7 février 2026
Jean 6.51-57
Je suis le pain vivant descendu du ciel. Si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement, et le pain que je donnerai, c’est mon corps, [que je donnerai] pour la vie du monde.» Là-dessus, les Juifs se mirent à discuter vivement entre eux, disant: «Comment peut-il nous donner son corps à manger?» Jésus leur dit: «En vérité, en vérité, je vous le dis, si vous ne mangez pas le corps du Fils de l’homme et si vous ne buvez pas son sang, vous n’avez pas la vie en vous-mêmes. Celui qui mange mon corps et qui boit mon sang a la vie éternelle, et moi, je le ressusciterai le dernier jour. En effet, mon corps est vraiment une nourriture et mon sang est vraiment une boisson. Celui qui mange mon corps et qui boit mon sang demeure en moi, et moi je demeure en lui. Tout comme le Père qui est vivant m’a envoyé et que je vis grâce au Père, ainsi celui qui me mange vivra grâce à moi.
« Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang demeure en moi, et je demeure en lui. » (verset 56)
Jésus poursuit son instruction sur la qualité du pain qu’il offre. Son propos va très loin, bien au-delà de ce qu’on peut imaginer. Il dit qu’il donne « sa chair à manger pour la vie du monde. » Il dit que « celui qui mange sa chair et boit son sang, demeure en lui. » Il dit que « son corps est vraiment une nourriture, son sang est vraiment un breuvage. » C’est clair, il veut faire passer un message très fort. Les gens ont compris, du moins en partie. Comment peut-il donner sa chair à manger, son sang à boire. Il est fou !
Et pourtant, il va offrir sa vie, corps et âme, comme sacrifice expiatoire. Par ce don suprême, il sera pour les pécheurs du monde entier une nourriture vitale au pouvoir excellent : par elle, le pécheur est pardonné et sauvé.
Mais ce n’est pas tout. Il y a une condition, elle aussi extrême : Il faut manger car celui « qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle », dit-il. Il faut que l’homme assimile entièrement, par la foi bien sûr, ce « Christ-nourriture » et en vive pleinement s’il veut vivre et ressusciter au dernier jour. C’est le cœur de la vraie piété chrétienne. C’est la clef du salut. C’est le pivot de toutes les bénédictions.
Voilà pourquoi le Christ est au cœur de la piété du croyant. Les sermons en exposent toutes les facettes. Les prières s’y réfèrent constamment. Les versets bibliques en exploitent toutes les valeurs. Il est l’Alpha et l’Oméga d’une foi bien alimentée.
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Méditation écrite par le pasteur Claude LUDWIG. Droits d’auteur détenus par l’Église Évangélique Luthérienne – Synode de France.