5 octobre 2026
Luc 4.24-30
Il leur dit encore: «Je vous le dis en vérité, aucun prophète n’est bien accueilli dans sa patrie. Je vous le déclare en toute vérité: il y avait de nombreuses veuves en Israël à l’époque d’Elie, lorsque le ciel a été fermé 3 ans et 6 mois et qu’il y a eu une grande famine dans tout le pays. Cependant, Elie n’a été envoyé vers aucune d’elles, mais seulement vers une veuve de Sarepta, dans le pays de Sidon. Il y avait aussi de nombreux lépreux en Israël à l’époque du prophète Elisée, et cependant aucun d’eux n’a été purifié, mais seulement Naaman le Syrien.» Ils furent tous remplis de colère dans la synagogue, lorsqu’ils entendirent ces paroles. Ils se levèrent, le chassèrent de la ville et le menèrent jusqu’à un escarpement de la montagne sur laquelle leur ville était construite, afin de le précipiter dans le vide. Mais Jésus passa au milieu d’eux et s’en alla.
Nul n’est prophète dans sa patrie. (verset 24)
Voilà un autre dicton que Jésus cite lors de sa discussion avec ses compatriotes de Nazareth, dans la synagogue où il vient de prêcher ! Il cherche à les convaincre qu’ils ont tort de le rejeter. Le motif pour lequel ils ne veulent pas l’écouter est facilement identifiable : résumé par ce dicton, il n’en est pas moins répréhensible. L’expérience montre que les gens sont souvent beaucoup plus intéressés par ce que leur raconte un étranger que par les conseils que peut leur donner quelqu’un qui leur est familier. Parce que Jésus a grandi à Nazareth, on ne le prend pas au sérieux. Le dicton se vérifie une fois de plus, et c’est triste !
Dans son effort pour les amener de changer d’attitude, Jésus cite les exemples des prophètes Elie et Elisée : l’un a effectué une sorte de multiplication des pains au profit d’une veuve étrangère ; l’autre a guéri un étranger – le Syrien Naaman – de sa lèpre. Mais dans le même temps, il n’y a pas eu de miracle semblable en Israël, très infidèle à cette époque. Pourquoi ? Parce que dans leur majorité, le peuple n’avait plus aucune considération pour les prophètes d’Israël et préférait s’adresser à des ‘étrangers’, notamment les prophètes de Baal, divinité païenne. Qui a pâti de cette attitude ? Les Israélites eux-mêmes, qui se sont ainsi privés des bénédictions divines !
Ce n’est pas parce que vous avez entendu parler de Jésus depuis votre jeunesse qu’il faudrait le négliger : n’oubliez jamais qu’il est votre unique source de salut !
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Méditation écrite par le pasteur Frédéric BOHY. Droits d’auteur détenus par l’Église Évangélique Luthérienne – Synode de France.