père n’est pas encore si vieux que ça (cf. Jb 15.10).

Quel contraste avec Job ! Alors que Éliphaz ne fait que persister dans ses convictions, Job, le souffrant, se tourne vers Celui qui est la source de la sagesse afin de trouver auprès de lui une réponse. Quelle finesse d’esprit, quelle profondeur de foi ! Bien que non Israélite, ce descendant d’Abraham connaît les promesses faites au père des croyants. Et quel respect de Dieu qui fait des atroces douleurs de Job une prophétie remarquable : elles préfigurent les souffrances de Christ, dont le Père ne vieillit jamais. Ainsi la plainte de Job préfigure et annonce la plainte du Messie souffrant.

Seigneur, tes souffrances nous donnent la guérison. Amen.

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Méditation écrite par le pasteur Jean-Louis SCHAEFFER. Droits d’auteur détenus par l’Église Évangélique Luthérienne – Synode de France.

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