14 novembre 2025
Romains 12.5-6a
De même, nous qui sommes plusieurs, nous formons un seul corps en Christ et nous sommes tous membres les uns des autres, chacun pour sa part. Nous avons des dons différents, selon la grâce qui nous a été accordée.
Les entraîneurs disent souvent que l’écusson sur le devant du maillot compte plus que le nom inscrit au dos. Mais, au lycée, lorsque je jouais au football, nos maillots n’avaient même pas de nom dans le dos. Parfois, je le regrettais. Surtout quand je réalisais une belle action et que j’aurais aimé que les spectateurs se lèvent pour m’acclamer, comme si j’étais une petite idole dorée — à ces moments-là, j’aurais voulu que mon nom soit bien visible. Mais quand je ratais un drible, commettais une faute ou étais sanctionné, j’étais bien content de pouvoir me fondre anonymement dans l’équipe. Pourtant, il est impossible de se cacher de ses coéquipiers ou de ses entraîneurs. Ils n’ont pas besoin d’un nom dans le dos pour vous interpeller. Et c’est là toute la beauté d’être dans une équipe : elle nous pousse à sortir de cette mentalité du « moi d’abord ».
Au chapitre 12 de sa lettre aux chrétiens de Rome, l’apôtre Paul les invite à quitter cet ancien mode de pensée, ce schéma du monde présent (voir Romains 12.2 ; Galates 1.4). Paul enseigne que Jésus est venu pour nous délivrer de cette mentalité, pour nous offrir l’antidote à l’individualisme. Il résume cela par l’expression « les compassions de Dieu ». Les compassions de Dieu bouleversent l’ordre établi par la société présente. Elles n’effacent pas nos noms, mais nous placent à la bonne place, dans le bon ordre. Par sa miséricorde, Dieu nous assure que nous sommes connus, intégrés, membres de l’équipe, appelés et envoyés.
La miséricorde est une attitude tournée vers les autres, car Dieu lui-même est un Dieu tourné vers les autres. Dieu n’est pas un compétiteur solitaire. Il est l’Équipe éternelle à Trois : Père, Fils et Saint-Esprit. Le Père met le Fils en premier. Le Fils met le Père en premier. C’est l’Esprit d’équipe qui les unit.
L’esprit d’équipe touche au cœur même de la réalité. Ainsi, le Fils de Dieu est devenu l’un de nous, a rejoint notre équipe, pour nous transmettre cette mentalité. Sa vie tournée vers les autres a culminé dans son sacrifice à la croix. Et il est ressuscité pour placer sur le devant du maillot, l’écusson qui porte son nom : Père, Fils et Saint-Esprit.
Comment fonctionne cette équipe ? Une amie à moi a fait une observation remarquable. Un dimanche matin, elle était rassemblée avec son Église et a vu l’équipe de Jésus en action. Elle a vu son corps accomplir, simplement, le geste d’amour nécessaire envers le prochain. Dans son champ de vision ce jour-là, cela comprenait : accueillir une personne sans-abri avant le service, raccompagner chez eux des membres sans voiture, nettoyer après la Sainte Cène, donner des conseils à un jeune diplômé, apaiser un conflit, donner l’aumône à un mendiant, réchauffer le déjeuner de quelqu’un, aider une personne avec ses appareils auditifs, lire la Bible lors du service de fin de matinée, et rire à une blague vraiment mauvaise. Rien de tout cela n’aurait valu une ovation dans un stade. Mais l’équipe de Jésus a une autre façon d’apprécier ces choses, n’est-ce pas ?
PRIONS : Seigneur Jésus, merci d’avoir pensé à m’inclure dans ton corps, dans ton équipe. Amen.
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Questions de réflexion :
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Méditation écrite par le pasteur Michael Zeigler. Traduite par L’Heure Luthérienne. Droits d’auteur détenus par International Lutheran Laymen’s League, utilisés avec la permission de Lutheran Hour Ministries, tous droits réservés.