14 septembre 2026
Job 13.13-28
Taisez-vous, laissez-moi, c’est moi qui veux parler, quoi qu’il m’arrive. Pourquoi défendrais-je ma personne avec acharnement? Au contraire, je vais risquer ma vie. Même s’il me tuait, je continuerais à espérer en lui. Oui, je défendrai ma conduite devant lui. Cela même peut servir à mon salut, car aucun impie n’ose se montrer en sa présence. Ecoutez attentivement mon propos, prêtez l’oreille à mon explication! Me voici prêt à défendre ma cause. Je sais que j’ai raison. Qui plaidera contre moi? Alors je me tairais en effet et j’expirerais. Seulement, accorde-moi deux faveurs et je ne me cacherai pas loin de toi: éloigne ta main de moi et que tes terreurs ne me tourmentent plus! Puis appelle et moi je répondrai, ou alors je parlerai et tu me feras entendre une réponse. Quel est le nombre de mes fautes et de mes péchés? Fais-moi connaître mes transgressions et mes péchés. Pourquoi caches-tu ton visage et me prends-tu pour ton ennemi? Veux-tu faire trembler une feuille agitée? Veux-tu poursuivre une paille toute desséchée? En effet, tu écris contre moi des paroles amères, tu me fais payer les fautes de ma jeunesse. Tu mets mes pieds dans des entraves, tu surveilles tous mes mouvements, tu suis de près les traces de mes pas. Pourtant, l’homme tombe en pourriture, comme un habit rongé par des mites.
Seulement accorde-moi deux faveurs. (verset 20)
La vraie foi n’est pas opportuniste. Beaucoup de croyants âgés vont encore à l’église alors qu’ils n’entendent ou ne comprennent plus grand chose. Pourquoi viennent-ils quand même ? « Ma foi n’est pas tributaire de ce que je comprends ni du fait que Dieu accepte ou non de me soulager de mes misères liées au grand âge », m’a expliqué l’un d’eux.
Et ta foi, cher lecteur ? De quoi dépend-elle, ta foi ?
Les paroles de Job nous montrent que la vraie foi, la foi pure, n’est pas tributaire des bénédictions terrestres. La vie elle-même est un don de Dieu. Elle ne nous appartient pas. Oui, vous avez bien lu ce que dit Job : « Même s’il me tuait, je continuerais à espérer en lui. » (Jb 13.15).
Ici aussi, Job nous renvoie au Fils de Dieu qui a continué d’espérer alors que le Père l’a laissé agoniser sans intervenir pour que son œuvre de rachat de tous les pécheurs puisse être parfaite et que la vraie repentance soit suffisante pour sauver tous ceux qui se tournent vers lui avec foi.
Job demande deux choses qui n’en font qu’une : que Dieu daigne lui donner enfin une réponse qui puisse mettre fin aux tourments et questionnements qui le torturent tant.
Merci, Père, de nous avoir donné ton Fils qui est la réponse à nos questions. Que sa Parole nous garde dans la vraie foi, qu’elle console notre cœur et nous donne la paix. Amen.
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Méditation écrite par le pasteur Jean-Louis SCHAEFFER. Droits d’auteur détenus par l’Église Évangélique Luthérienne – Synode de France.