14 août 2025
Luc 12.49-53
« Je suis venu jeter un feu sur la terre; et que désiré-je, s’il est déjà allumé? Il est un baptême dont je dois être baptisé, et combien il me tarde qu’il soit accompli! Pensez-vous que je sois venu apporter la paix sur la terre? Non, vous dis-je, mais la division. En effet, à partir de maintenant, cinq personnes d’une même famille seront divisées, trois contre deux et deux contre trois; le père sera divisé contre son fils, et le fils contre son père; la mère contre sa fille, et la fille contre sa mère; la belle-mère contre sa belle-fille, et la belle-fille contre sa belle-mère. »
Cela a dû être difficile pour Jésus de savoir que sa venue allait provoquer la pire désunion que le monde n’ait jamais connue. Écoutez ce qu’il dit : « À partir de maintenant, cinq personnes d’une même famille seront divisées, trois contre deux et deux contre trois. » Ce sera ainsi jusqu’à la fin du monde, alors que les gens entendront l’Évangile et prendront position vis-à-vis de Jésus : croiront-ils en lui ? Toléreront-ils même les membres de leur famille qui croient ? Ou les rejetteront-ils, refusant de leur adresser la parole à jamais ?
Heureux êtes-vous si vous avez une famille où tous font confiance à Jésus — car une telle paix est rare dans ce monde. Dans ma propre paroisse, en ce moment, un homme perd son foyer parce qu’il est chrétien, et sa famille le met à la porte. Bien sûr, l’Église prendra soin de lui — nous ne le laisserons jamais à la rue ! — mais il pleure la famille qu’il aime, qui refuse d’écouter un mot au sujet de Jésus — et qui peut dire s’ils l’écouteront un jour ? Nous ne pouvons que prier.
C’est cette réalité que Jésus affrontait alors qu’il marchait résolument vers la croix. Il savait que sa propre souffrance n’était que le commencement. Par sa torture, sa mort et sa résurrection, Jésus allait briser la puissance du mal et offrir la vraie vie, éternelle, à tous ceux qui lui font confiance. Mais ces mêmes personnes bien-aimées passeront aussi par la souffrance, comme Jésus — car, comme il nous le dit : « Le serviteur n’est pas supérieur à son maître, ni l’envoyé supérieur à celui qui l’a envoyé » (Jean 13.16b, S21).
Ainsi, aujourd’hui encore, l’Église de Jésus est composée de fragments — des enfants de parents antichrétiens, des parents dont les enfants ont quitté la foi, des conjoints seuls. Nous pleurons. Et pourtant, ce n’est pas grave ! Car même si nous sommes en morceaux, Jésus est en train de construire quelque chose de nouveau à partir de nous — une nouvelle unité qu’il appelle son corps : l’Église. Peut-être avons-nous tout perdu en venant à Jésus ; mais il promet de remplacer nos pertes au centuple (voir Marc 10.29-30, S21). Dans son Église, nous découvrons de nouvelles personnes à aimer et à servir — beaucoup d’entre elles que nous n’aurions jamais remarqué auparavant, sans Jésus pour nous rapprocher. Et nous continuons de prier pour ceux que nous avons d’abord aimés, afin qu’ils parviennent enfin à la foi, par la bonne miséricorde de Dieu.
Être en morceaux fait mal ; et pourtant, nous avons de l’espérance. Jésus nous rendra entiers en lui — peu importe le temps que cela prendra.
PRIONS : Seigneur Jésus, tu sais que je pleure pour [prénom et nom], qui ne croient pas en toi. S’il te plaît, amène-les à la foi. Amen.
______________________
Questions de réflexion :
______________________
Méditation écrite par le Dr Kari Vo. Traduite par L’Heure Luthérienne. Droits d’auteur détenus par International Lutheran Laymen’s League, utilisés avec la permission de Lutheran Hour Ministries, tous droits réservés.