Méditation quotidienne

PARLER SANS COMPRENDRE

Job 42.1-6

Job répondit à l’Eternel: «Je reconnais que tout est possible pour toi et que rien ne peut s’opposer à tes projets. ‘Qui est celui qui dissimule mes plans par un manque de savoir?’ Oui, j’ai parlé, sans les comprendre, de merveilles qui me dépassent et que je ne connais pas. ‘Ecoute-moi et je parlerai! Je t’interrogerai et tu me renseigneras.’ Mon oreille avait entendu parler de toi, mais maintenant mon œil t’a vu. C’est pourquoi je me condamne et je reconnais mes torts sur la poussière et sur la cendre.»

C’est pourquoi je me condamne et je reconnais mes torts sur la poussière et sur la cendre. (verset 6)

Nous avons tous déjà parlé de choses que nous ne comprenions pas ou pas complètement. Le reconnaissons-nous devant notre interlocuteur que nous avons vexé dans notre suffisance ? Si nous avons accusé Dieu d’injustice, lui avouons-nous comme Job : « Oui, j’ai parlé, sans les comprendre, de merveilles qui me dépassent et que je ne connais pas » ?

Maintenant Job apprend l’humilité, la vraie. Avant, il était semblable à un enfant qui se mêlait aux conversations des adultes sans en comprendre quelque chose, ou à un adolescent qui sait toujours tout et mieux. Cette remise en question de ses certitudes passées est nécessaire pour l’aider à grandir et à reconnaître ses torts, ses manquements et même son insignifiance devant le Créateur de toute chose. « Mon oreille avait entendu parler de toi. » Mes oreilles ont entendu parler de Dieu, de sa loi, de son amour, de sa bonté par la bouche de mes parents et des moniteurs de l’école du dimanche dès ma petite enfance et plus tard au catéchisme, à l’étude biblique, au culte. « Mais maintenant mon œil t’a vu. »

Seigneur, quand je lis l’Évangile mes yeux te voient, mes oreilles t’entendent, mes mains te touchent, mon palais se régale de la saveur de ta grâce et mon nez du parfum de ton amour. Comment te remercier pour ton salut que je n’ai pas mérité ? Reçois mes louanges et mon chant. Amen.

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Méditation écrite par le pasteur Jean-Louis SCHAEFFER. Droits d’auteur détenus par l’Église Évangélique Luthérienne – Synode de France.

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