21 octobre 2026
Matthieu 7.7-11
«Demandez et l’on vous donnera, cherchez et vous trouverez, frappez et l’on vous ouvrira. En effet, toute personne qui demande reçoit, celui qui cherche trouve et l’on ouvre à celui qui frappe. Qui parmi vous donnera une pierre à son fils, s’il lui demande du pain? Ou s’il demande un poisson, lui donnera-t-il un serpent? Si donc, mauvais comme vous l’êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, votre Père céleste donnera d’autant plus volontiers de bonnes choses à ceux qui les lui demandent.»’
Demandez, et l’on vous donnera. (verset 7)
Combien de fois l’Écriture ne nous exhorte-t-elle pas à la prière ? Pour mieux nous convaincre de la nécessité et de l’efficacité de la prière, Jésus a aussi inventé des formules-choc du genre de celles-ci : « Demandez, et l’on vous donnera. » Le problème, avec la prière, c’est qu’on ne peut pas suivre son trajet avec les yeux, quand elle monte à Dieu. Ce sont des pensées, et elles sont invisibles ; ce sont des paroles, et elles semblent mourir aussi vite que le son de la voix. Dans l’Ancien Testament, les prêtres de Dieu brûlaient de l’encens dans le temple : la fumée symbolisait la prière qui monte à Dieu ! L’autre problème, c’est qu’il ne se produit quasiment jamais rien au moment même où nous prions : Dieu se réserve en effet le choix du moment et de la manière de l’exaucement. À tous ces doutes, ces interrogations, ces questionnements, Jésus oppose cette formule : « Demandez, et l’on vous donnera ; cherchez et vous trouverez ; frappez et l’on vous ouvrira. » Dieu exaucera nos prières au moment choisi par lui ; peut-être sa réponse sera-t-elle différente de ce que nous avions demandé ; d’autant qu’il se réserve aussi le droit de corriger certaines sottises contenues dans la prière pour nous accorder beaucoup mieux. Mais dites-vous bien qu’aucune prière ne se perd jamais et que toutes auront leur réponse.
Prier est un acte de foi. Mais tôt ou tard, je verrai de mes yeux avec quelle sagesse et quelle bonté Dieu a su répondre à ma prière.
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Méditation écrite par le pasteur Frédéric BOHY. Droits d’auteur détenus par l’Église Évangélique Luthérienne – Synode de France.