7 octobre 2025
Ruth 1,1 ; 2b-5 ; 7-8a ; 14b ; 16-17 ; 19a
A l’époque des juges, il y eut une famine dans le pays. Un homme de Bethléhem de Juda partit avec sa femme et ses deux fils s’installer dans le pays de Moab… Arrivés au pays de Moab, ils s’y établirent. Elimélec, le mari de Naomi, mourut et elle resta avec ses deux fils. Ils prirent des femmes moabites – l’une s’appelait Orpa et l’autre Ruth – et ils habitèrent là environ 10 ans. Machlon et Kiljon moururent aussi tous les deux et Naomi resta privée de ses deux fils et de son mari. Elle partit de l’endroit où elle habitait, accompagnée de ses deux belles-filles, et elle se mit en route pour retourner dans le pays de Juda. Naomi dit à ses deux belles-filles: «Allez-y, retournez chacune dans la famille de votre mère!» … Orpa embrassa sa belle-mère, mais Ruth lui resta attachée… Ruth répondit: «Ne me pousse pas à te laisser, à repartir loin de toi! Où tu iras j’irai, où tu habiteras j’habiterai; ton peuple sera mon peuple et ton Dieu sera mon Dieu; où tu mourras je mourrai et j’y serai enterrée. Que l’Eternel me traite avec la plus grande sévérité si autre chose que la mort me sépare de toi!» Elles firent ensemble le voyage jusqu’à leur arrivée à Bethléhem.
Le début du livre de Ruth me touche toujours profondément, tant il est marqué par la tristesse. Une famille de quatre personnes quitte sa maison à la recherche d’une vie meilleure dans un autre pays ; mais trois d’entre eux y meurent, ne laissant qu’une femme âgée, Noémi, avec ses deux belles-filles sans enfants. Noémi a tout perdu dans ce pays étranger, et elle décide de rentrer chez elle, même si elle n’a que peu de raisons d’espérer là-bas non plus. Et, à sa grande surprise, l’une de ses belles-filles décide de partir avec elle.
Rien, en apparence, ne justifie la décision de Ruth d’accompagner Noémi. En Israël, c’est elle qui sera l’étrangère, et Noémi n’a ni foyer assuré, ni héritage auquel retourner, seulement l’espoir incertain d’une aide de la part de sa famille. Ruth devra travailler dur pour subvenir à leurs besoins à toutes deux, et ses chances de se remarier et d’avoir des enfants sont minces. Pourtant, elle accepte cette souffrance, parce qu’elle aime Noémi — et, à en juger par ses paroles, elle aime également le Seigneur.
« Ton Dieu sera mon Dieu », dit-elle. Et elle fait serment devant Lui. Il est certain que la famille de Noémi avait déjà transmis à Ruth leur foi en l’Éternel, et maintenant Ruth refuse absolument de perdre ce Dieu ou la femme qui lui a parlé de Lui. Ruth manifeste déjà l’amour de Dieu à travers le sacrifice qu’elle fait pour Noémi. N’est-il pas naturel que le Seigneur l’ait choisie pour être l’une des ancêtres de Jésus ?
L’amour de Ruth préfigure celui du Christ ; car Jésus nous a vus dans notre détresse, et Lui aussi a refusé de nous abandonner ou de nous perdre. Il est venu dans notre monde brisé et a vécu parmi nous, prenant soin de nous. Il s’est sacrifié pour nous par sa souffrance et sa mort ; et, par sa résurrection, Il nous a donné une vie nouvelle — une vie qui durera toujours, auprès de Lui pour l’éternité. Qu’y a-t-il de plus beau ?
PRIONS : Seigneur Jésus, merci de nous aimer et de rester avec nous pour toujours. Amen.
______________________
Questions de réflexion
______________________
Méditation écrite par le Dr Kari Vo. Traduite par L’Heure Luthérienne. Droits d’auteur détenus par International Lutheran Laymen’s League, utilisés avec la permission de Lutheran Hour Ministries, tous droits réservés.