22 mai 2025
Jean 5.1-3, 5-9 (Segond 21)
« Après cela, il y eut une fête juive, et Jésus monta à Jérusalem. Or à Jérusalem, près de la porte des brebis, se trouve une piscine appelée en hébreu Bethesda. Elle a cinq portiques. Sous ces portiques étaient couchés un grand nombre de malades : aveugles, boiteux, paralysés… Il y avait là un homme malade depuis 38 ans. Jésus le vit couché et, sachant qu’il était malade depuis longtemps, il lui dit : Veux-tu être guéri ? Le malade lui répondit : Seigneur, je n’ai personne pour me plonger dans la piscine quand l’eau est agitée, et pendant que j’y vais, un autre descend avant moi. Lève-toi, lui dit Jésus, prends ton brancard et marche. Aussitôt cet homme fut guéri ; il prit son brancard et se mit à marcher. C’était un jour de sabbat. »
C’est une histoire étrange. Jésus se trouve au milieu d’une foule de malades — tous désespérés, tous dans le besoin — et Il choisit un seul homme pour lui parler. Et que lui demande-t-Il ? « Veux-tu être guéri ? »
Une question étonnante, non ? Qui ne voudrait pas être en bonne santé ? Mais peut-être pas si étonnante que ça. Cet homme est malade depuis 38 ans. S’il guérit, sa vie va complètement changer. Peut-être que la question de Jésus est plus profonde qu’il n’y paraît.
L’homme ne répond pas vraiment à la question. Il se plaint. Pourtant, cela semble suffisant pour Jésus. Il lui donne un ordre clair : « Lève-toi, prends ton lit et marche. » Et en un clin d’œil, l’homme est guéri. Et, fidèle à lui-même, Jésus pense même à lui dire de ne pas oublier son brancard !
Puis Jésus s’en va. Il laisse tous les autres malades sans guérison. Pourquoi ? Je ne sais pas. On peut avancer quelques explications : peut-être que guérir tout le monde aurait provoqué une émeute, ou précipité sa crucifixion. Mais en réalité, c’est exactement comme ça que Dieu agit — dans toute la Bible et dans nos vies aujourd’hui. Il agit personnellement, pas à la chaîne.
Quelques-uns reçoivent un miracle. La plupart d’entre nous continuent à souffrir. Jésus agit comme son Père : Il n’explique pas toujours ce qu’Il fait. Il agit.
Et pourtant, ce qu’Il fait est bon. L’homme est guéri, même si cela crée un scandale religieux parce que cela s’est passé un jour de sabbat. Et plus tard, Jésus revient vers lui, non pour un nouveau miracle, mais pour aborder un péché personnel, connu seulement de lui et de Dieu.
Que faire de tout cela ? Certaines personnes se fâchent contre Dieu parce qu’Il n’agit pas comme elles le souhaitent. Elles refusent de traiter avec Jésus tant qu’Il ne change pas de méthode.
D’autres disent : « Je ne comprends pas, mais je choisis de faire confiance. » Parce que ce que nous comprenons est bon.
Nous savons, par exemple, qu’Il a donné sa vie sur la croix pour nous délivrer du péché, de la culpabilité et de la mort. Et qu’Il est ressuscité pour que tous ceux qui se confient en Lui vivent éternellement. Je ne comprends pas toujours Jésus, mais je Lui fais confiance. Et cela me suffit.
PRIONS : Seigneur, aide-moi lorsque je suis frustré par Toi. Donne-moi de Te faire confiance. Amen.
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Questions de réflexion :
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Méditation écrite par le Dr Kari Vo. Traduite par L’Heure Luthérienne. Droits d’auteur détenus par International Lutheran Laymen’s League, utilisés avec la permission de Lutheran Hour Ministries, tous droits réservés.