29 avril 2026
Éphésiens 2.11-22
C’est pourquoi, souvenez-vous qu’autrefois vous étiez identifiés comme non juifs dans votre corps, appelés incirconcis par ceux qui se disent circoncis et qui le sont dans leur corps, par la main de l’homme. Souvenez-vous qu’à ce moment-là vous étiez sans Messie, exclus du droit de cité en Israël, étrangers aux alliances de la promesse, sans espérance et sans Dieu dans le monde. Mais maintenant, en Jésus-Christ, vous qui autrefois étiez loin, vous êtes devenus proches par le sang de Christ. En effet, il est notre paix, lui qui des deux groupes n’en a fait qu’un et qui a renversé le mur qui les séparait, la haine. Par sa mort, il a rendu sans effet la loi avec ses commandements et leurs règles, afin de créer en lui-même un seul homme nouveau à partir des deux, établissant ainsi la paix. Il a voulu les réconcilier l’un et l’autre avec Dieu en les réunissant dans un seul corps au moyen de la croix, en détruisant par elle la haine. Il est venu annoncer la paix à vous qui étiez loin et à ceux qui étaient près. A travers lui, en effet, nous avons les uns et les autres accès auprès du Père par le même Esprit. Ainsi donc, vous n’êtes plus des étrangers ni des résidents temporaires; vous êtes au contraire concitoyens des saints, membres de la famille de Dieu. Vous avez été édifiés sur le fondement des apôtres et prophètes, Jésus-Christ lui-même étant la pierre angulaire. C’est en lui que tout l’édifice, bien coordonné, s’élève pour être un temple saint dans le Seigneur. C’est en lui que vous aussi, vous êtes édifiés avec eux pour former une habitation de Dieu en Esprit.
« vous n’êtes plus des étrangers ni des résidents temporaires; vous êtes au contraire concitoyens des saints, membres de la famille de Dieu » (verset 19)
Lorsque Dieu a choisi le petit peuple d’Israël comme son peuple, tous les autres peuples, c’est-à-dire la majorité, se sont retrouvés étrangers.
A partir de ce moment-là, il n’y avait plus d’ambiguïté sur notre situation devant Dieu : notre rébellion contre Dieu, notre refus de vivre sous son autorité, fait de nous des étrangers. Devant Dieu nous sommes des demandeurs d’asile et non des citoyens. Dieu ne nous doit rien. Il n’est pas tenu de nous protéger ou de prendre soin de nous. Moralement, nous n’avons aucun moyen de faire pression sur lui comme pourraient le faire des citoyens légitimes vis-à-vis de leur seigneur en lui rappelant ses responsabilités. Dieu n’a aucune obligation envers nous.
Pourtant, Dieu nous fait grâce et fait de nous les membres de son peuple. Le sacrifice de Jésus-Christ pour nos péchés nous donne la légitimité de citoyens de son royaume. A travers Christ, nous sommes des bénéficiaires légitimes des « alliances de la promesse » (v. 12). Et en tant que tels nous pouvons donc prendre Dieu au mot et lui dire dans la foi au Christ : « Père céleste, voici les bonnes choses que tu nous as promises dans ta grâce. Accorde-les nous comme tu nous l’as promis. Au nom de Jésus-Christ, ton Fils, notre Seigneur. Amen. » Et Dieu se fera un honneur de faire ce à quoi il s’est engagé.
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Méditation écrite par le pasteur Frédéric STILMANT. Droits d’auteur détenus par l’Église Évangélique Luthérienne – Synode de France.