6 mars 2026
Troisième vendredi du carême
Matthieu 26, 47-50a
Il parlait encore quand Judas, l’un des douze, arriva avec une foule nombreuse armée d’épées et de bâtons, envoyée par les chefs des prêtres et par les anciens du peuple. Celui qui le trahissait leur avait donné ce signe: « L’homme auquel je donnerai un baiser, c’est lui. Arrêtez-le! » Aussitôt, il s’approcha de Jésus en disant: « Salut, maître! », et il l’embrassa. Jésus lui dit: « Mon ami, ce que tu es venu faire, fais-le. »
Parfois, l’espoir conduit à la pire douleur. Jusqu’à présent, Jésus disait très clairement à ses disciples qu’il serait à l’avenir prisonnier de ses ennemis, moqué, fouetté et crucifié — et qu’après tout cela, il ressusciterait d’entre les morts. Il n’y a eu aucun doute sur ce qu’il a dit.
Il devait faire sombre sous ces arbres, malgré la pleine lune. Jésus attend pendant que ses onze disciples se lèvent d’un bond, surpris et confus, à moitié réveillés, se frottant les yeux. À travers les arbres, une foule arrive, portant épées et massues, et probablement aussi des torches. Et avec eux, Judas — qui va droit vers Jésus et le salue d’un baiser.
À quoi Judas pensait-il — que Jésus essaierait d’éviter son arrestation dans les ténèbres ? Apparemment oui, sinon pourquoi aurait-il besoin d’un moyen particulier afin de permettre aux gardes de l’identifier ?
Mais Jésus n’a jamais eu l’intention de fuir. Pour nous, il ira jusqu’au bout — son arrestation, sa souffrance, sa mort, et sa résurrection au troisième jour. Parce qu’il nous aime tant.
PRIONS : Seigneur, merci de nous aimer tant. Amen.
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Questions de réflexion :
Les Méditations du Carême 2026 ont été écrites par le Dr Kari Vo présentées en partenariat avec Les Ministères de l’Heure Luthérienne.