3 octobre 2026
Luc 5.27-32
Après cela, Jésus sortit et il vit un collecteur d’impôts du nom de Lévi assis au bureau des taxes. Il lui dit: «Suis-moi.» Et laissant tout, il se leva et le suivit. Lévi lui offrit un grand festin dans sa maison, et beaucoup de collecteurs d’impôts et d’autres personnes étaient à table avec eux. Les pharisiens et leurs spécialistes de la loi murmurèrent et dirent à ses disciples: «Pourquoi mangez-vous et buvez-vous avec les collecteurs d’impôts et les pécheurs?» Jésus prit la parole et leur dit: «Ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont besoin de médecin, mais les malades. Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs, à changer d’attitude.»
Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin, mais les malades. (verset 32)
Le médecin qui irait rendre visite aux bien-portants et négligerait les malades ferait tout de travers : que peut-il apporter aux bien-portants puisqu’ils sont bien portants ? Parler de la pluie et du beau temps ? Jouer aux cartes ? Il commettrait une faute grave en n’allant pas visiter les malades qui souffrent et dont certains risquent de mourir.
Et pourtant, quand ce médecin des âmes qu’est Jésus se rend au chevet des pécheurs pour les guérir de leurs péchés, il se fait critiquer, surtout par cette classe particulière de Juifs que sont les Pharisiens qui se considèrent comme des super-saints : ils sont scandalisés de ce que celui qui se présente comme le Sauveur d’Israël puisse se rendre chez ces gens-là et s’asseoir à leur table. C’est indigne d’un Sauveur ! Pourquoi ne recherche-t-il pas plutôt la compagnie de gens irréprochables comme eux ? Mais pourquoi Jésus irait-il les voir ? Pour les féliciter de leur excellente santé spirituelle ? Pour rendre hommage au nombre et à la qualité de leurs œuvres ?
Les pécheurs, tels ces publicains, ces voleurs, ces prostituées, sont de grands malades. Leur maladie mène à la mort éternelle. Alors, le médecin qu’est Jésus se déroberait-il à la tâche si importante qui consiste à leur parler du pardon divin ? Puissent le pécheur (y compris le Pharisien qui est un grand malade qui s’ignore) appeler Jésus à son chevet ! La consultation est gratuite et la guérison est assurée.
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Méditation écrite par le pasteur Frédéric BOHY. Droits d’auteur détenus par l’Église Évangélique Luthérienne – Synode de France.