7 janvier 2026
Jean 1.6-8
Il y eut un homme envoyé par Dieu; son nom était Jean. Il vint comme témoin, pour rendre témoignage à la lumière afin que tous croient par lui. Il n’était pas la lumière, mais il vint pour rendre témoignage à la lumière.
« Je suis celui qui crie dans le désert : Préparez un chemin bien droit pour le Seigneur. » (Jean 1.23, traduction « en français courant »)
Tout metteur en scène et tout photographe le sait : pour faire une bonne prise de vue, il faut un bon contraste.
Tu veux lire la Bible ? Un SMS vient t’interrompre. Tu veux te recueillir, prier ? Voilà une alerte qu’un copain vient chatter. Oh ! Rien de méchant, mais c’est tout le temps ainsi, quand on a une vie sociale. Notre esprit est pollué par toute sorte d’obligations. La solution ? Dieu la montre à Jean-Baptiste. Il m’invite à faire place nette, à tracer à travers mon désert caillouteux un chemin bien droit, à tout déblayer, à ranger à droite et à gauche tous ces rochers encombrants et à en arracher toutes ces ronces envahissantes. À faire ainsi place nette et préparer au Messie un chemin bien propre qui le mène à mon cœur, à ma vie. Loin du bruit. Loin de tout dérangement.
Ici le contraste est saisissant : une route bien droite et, de part et d’autre, un désert de rocailles. Ce désert est l’image de l’homme pressé, chamboulé, perturbé. De l’homme qui n’a pas le temps pour Dieu. Pas le temps de faire silence, de se recueillir. Pas le temps de se ressourcer, de prier. L’image de l’homme d’aujourd’hui.
Jean-Baptiste élève la voix dans mon désert. Sa voix surgit dans ma vie. Comme la parole des apôtres et des prophètes de la Bible, sa parole est la Parole de Dieu. Il se tient près du gué du Jourdain, là où toutes les personnes affairées doivent ralentir le pas. Ce gué est sur la route qui mène de Jérusalem à Jéricho et en Transjordanie. C’est la route la plus fréquentée en Israël. Le voyage est long, on le fait à pied, une halte à ce gué s’impose pour souffler, se reposer, se désaltérer, le temps d’un pique-nique. Là, pendant la pause, cet appel : « Préparez un chemin bien droit pour le Seigneur » !
Seigneur, aide-moi à te préparer un chemin bien droit et propre qui me mène à toi ou plutôt qui te permet de venir à moi, dans ma vie, dans mon cœur. Amen.
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Méditation écrite par le pasteur Jean-Louis SCHAEFFER. Droits d’auteur détenus par l’Église Évangélique Luthérienne – Synode de France.